AARON
Anarchiste russe, militant de la Nabat à la fin 1918.
ABAD DE SANTILLINA Diègo
Anarchiste espagnol durant la Guerre Civile (1936)
ACCIARITO Pietro
Anarchiste italien. Auteur d'un attentat contre le roi Humbert 1er en 1887.
ACONIN
Capitaine au 248ème bataillon, Adjoint au Maire du 5ème arrondissement sous la Commune de Paris en 1871.
ADLER Max
Né le 15 janvier 1872 à Vienne ( Autriche ).
Issu d'une famille juive de commerçants, il s'inscrit au barreau de Vienne suite à des études juridiques, mais n'exerce son métier d'avocat qu'a mi-temps. Il est l'un des animateurs des soirées du Café Central où se réunissent les militants et théoriciens socialistes. Laid, mais attachant, de caractère gai et enjoué, excellent conférencier, il éprouve néanmoins de la peine à terminer ses exposés en raison du foisonnement de ses idées. Il s'attache plus à l'approfondissement et au développement qu'à la vulgarisation, bien qu'il donne de nombreux cours d'éducation populaire.
En 1909, il fonde avec Rudolf Hilferding, la très célèbre collection Marx- Studien. Il entretient une correspondance importante avec Karl Kauski et Rosa Luxembourg, malheureusement par peur des représailles sa famille détruit cet échange épistolaire.
Pendant la première guerre mondiale, il fait partie du cercle Karl Marx qui lutte contre le Social - Patriotisme et pour l'internationalisme prolétarien.
Après la chute de l'Empire il se prononce pour le système des Conseils Ouvriers et contre celui du Parlementarisme classique. Il juge la Révolution russe comme un exemple admirable mais non comme un modèle, les partis ouvriers devant trouver les voies et les moyens spécifiques à chaque situation.
Dans les congrès il dénonce les illusions liées à la démocratie formelle. Il participe au combat de la Gauche dans le Parti Socialiste Allemand en collaborant activement à la revue Der Klassenkampt ( La Lutte des Classes ) publié à Berlin ( Allemagne) de 1928 à 1931, aux cotés entre autres de Paul Lévi.
Après l'insurrection de février 1934, il est arrêté pendant quelques semaines.
Il peut reprendre néanmoins ses cours à l'Université. Les dirigeants austro- fascistes estiment cet enseignement peu dangereux, et vis à vis de l'étranger se donnent une image faussement libérale.
Il est contraint vers la fin de sa vie pour subsister, de vendre sa bibliothèque à l'Institut d'Histoire Sociale d'Amsterdam (Pays-Bas). Il est l'une des principales figure de l'austro-marxisme.
Il meut le 28 Juin 1937 à l'âge de 65 ans.
ŒUVRE (traduite en français):
"Démocratie Politique et Démocratie Sociale", Bruxelles 1930, traduction de " Politische Oder Saoziale Demokratie, Berlin 1926. "Le Socialisme de Gauche" , Paris, 1932.
ADLER Friedreich
Né en 1879, fils du fondateur de la Social-Démocratie autrichien Victor Adler.
Il devient secrétaire du Parti Social-Démocrate Autrichien. Lors de la 1ère guerre mondiale, il abat le 21 octobre 1916 d'un coup de revolver, le Comte Struck, Premier Ministre. Condamné aux travaux forcés, il doit sa libération à la Révolution de 1918. Secrétaire de la 2ème Internationale, il rompt avec cette organisation à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Par la suite, il cesse toutes activités politique et meurt en 1960.
ADVENANT Louis, Lucien, Romain, Gustave dit Octave
Né le 16 juillet 1842 à Chabreuil ( Drôme ). Employé à la Banque des Crédits Viagers. Administrateur et Rédacteur du journal de Delescluze " Le Réveil du Peuple" du 18 avril au 22 mai 1871, il s'occupe de la partie commerciale. Le 22 mai un article signé O.A. disait " que la mort de l'archevêque était heureusement douteuse". Le 30 avril, il se présente comme commandant du 197ème bataillon fédéré, la Commune de Paris, l'ayant destitué. Inculpé par le 3ème conseil de guerre il est acquitté.
AGUILAR José
Intellectuel révolutionnaire argentin, camarade et ami de Ché Guevarra.
AGUIGGINI Ettore
Anarchiste italien, impliqué dans l'attentat du théâtre Diana (1921).
AICARDI José dit " El 68"
Guérillero argentin des années vingt.
AIZAN Ryö
Née le 15 mai 1910 à Nozawa dans le département d'Acemori (Japon). En avril 1928 elle s'inscrit à l'Ecole Impériale de Tokyo. En 1929, elle adhère aux jeunesses communistes, elle milite au Parti Communiste ( Kyö San Tö). Elle travaille dans une filature, en dehors de ses heures d'études. Le 1er mai 1930, elle est arrêté par la Police Départementale de Kanagawa, pour avoir manifesté avec le Groupe d'Action des Syndicats Ouvriers affilié à l' Association Nationale des Ouvriers Japonais ( Zen Kyö ). Elle est libérée grâce à une caution payée par son père. Malgré la surveillance de la police elle organise un groupe de recherche sur le marxisme.
De retour à Tokyo en avril 1931, elle reprend contact avec les Jeunesses Communistes et crée le groupe Nakano de la Section " des Jeunes du Syndicat National des Paysans" qui organise une grève sans précèdent dans tout le pays contre le centre d'entraînement de la jeunesse. En raison de la répression policière, elle est contrainte de partir à Hokkaido où elle réorganise la section locale de l' Association Nationale des Syndicats Ouvriers Japonais.
En avril 1933, elle est de nouveau arrêté avec 230 autres camarades à l'occasion de " l'affaire du Parti Communiste de Hokkaido", 34 des personnes interpellés passent en jugement . Ryö est condamnée à 5 ans de détention et incacéré à la prison de Sapporo.
Atteinte de pneumonie, elle est libéré à titre provisoire en janvier 1936, elle meurt 7 jours après à l'age de 26 ans.
AIZAWA Hisao
Né le 1er mai 1908, dans le département de Mie (Japon). Il fait des études au collège préparatoire de l'université de Wasada, il obtient en 1931 son diplôme de lettres. En 1928, il adhère à la Société du Front Noir (Anarchiste). A la dissolution de cette dernière, il rejoint la Société du Drapeau Noir. Il fonde avec Irie Ichiro et Endo Sakan, le Syndicat des Employés de la Région de Tokyo qui participe à l'union des groupes anarchistes affaiblie par des scissions. Il quitte en février1933 l' Union Nationale Indépendante des Syndicats Ouvrier pour devenir rédacteur du nouveau journal "l'Union Indépendante".
En décembre, il crée la Ligue des Arnarco-Communistes avec Futami Yoschio et Nemura Teï, qui deviendra en janvier 1934, le Parti Anarco-Communiste Japonais.
Il participe à l'attaque des banques dans la tradition anarchiste pour se procurer les fonds nécessaires. Découvert en novembre 1935, il est arrêté avec de nombreux anarchistes et communistes. Comme dirigeant il est condamné à six ans de prisons. A sa libération, le régime fasciste japonais avait réduit à néant le mouvement Anarco-Communiste Japonais.
Œuvre : "l'Affaire du Parti Anarcho-Communiste" , "structure" août 1970
AKISASA Masanosuké
Né le 16 janvier 1903 dans le département de Saïtama (Japon). Etudiant eu collège supérieur de l'Université de Wasada, il fréquente les réunions du Groupe de Recherches sur les Sciences Sociales et fonde le Groupe de Recherches sur lea Culture et la Pensée. Il est l'un des cadres de l'Union des Etudiants pour les Sciences Sociales de la région de Kanto ( Tokyo) et l'un des leaders du mouvement étudiant. Il combat contre l'instruction militaire dans les Université et s'oppose au renvoi du professeur Oyama. Arrêté pour " l'affaire de l ' Union des Etudiants de Kyoto", en mars 1926, il est jugé et libéré sous caution au mois de septembre. En janvier 1927 il entre au bureau d'enquête sur le travail industriel ( Sangyö Rodo Chasajo), puis est rédacteur à Inlanas Horaru " L'internationale".
En octobre 1927 il devient secrétaire qu quartier général du Parti des Ouvriers et Paysans ( Rono Tö ou Rodo Nominto) , il participe à la rédaction des discours de Yamamoto Senji à la Diète. En juillet 1928, il adhère au Nihon Kyösantö (Parti Communiste) ave le parrainage de Sugimoto Fumio. Jusqu'en décembre, il lutte fermement contre la politique de la commission pour un nouveau parti.
Arrêté avec de nombreux autres camarades le 16 avril 1926, il est condamné à 5 ans de prisons. Libéré de nouveau sous caution, il continue à militer dans la clandestinité et en 1933 devient membre du Comité Central du Parti Communiste Japonais et rédacteur en chef de l'organe central du parti Sekki ( Drapeau Rouge).
Il meurt le 15 juillet 1943.
AKELROD Pavel Borisvitch
Né en 1850. Populiste de tendance anarchiste, ensuite l'un des fondateurs en 1883 de la première organisation marxiste russe: le Groupe de l'Emancipation du Travail. Il meurt en 1928.
ALAVOINE André
Né à Belleville dans le 20ème arrondissement de Paris en février 1843. Compositeur typographe. Garde au 95ème bataillon de la Garde Nationale pendant le siège. Il appartient à la Commission, élu par les délégués des 11 bataillons de la Garde Nationale du 4ème arrondissement. Pour les élections du 26 mars 1871, il fait partie du Comité Central de la Commune comme délégué de l'arrondissement. Sous-directeur de l'Imprimerie Nationale pendant la Commune (d'après M.MAURY), "il a sauvé les Archives Nationales du pillage et de l'incendie".
Condamné par contumace par le 3ème conseil de guerre à la déportation, dans une enceinte fortifiée. Il se réfugie à Genève ( Suisse) ou il appartient à la Solidarité et au Comité Propagande Révolutionnaire ainsi qu'au comité de rédaction du journal: "la Révolte", dont le 1er numéro paraît à Genève le 22 février 1879, de tendance libertaire, du moins au début, Alavoine affiche volontiers des idées communistes et se réclame de Blanqui. Il signe " Au Citoyen Garibaldi", quatre pages imprimés en janvier 1875 et en 1880, il écrit avec 16 autres exilés la brochures " Les Proscrits Français et leurs Condamnations", 38 pages édités à compte d'auteur. Il travaille à Genève comme typographe, avant de monter en 1873 une imprimerie avec Jean Ziegler. Il bénéficie d'une remise de peine le 27 novembre 1879.
ALAVOINE Eugène
Il s'exile à Londres après le coup d'état du 2 décembre 1851. En 1853 l'un des conjurés du complot de l'hippodrome et de l'opéra-comique. Il adresse un appel clandestin à la jeunesse estudiantine. Il est condamné par défaut le 17 janvier 1854 à 3 ans de prison et à 500 francs d'amende. A partir du 4 septembre 1870, il devient vice-consul de France à Jersey où il s'est réfugié. Elu secrétaire de la Société des Républicains - Socialistes fondé en 1872 à Jersey.
ALBERT Alex André Martin dit "L'Ouvrier"
Né en 1815 à Bury (Oise). Il est membre du Gouvernement Provisoire de 1848. Il prend part à la journée du 15 mai 1848. Il est condamné à 10 ans de réclusion et meurt à Mello en 1895.
ALLEMANE Jean
Né le 25 août 1843 au village de Boucou, commune de Sauveterre ( Haute-Garonne). Il fréquente jusqu'à l'âge de 10 ans l'école de Sauveterre, puis quitte le village en compagnie de ses parents. Il devient ouvrier typographe et se lie au prolétariat parisien. A l'âge de 18 ans, il est déjà syndiqué. En 186, il est condamné pour sa participation à une grève des typographes parisiens.
Pendant la Commune de Paris, il est nommé caporal du 59ème bataillon de la Garde Nationale à la 11ème compagnie, puis à la 4ème .Elu délégué- adjoint à la mairie du 5ème arrondissement de Paris, il signe l'ordre d'appel à la construction des barricades et en fait immédiatement élever une, place du Panthéon. Il est membre du club "d' Arras" dans le 5ème arrondissement, où il exerce une forte influence. Il prend la parole dans de nombreux autres clubs. Il encourage les insurgés en les haranguant, il porte toujours sur lui une ceinture rouge, un fusil et un revolver. Il s'occupe beaucoup pendant la Commune de la partie administrative, ce qui ne l'empêche pas le 24 mai de diriger la défense du quartier, il est d'ailleurs président du conseil de la 5ème Légion.
Arrêté le 28 ma i 1871, il comparait devant la 9ème chambre correctionnelle, qui le condamne à quinze mois de prison pour "usurpation de fonction". Le 3 avril 1872, il est présenté cette fois devant le 5ème conseil de guerre de la 1ère division militaire qui le condamne aux travaux forcés à perpétuité. Il est envoyé pour purgé sa peine en Nouvelle - Calédonie, où il arrive à bord du " Rhin" le 23 avril 1872.
Employé à l'infirmerie du gouvernement. Le 2 novembre 1873, il tente lui-même une évasion avec Trinquet, il est repris et condamné le 22 décembre 1878, par le conseil de guerre de Nouméa, à la double chaîne. Des personnalités demandent sa grâce: notamment Victor Hugo. A son retour de déportation, il épouse sa compagne Marie Quenot dont il a déjà deux enfants. Le 5 juin sa peine est commué en bannissement. Il obtient une autorisation de séjourné brièvement à Paris, où il se trouve quand parvient la nouvelle de son amnistie le 8 mai 1879.
Il reprend son métier de typographe au journal "l'intransigeant" comme metteur en page. En 1885, il ouvre sa propre imprimerie baptisée "La Productrice", il la transforme en coopérative ouvrière qu'il administre de nombreuses années.
En 1889, il fonde avec d'autres communards la Société Fraternelle des Anciens Combattants de la Commune. Il entre au Parti Ouvrier créé au congrès de Marseille en 1879. Lors de la scission de 1882, il reste avec les groupes majoritaire parisiens "les positivistes" opposé aux "doctrinaires socialistes". Il devient un militant très en vue du nouveau parti la Fédération des Travailleurs Socialistes de France ( F.T.S.F.) et de l'Union Fédérale Centrale de la Région Parisienne. Il est à l'initiative de la lutte anti-boulangiste aussi bien au titre de secrétaire de la Société des Droits de l'Homme, que comme entraîneur des groupes de combats, ou encore de rédacteur du journal "Le Parti Ouvrier" qu'il fonde le 8 mai 1888. Il lutte contre les tenants de la position purement électorale, il prône une action révolutionnaire. Le congrès de Châtellerault (9-14 octobre 1890) conduit à la rupture qui amène la création du Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire, appelé encore " Parti Allemaniste". Il représente le parti dans toutes les réunions nationales et internationales: Londres (1896), Paris (1899).
Il représente la 2ème circonscription de Villefranche (Aveyron) au premier congrès général des organisations socialistes françaises, rapprochées suite à l'affaire Dreyfus. Au deuxième congrès général à Paris, Salle Wagram ( septembre 1900), il signe avec Jaurès et Briand une motion pour la grève générale qui est repoussée.
Il se présente de nombreuses fois aux élections à Villefranche où il obtient peu de succès sauf en 1906 où il est gagne avec 5100 voix contre 3960 comme candidat de la S.F.I.O..
Ardent défenseur des travailleurs, membre de la Franc-Maçonnerie , il lutte pour la laïcité dans la République, notamment à l'école. Il adhère à l' Association Nationale des Libres Penseurs au lendemain du congrès international de Genève (1902) . En 1920, il suit avec attention la naissance du Parti Communiste, qu'il soutient. Il meurt à l'âge de 92 ans, le 6 juin 1935 à Herblay.
ALLENDE Salvador
Né en 1908, à Santiago du Chili ( Chili). Il fait des études de médecine, mais exerce que peu de temps. Député en 1937, il dirige la campagne électorale de Aguire Cerdra, élu Président Radical sous l'étiquette du Front Populaire en 1938. De 1943 à 1958, il se bat pour l'Union de la Gauche et devient Secrétaire du Parti Socialiste. En 1958, les partis Socialiste et Communiste forme la F.R.A.P. (Front d'Action Populaire) dont il est élu Président et désigné candidat pour les élections contre le conservateur Jorge Alessandri. Ce dernier est élu de peu.
Allende est de nouveau battu six en plus tard, cette fois-ci par le démocrate Edouardo Frei, mais le 4 septembre 1970, il l'emporte avec 36.3 % contre Alessandri 34.9%, la Démocratie-Chrétienne obtenant quand à elle 27.8 % , il devient par son élection un personnage clef de l'Amérique Latine, le Chili devenant le second pays socialiste sur ce continent. De 1970 à 1973, il mène un important programme de nationalisation. La droite s'oppose par l'obstruction parlementaire systématique au gouvernement légitimement élu. L'armée intervient contre la gauche communiste qui répond avec le slogan "pouvoir populaire".
En juillet 1973 une tentative de coup d'état échoue, mais la situation va en s'aggravant notamment avec la grève des camionneurs et malgré l'entrée de l'armée au gouvernement, l'opposition ne désarme pas. Le 11 septembre à l'instigation des USA, l'armée se soulève. Allende est assassiné lors de l'attaque du palais présidentiel de la Moneda ( de la Monnaie).
ALEXENDER Edouard
Né en 1881, avocat, membre de Spartacus et du K.P.D à sa fondation. Rédacteur de la page économique du journal " Die Rote Fahne". Ecarté des responsabilités à partir d'août 1929 comme "conciliateur". Arrêté en aout 1944, mort au cours d'un transport. Il est également connu sous le pseudonyme de E.Ludwig .
ALMEIDA Jean
Ouvrier du bâtiment à la Havane ( Cuba ). Il participe à l'expédition du Granma, combattant de la Moncada, futur chefs historiques de la Sierre Maestra. Après 1959, il devient chef de l'aviation des forces armées cubaines, et d'autres secteurs militaires, Commandant et Ministre des forces armées. Membre du Bureau Politique et responsable du Parti Communiste en Oriente.
ALTAMIRO Pedro
Né à Jinatega. Général de l'armée de défense de la Souveraineté Nationale du Nicaragua, commandant de la colonne N°1 qui opère dans les départements de Matagulpa et de Chontales. Il continue la lutte en l'absence de Sandino pendant son voyage au Mexique (1929-1930) et poursuit la lutte à la mort de ce dernier. Assassiné à la suite d'une trahison en1935, sa tête est ramener à Managua.
ALTHON-SHE de LIGNIERE Edouard ( comte de)
Aristocrate voltairien rallié à la République, puis au socialisme.
Candidat malheureux à l'Assemblée Législative. Candidat socialiste en mai 1869, contre Thiers.
ALTMAN Karl
Né le 8 janvier 1904, à Vienne ( Autriche), à l'age de 14 ans, il entre dans le mouvement ouvrier aux "Amis de l'Enfance", ensuite à "L'Association des Lycéens Socialistes", puis à "L'Union des Universitaires Socialistes" après avoir réussi son doctorat en droit. Il est permanent au secrétariat du Parti Social- Démocrate ou il est des spécialistes de la défense juridique des droits des travailleurs. Il est nommé de 1929 à 1934 directeur du service de presse de la municipalité de Vienne. Il est durant la même période président de l'Association des Juristes Sociaux-Démocrates. Le gouvernement du chancelier Dollfuss le fait arrêter pour "Haute Trahison".
A l'arrivé au pouvoir des austro-fascistes, il entre dans la clandestinité et milite au Parti Communiste auquel il adhère en 1935. Le 29 avril 1945, après la libération de l'Autriche il devient membre du gouvernement provisoire jusqu'en 1947 et conseiller municipal de Vienne de 1945 à 1957. Il meurt dans sa ville natale en janvier 1961.
ALVAREZ DEL VAYO Julio
Né en 1885, fils d'officier, il reçoit une éducation européenne, avant de devenir journaliste et militant socialiste. En 1934, il est membre de la tendance Largo Caballero, il évolue très vite sur des positions pro-staliniennes. Ministre des affaires étrangères, pendant la guerre civile, il fait bloc contre Largo Caballero avec les républicains et le Parti Communiste Espagnol. Il dirige le commissariat de la guerre sous le gouvernement Négrin. Emigré il dirige la tendance pro-stalinienne dans le Parti Communiste Espagnol. Il fonde ultérieurement " L'Union Socialista Espagnola" , qui collabore avec les groupes maoïstes.
AMOUROUX Charles
Né le 24 Décembre 1843, à Chalabre (Aude). Il vient à Paris à l'âge de 5 ans.
Après son apprentissage d'ouvrier chapelier, il travaille à Nantes, et organise en 1863 la Société des Ouvrières Chapelières. La même année, il retourne à Paris, il est gagné par les opinions socialistes.
Il se fait remarquer par ses refus, de dissoudre sur l'ordre de la police, les réunions publiques auxquelles il participe. Il reçoit dix condamnations entre mars 1869 et avril 1870 (contraventions aux lois sur les réunions publiques, offense à l'Empereur, excitation à la haine et au mépris du gouvernement).
Le 26 avril 1870, il se réfugie en Belgique, il y était connu comme jeune affilié à l'Internationale Membre du Comité Central, il est élu le 26 mars 1870 dans le 4ème arrondissement de Paris ( Hôtel de Ville) avec 8150 voix. Il appartient à tendance majoritaire, membre de la Franc-maçonnerie.
Il devient secrétaire de la Commune et membre de la Commission Extérieure. Envoyé de nombreuses fois en mission en province ( Lyon, Saint Etienne, Marseille, Toulouse…), cela lui vaut quatre procès après la chute de la Commune de Paris. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, après un séjour de quelques mois à Toulon ( Var), il est embarqué le 10 juin 1872 pour la Nouvelle- Calédonie.
Gracié le 8 mai 1880, il revient en France. Elu conseiller municipal de Paris le 4 mai 1884, il en démissionne le 5 avril 1885 date à laquelle il est élu député de la Loire. Il siège sur les bancs de l'Extrême - Gauche.
Il meurt le 24 mai 1885. Ses funérailles donnent lieu à une grande manifestation durement réprimée.
AMEIGERAS Efigémio
Employé des transports de la Havane ( Cuba). Trois de ses frères (Juan Manuel, Machoco et Gustave) seront des dirigeants du mouvement en lutte contre la dictature de Batista (Mouvement M.26). Efigémio participe à l'expédition de Granma où il est nommé commandant puis second de Raoul Castro sur le Front Oriental "Franck Pays".
Premier chef de la police révolutionnaire cubaine, il est un des héros de la bataille de la Baie des Cochons (Playa Giron) où les américains seront repoussés lors de leurs tentatives de débarquement. Il est destitué et dégradé en 1965, puis réintégré dans la production en qualité de responsable pour l'Exambay.
ANDRIEUR Jules
Né en 1820 à Paris. Il est membre de l'Internationale et collabore à "La Tribune Ouvrière". Le 16 avril 1870 il est élu membre de la Commune par le 1er arrondissement de Paris. Il devient délégué à la Commission Exécutive et responsable de l'administration.
Il échappe aux versaillais. Condamné par contumace à la déportation en enceinte fortifié, il se réfugie dans l'île de Jersey. Après l'amnistie, le Ministère Gambetta le nomme Vice-Consul de France à Jersey où il meurt en 1884.
Œuvre :" Notes pour servir à l' histoire de la Commune de Paris en 1871" Edité en 1881.
ANDREONI Carlo
Directeur du périodique anarchiste " IL Partigiono".
ANDRE Edgard
Né en 1884. Il est membre des Jeunes Gardes Socialistes. Il est fait prisonnier en France durant la guerre 1914-1918. Démobilisé, il devient docker à Hambourg et adhère au S.P.D. En tant que chômeur, il organise le Comité des Chômeurs de Hambourg. Fin 1922, il entre au K.P.D où il devient un des militants ouvriers les plus en vue. En 1923, il organise et dirige la Ligue des Combattants Rouges. Surnommé "Le Général Rouge" il est "la bête noire" des nazis. Arrêté en 1933, il est torturé, condamné à mort puis exécuté à la hache le 4 novembre 1936.
ANGELONI Mario
Combattant de la guerre espagnole aux côtés de Carlo Rosseli et des Anti-Franquistes Italiens.
ANTOVOV-OVSEENKO Vladimir
Né en 1884. Fils d'un officier de l'armée, il adhère en 1902 au Parti. Il est partisan de la fraction menchevik. Devient comme son père officier en 1904. Blessé à la tête alors qu'il mène ses soldats au combat en Pologne.
Il participe à la préparation de la mutinerie de Sébastopol et aux combats qui s'en suivent. Il est condamné à mort, mais sa peine est commuée en 20 ans de travaux forcés, il s'évade en 1907 et milite désormais dans la clandestinité.
En 1910, il émigre en France, où il se lie avec Trosky et édité le journal: "Nache Slovo" pendant la première guerre mondiale.
De retour en Russie en 1917, il entre à l'organisation Inter - Rayons et au Parti Bolchevik, comme membre du Comité Révolutionnaire. Il est l'un des organisateurs de l'insurrection et participe à la prise du Palais d'Hiver des Tsars en octobre 1917.
Pendant la guerre civile il commande diverses unités et deviendra l'un des responsables de la jeune Armée Rouge. En 1923, il devient un des dirigeants de l'opposition et signe la lettre de 46, il est alors affecté dans le Corps Diplomatique à l'étranger. Il abandonne l'opposition unifiée en 1926, déclarant qu'il est en désaccord avec Trosky depuis 1915. En fonction à Prague, Varsovie, il est envoyé comme Consul Général à Barcelone en 1936. Nommé commissaire à la justice il est rappelé en 1938 et arrêté à son arrivé. Il est réhabilité en 1956.
ARAGO François Dominique
Né le 26 janvier 1786 à Esterel (Pyrénées-Orientales). Député républicain, Conseiller Municipal de Paris de 1830 à 1851, il essaie durant les journées de juin de persuader les insurgés du Panthéon de l'erreur qu'il font en se soulevant mais n'y parvient pas. Ministre dans le Gouvernement Provisoire avec le portefeuille de la Guerre et de la Marine, il fait décrété l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Napoléon III ne le force pas à prêté serment en 1852. Il meurt 2 août 1853 à Paris.
ARAHATA Kanson ( ou Katsuzö)
Né le 14 aout 1887 à Yokohama dans le département de Kanagama ( Japon). Il entre en 1901 au lycée municipal de Yoshida en cours de langue anglaise. Il travaille comme garçon de bureau. Il entre en contact la même année avec la Société des Amis de la Justice (Hökögikai). Sur la recommandation de cette dernière , il est employé comme apprenti dans la section menuiserie de l'arsenal de Yokosyka. Il adhère l'année suivante à l'Association Socialiste (Shakaishugi Kyökai), il quitte la Société des Amis de la Justice et l'arsenal.Il fonde avec Hamaji Hattori et Hidéo Suzuki, la Société de l' Homme du Peuple de Yokohama (Yokohama Heiminsha) qui entretient des relations étroites avec celle de Shûsui Kotoku. De avril à juillet 1905, il parcourt la région Nord-Est de l'île principale (Tohoku) et y diffuse des publications et des ouvrages socialistes. Il s'est engagé dans le mouvement pacifiste japonais. La Société de l' Homme du Peuple est bientôt contrainte à se dissoudre suite à l'interdiction par les autorités de "L' Homme du Peuple" ( Heimin Shinbun).
En octobre 1905, il entre au journal " La dépêche du Muro" ( Muro Shinpö), édité dans la ville de Tanabe dans le département de Wakayama, il fait connaissance de Suga Kanno. Il en démissionne 6 mois plus tard pour ce rendre à Tokyo et collaborer à la publication de l'organe des socialistes de la tendance matérialiste "Lumière" (Hikari). Il y est influence par la théorie de l'action directe prônée par Shûsui Kötoku de retour des USA. En août, il rejoint à Kyoto, Suga Kanno pour aller vivre avec elle, retourne néanmoins le mois suivant à Tokyo pour y prendre part à la lutte contre l'augmentation des tarifs des transports en commun.
Il est arrêté, suite à une manifestation pour la libération de Köken Yamaguchi (affaire des drapeaux rouges), il est condamné à 18 mois de prison, il en profite pour étudier la langue anglaise.
Il fonde en octobre 1912, la revue littéraire socialiste " la Pensée Moderne" (Kindai Shisö), et organise en juillet 1913, le groupe d'étude sur le syndicalisme ( Shinjkarisumu Kenkyukai) qui se transforme en février 1915 en conférence de l' Homme du Peuple ( Heimin Köenkai) qui est déterminant dans la reconstitution du mouvement japonais. La publication de la "Pensée Moderne" est interrompue en septembre 1914. En octobre de la même année paraît "Le Journal de l'Homme du Peuple", qui est interdit à chaque numéro jusqu'au 6ème, qui sera aussi le dernier en mars 1915. En octobre ressort la "Pensée Moderne", mais à nouveau frappée d'interdiction, elle ne paraît plus à partir de février.
Il se démarque de l'Anarco - Syndicalisme vers cette époque et publie une brochure intitulé "Syndicat Ouvrier" (Rodo Kumiai), diffusé gratuitement, et qui est l'objet également d'interdictions. Il entreprend en mai 1917, de publier avec Hitochi Yamakawa: "Les Habits Bleus" (Aofuka), comme supplément de la revue " Société Nouvelle", qui doit interrompre sa publication au 4ème numéro. Il est condamné ainsi que Yamakawa à 4 mois de prison ferme. Libéré en février 1919, il fonde en juin de la même année et toujours avec Yamakawa le Groupe d'Etudes sur les Syndicats Ouvriers (Rödö Kuniai Kenkyükai). Avril 1920, il habite à Osaka et devient responsable de la rédaction du "Journal du Travail du Japon" (Nihon Rödö Shimbrum). Il cherche à rapprocher les militants du syndicalisme ouvrier, du socialisme, en organisant dans le cadre du journal un groupe de recherche sur le domaine du travail. Pour avoir participé à une manifestation destiné à célébrer la sortie de prison de Takayama ( Président de l'Union de Tokyo de la Société Fraternelle) il est condamné à 6 mois de prison, des drapeaux rouges ayant été déployés. En janvier 1922, il collabore à la revue " Avant - Garde" (Zen'ei) et participe en juillet, dans la clandestinité, à la formation du Parti Communiste Japonais. En septembre, au congrès il prend position pour la ligne "bolchevik" mais est violemment pris à parti par la ligne " anarchiste". Il se rend secrètement à Pékin (Chine) , puis à Moscou en mars 1923 pour y faire son rapport officiel sur la création du PCJ. Il apprend que dans son pays la répression s'abat sur les militants communistes. Il décide de rentrer immédiatement. Il combat le courant en faveur de la dissolution du parti mais ne pouvant empêcher cette dernière, il participe aux travaux du bureau chargé de la reconstitution.
En janvier 1924 il se rend secrètement à Shanghai au bureau du Komintern d'Extrême-Orient. A nouveau condamné lors de la répression anti-communiste de mars 1926, il purge une peine de prison de 18 mois quand il est élu Président du Comité de Contrôle du 3ème congrès du Parti Communiste. Il refuse ce poste quand il constate à sa libération que le mouvement extrémiste "Fukumotisme" l'emporte.
Il collabore à la revue "Ouvriers et Paysans" Rönö" où il prône une Révolution Prolétaire Socialiste contre les tenants de la Révolution Bourgeoise. Suite à diverses interdictions la revue est amenée à disparaître. Il fonde la revue "En Avant" (Zenshin) qui va paraître jusqu'en décembre 1933. Il essaie de faire progresser vers la gauche les partis ouvriers légaux mais une vague de conservatisme et de répression entrave cette action suite aux incidents de Mandchourie. En 1937 il est arrêté dans l'affaire du Front Populaire puis relaché contre caution. En 1939 il travaille à temps partiel dans une société d'édition, qu'il quitte à la mort de sa femme, en octobre 1941.
En septembre 1944 il est condamné à 3 ans de prison pour "L'affaire du Front Populaire". Il fait appel et la Cour Suprême cassera le jugement à la fin de la guerre.
Il est l'un des fondateurs du Parti Socialiste Japonais (Nihonsakai Tö) réunissant toutes les tendances des anciens partis prolétariens, il participe également à la fondation de la Ligue Populaire Démocratique (Ninshu Jinmin Rennei). En décembre 1945, il est élu Premier Président du Syndicat de la Métallurgie du Kantö. En 1946, il devient membre du Comité Central du Parti Socialiste, qu'il quitte en mars 1948, pour organiser un Parti (authentiquement) Socialiste dont il prend la présidence. Battu dans sa circonscription aux élections générales de février 1949, il ne parvient pas à ses fins.
En mars 1951 il se rend en Inde sur invitation du Congrès Indépendant de la Culture et visite Bombay et New Delhi. A son retour il organise une branche japonaise de cette organisation qui ne dure que peu de temps. En mai 1951, il tente de réunir l'ancienne école Marxiste (Rönö). Par la suite il publie de nombreux essaie critiques et remanie plusieurs fois son autobiographie.
ARENA Barthélemy
Né en 1765 à l'île Rousse en Corse. Il adopte avec fougue le mouvement révolutionnaire de 1789. Il est à cette époque avocat à Calvi (Corse), quand il fut élu suppléant du Tiers - Etat aux Etats Généraux pour l'île. Il lutte fermement contre Paoli, partisan des Anglais. Elu député républicain de la Corse au Conseil des "Cinq-Cents" , il y parle en faveur de la liberté de la presse et combat avec détermination Bonaparte, son compatriote. Il tente de s'opposer par la force au coup d'état. Sur la liste des déportés, il parvient néanmoins à s'échapper et se réfugie à Livourne (Italie) où il meurt en 1829.
ARENDSE Marta
Né en 1894. Elle est employé dans une librairie. Adhère au S.P.D. en 1906, organisatrice du mouvement féminin à partir 1907. Dans l'opposition en 1914, membre du groupe de Niederbarirn, déléguée à Berne ( Suisse) en 1915, au U.S.P.D. en 1917, puis au V.K.P.D en 1920. Responsable de la rédaction de "Die Kommunistin" . Elue à Leipzig à la commission syndicale, elle travaille au " Secours Ouvrier ". Elle est arrêté en 1933, libéré en 1934, émigrée avec son mari Paul, elle travaille à la radio à Moscou. De retour en Allemagne en 1945, elle sera membre de la direction du S.P.D jusqu'en 1947. Elle meurt en 1953.
ARENILLAS José-Luis
Né en 1904. Médecin d'une coopérative de pêcheurs de Bilbao (Espagne). Il est un des dirigeants de l'Ice en Euzkadi (Espagne). Auteur d'essaie sur la question nationale basque, il collabore à la " La Battalla". Membre du Comité Central du POUM, organisateur de la 1ère colonne de miliciens sortis de Bilbao en 1936.
Chef de la Santé Militaire de l'Armée d'Euzkadi, puis de l'Armée du Nord. Anime l'ultime résistance pris par les troupes franquistes le 26 août 1937, transféré à Bilbao. Exécuté au garrot en mai 1938.
ARLANDIS Hilario
Né en 1888. Dirigeant du C.N.T à Valence (Espagne). Membre de la délégation à Moscou en 1921. Il se rallie au Communisme avec Maurin, qu'il suit à la F.C.C.B. et au B.O.C. Il fonde en 1931, l'Opposition Ouvrière. Il revient au Parti Communiste Espagnol en 1932 et adhère au P.S.U.C. Il meurt lors d'un bombardement en 1939.
ARGOUD Pierre
Né le 23 juin 1763 à Saint Geoir ( Isère). Il entre au Corps Royal de la Marine en 1778, qu'il quitte en 1782. Le 23 juillet, il est chef d'un bataillon de volontaire et nommé le 22 brumaire An II, général de brigade. Il assiège avec l'armée républicaine la ville de Mayence où il est blessé le 11 floreal an III. Il désapprouve le coup d'état du 18 brumaire, est arrêté et mis en résidence surveillé dans l'île d'Oléron. En attentant son transfert à Cayenne (Guyane), il projette un soulèvement des garnisons de La Rochelle, Rochefort ,etc… mais trahi, il est arrêté et envoyé immédiatement à Cayenne, où il meurt le 25 octobre 1804.
ARMAND Inès ,née Stephen
Né en 1875, de père anglais et de mère française, marié à un russe en 1893. Bolchevik en 1904, c'est une amie personnelle de Lénine. Elle représente les bolcheviks à Bruxelles (Belgique) en 1914. En 1917, elle est de retour en Russie et travaille à l'Internationale. Elle meurt du choléra en 1920.
ARNAUD Antoine
Né en 1831 à Lyon (Rhône).
Employé des Chemins de Fers, et rédacteur à "La Marseillaise", membre de l'Internationale, de la tendance Blanquiste. Membre du Comité Central élu le 26 mars par le 3ème arrondissement. Délégué à la Commission Extérieure, membre de la Commission des Services Publics et enfin des deux comités de Salut Public.
Il fait partie de la tendance majoritaire. Condamné à mort part contumace, réfugié à Londres (Angleterre), il revient en France après l'amnistie. Il meut à Paris en 1885, dans la misère.
ARNOULT Charles - André - Rémy
Né le 11 août 1754 à Bèze ( Côte d'or). Avocat, il est élu député du tiers aux Etats -Généraux le 7 avril 1789 par le baillage de Dijon. Il est un partisan des idées révolutionnaires, il demande la suppression des dîmes et propose de déclarer l'inadmissibilité de la branche espagnole des capétiens au Trône de France et de déclaré également propriétés nationales les rivières navigables et exige l'abolition des biens et domaines congéables et usité dans les départements du Finistère, du Morbihan, et des Côtes du Nord (actuellement Côtes d'Armor). Il est élu le 6 septembre 1791, procureur général syndic de la Côte d'or, il meurt à ce poste le 30 juillet 1796 à Bèze.
ARNOT Robin Page
Né le 15 septembre 1890 à Grenock (Ecosse). Etudiant à Glasgow, il prend part à la fondation du Groupe Socialiste de l'Université. Il entre après ses études au Fabian Resarch Département (Bureau d 'Etudes Fabienne) crée en 1913 par Sidney et Béatrice Weeb. Nommé secrétaire en 1914, il demeure à ce poste jusqu'en 1927, le bureau prend le nom de "Labour Resarch Départment" ( Bureau d'Etudes Travaillistes). Pendant la guerre de 1914 / 1918, il passe 18 mois en prison pour son opposition à la guerre. Pendant ces années et immédiatement après la guerre, la mission du "Labour Research Départment" conssite à donner ux "Trade Unions", les matériaux utiles à leurs combats.
Arnot rassemble les documents pour soutenir la causes des mineurs devant la commission Sankey en 1920. On le retrouve lors de la création du C.P.G.B ( Parti Communiste). En 1921, il contribue à la fondation du périodique "Labour Monthly". Il entre au comité de rédaction, et en sera plus tard nommé co-directeur. En 1924, Cole et ses amis quittent le "Labour Research Départment ", mais néanmoins de nombreux "Trade Unions" resterons. En 1926, il jour un rôle déterminant dans la grève générale, dans la région de Newcasle. En 1927, il milite davantage au Parti Communiste. Il lutte contre la majorité de l'exécutif avec Palme Dutt et Harry Pollit, notamment à la 9ème assemblée plénière de l'Internationale Communiste en 1928. De retour en Angleterre en 1932,après un séjour à Moscou, il prend pour quelques mois le poste de directeur de "Marx House". Pendant 10 ans il ne cesse de milité par la parole et par l'écrit pour le Socialisme. Il rassemble la documentation pour écrire l'histoire du mouvement syndical chez les mineurs, pendant la 2ème guerre mondiale. Le 1er volume paraît en 1949, il est consacré aux mineurs d'Ecosse et les deux suivants au mineurs Gallois: ce qui constitue un apport considérable à l'histoire du mouvement ouvrier britanique.
ARNOULD Arthur
Né le 17 Avril 1833 à Dieuze (Moselle). Rédacteur à "La Marseillaise", plusieurs fois condamné sous le Second Empire. Elu membre de la Commune le 26 mars 1870 par le 4ème et 8ème arrondissements, (il opte pour le 4ème, Hôtel de Ville) où il est élu avec 8163 voix. Membre de la Commission des Relations Extérieures, puis du Travail et de l 'Echange, puis des Subsistance et enfin de l'Enseignement, il fut le porte-parole de la minorité. Responsable de la rédaction du " Journal Officiel". Il échappe aux versaillais, condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifié. Il se réfugie en Suisse, amnistié, il devient romancier sous le pseudonyme de A.Matthey.
Œuvre :
Une campagne à "La Marseillaise" (la grève du Creusot)
Histoire Populaire et Révolutionnaire de la Commune de Paris.
La Correspondance entre Arthur Arnould et Jules Vallès (tome 4 de Jacques Vingtras, Editeurs Français Réunis.
ARTEM Fédor (Sergueiev)
Né en 1883. Ouvier, Bolchevik en 1903. Organisateur du parti dans le sud de la Russie. Arrêté et déporté, il s'évade et émigre en Australie où il reste de 1910 à 1917. Membre du Comité Central en 1917 et 1918, il est suppléant en 1919 ainsi que Commissaire du Peuple en Ukraine. Il meurt en 1921.
ARTIGAS José Gervasio
Né le 19 juin 1764 à Montevideo (Uruguay). Général uruguayen, typique gaucho de la Banda Oriental. Capitaine de cavalerie légère au service de l'Espagne, il se rallie à la junte de Buenos Aires et combat les espagnols en 1811. Malheureusement les argentins ne reconnaissent pas l'indépendance de l'Uruguay et organise vers le nord du pays " Le grand exode du Peuple Oriental".
Artigas prépare la reconquête du pays sur les argentins et se trouve maître du pays en 1814. Vers 1820, il est vaincu par l'alliance Argentine - Brésil, il doit se réfugier au Paraguay. Il meurt le 23 septembre 1850, à Ibirais près d'Asunción (Paraguay). Encore maintenant il est le héros national de l'Uruguay.
ASAKARA Kikuo (pseudonyme Shimaki Kensaku)
Né le 7 septembre 1903, dans l'île d'Hokkaido (Japon). Fils d'une famille nombreuse, son père travaille à la préfecture d'Hokkaido, et meurt, alors que Kikuo n'a que 2 ans. Sa mère doit travailler à domicile pour élever sa famille.
En 1917, il quitte l'école à l'age de 14 ans pour aller travailler dans la banque Dhokataku, comme garçon de courses. En mars 1919, il part suivre des cours d'anglais à l'école Seisoku de Tokyo, et vit au pair dans une famille.
En 1921, il revient à Hokkaido, poursuivre ses étude au lycée Hoddai et, est dispensé de trois classes. Il organise de nombreuses grèves. Il reçoit son diplôme de fin de scolarité en 1923 , et prononce à cette occasion un discours sur Kropotkine. Il retourne à Tokyo il assiste aux réunions publiques organisé par la rédaction du journal "Tanemuko Hito" (Le Semeur). Suite à la blessure qu'il reçoit au cours du séisme de Kanto, il retourne dans sa région natale et travaille à l'Université de Hokkaido, ainsi qu'au Centre de Recherches sur l'Economie Rurale de la Faculté d'Agronomie.
Il entre suivre des cours à la Faculté de Droit et de Littérature comme auditeur libre de l'Université de Tohoku. C'est dans ce cadre qu'il étudie beaucoup d'ouvrages marxistes. En 1925, il participe au Groupe de Recherches sur les Sciences Sociales dirigé par Hattori Eitaro. Il adhère à la section du Sendai du Groupe de Recherches Politique, et au Congrès National de cette association. Il y rencontre Noro Eitaro, et devient en décembre 1926, secrétaire du Syndicat de l'Imprimerie ( Sendai Insatsu).
Au printemps 1926, il participe à la fondation de la section de Sendai de la Fédération Pan japonaise des Jeunesses Prolétariennes et en avril il est condamné à payer une amende pour "infraction sur la loi de police sur la sécurité publique pour son action de propagande aux cours de meeting contre la loi sur les syndicats ouvriers". En juin 1926, il quitte l'Université et va à Tokyo. Il est nommé trois mois plus tard, sur la recommandation de Kadoya Hiroshi , secrétaire de l'Union Départemental de Kagana du Syndicat des Paysans Japonais ( Nichino) .
Il adhère au Parti des Ouvriers et Paysans, dès mai1927 et rejoint le Nihon Nomin To (Parti Communiste Japonais). Il y constitue avec entre autres Ikeda Michiaki ,Obayashi Kumoto, la Fraction Départemental du Parti Communiste de l'Union Départementale de Kagawa du Nichino (Syndicat des Paysans Japonais) puis est partisan du Fukumotoisme. En septembre 1927, il apporte pour les élections des Conseillers Généraux, son soutien à Mizobuchi Matsutaru, et au Congrès National du Parti des Ouvriers et Paysans (Ronoto). Il préside la commission chargée de l'élaboration de la ligne du parti aux élections générales de février 1928, il soutient la campagne de Oyama Ikuo et de Kamimura. Le 24 février 1928, il est arrêté et inculpé, remis en liberté provisoire en 1932, il projette de rejoindre le mouvement paysans, mais dût y renoncer fin 1933 pour des raisons de santé.
Il meurt immédiatement après la défaite du Japon , le 17août 1945.
Œuvre : " La Lèpre" 1934, paru dans le 1er numéro de la revue " Critique Littéraire". "Reconstruction " (symbolisant le mouvement Front Populaire) ,1935 (interdit de publication en 1937).
ASSI Adolphe - Alfonse
Né le 27 avril 1841 à Roubaix (Nord). Militant ouvrier vers la fin du Second Empire. L'un des principaux animateurs des grèves au début de 1870 au Creusot. Impliqué dans le procès de l'Internationale, il est acquitté. Officier de la Garde Nationale pendant le siège de Paris. Membre du Comité Central, il joue un rôle très actif le 18 mars 1871. Il fait partie de ceux qui occupent l'Hôtel de Ville. Elu membre 11ème arrondissent pendant la Commune. Arrêté le 22 mai 1871, par les troupes versaillaises entrant dans Paris. Condamné à la déportation le 2 septembre 1871. Il meurt le 8 février 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
AUBRY Emile
Né le 8 Avril 1829 à Rouen. Ouvrier lithographe, il est Rouen l'organisateur de l'Internationale et assiste aux congrès de Lausanne (Suisse), Bruxelles (Belgique) et Bâle (Suisse). En 1869, il est candidat aux élections législatives à Rouen. Il fonde en janvier 1870 la Fédération Rouennaise des Métiers, ainsi qu'un journal d'opposition intitulé "La Réforme Sociale". Il vient pendant la guerre, à Paris, où il est sous la Commune, caissier de l'Administration des Postes. Arrêté puis relaxé en mai 1871, il part vivre à Paris. Il envoie des correspondances sous le nom de Ricard au journal de Bruxelles "L'Internationale". En 1873 la justice militaire rouvre une information contre lui. Il fuit en Belgique jusqu'en 1880, où il participe à l'activité de l'Internationale.Il meurt le 23 février 1900 à Ivry sur Seine.
AUTREY Jean
Né le 5 février 1891 au Relecq-Kerhuon. Ouvrier à la poudrerie du Moulin Blanc, près de Brest, il milite pour le retrait du Parti Socialiste de la 2ème Internationale (Réformiste) et pour l'adhésion à la 3ème Internationale fondée par Lénine en 1919. Il est l'un des premiers responsables de la Région du Finistère du PCF, juste après le congrès de Tours (fin 1920). En 1921, il se prononce pour un syndicat de classe, mais il reste à la CGT Confédéré (Syndicat Réformiste) avec l'accord du PCF, en dépit de ses positions favorables à la CGT- Unitaire, il reste membre du bureau de l'Union Départemental Confédéré du Finistère.
Secrétaire du Syndicat de la poudrerie du Moulin Blanc depuis 1926, il donne sa démission en 1938, et se présente aux élections municipales sur la liste du PCF, ainsi qu'aux élections professionnelles, puis à la Commission Nationale pour l'Amnistie.
Elu en 1924, conseiller municipal communiste à Relecq-Kerhuon (Finistère), la même année, il est candidat du Bloc Ouvrier et Paysan (communiste), membre de la Région Bretonne (Finistère - Morbihan) jusqu'en 1939. Résistant très actif dès 1940 (diffusions de tracts et de journaux clandestins du PCF), il apporte son soutien aux FTP (Francs Tireurs et Partisans). Vice-Président de la Délégation Spéciale de sa Commune du 22 octobre 1944 au 29 avril 1945, maire jusqu'en 1947. Il meurt dans son village natal en 1974.
AVANESSOV Varlaam
Né en 1884. Homme d'Etat soviétique, d'abord menchevik puis bolchevik à partir de 1914. Il meurt en 1930.
AVILOV n-p-Glébov
Né en 1887. Bolchevik depuis 1904. Après 1918, il travaille à des postes de responsabilités. Il meurt en 1942.
AVELING Edward
Né le 29 Novembre 1849 à Londres (Angleterre). Il reçoit une éducation traditionnelle donnée par son père. Pasteur congrégationaliste avant d'être envoyez par sa famille dans une école non-conformiste à Taunton. Il commence des études médicales à l'Université de Londres en 1867.
Dans le courant des années 1870, il prend des positions athéismes de plus en plus affirmées. Au début de 1879, il écrit dans "Le National Reformer" (organe de la Société Nationale de la Libre Pensée) dirigé par Annie Besant et Charles Bradlaugh. En 1875, après avoir réussi ses études, il trouve un poste de professeur d'anatomie. En 1882, il abandonne l'enseignement , pour faire des conférences, des articles de journaux, donner des leçons particulières.
En 1883, suite à l'emprisonnement de G.W. Foote pour blasphènes, il prend la direction de la revue "Progress". Il y rencontre parli les collaboratrices la fille de Marx, Eléonor, avec laquelle il vit maritalement et travaille à ses côtés pendant 15 ans dans divers groupes et organisations du mouvement ouvrier socialiste anglais. Après sa rupture avec Hyndman et la S.D.F., il milite à la "Ligue Socialiste", puis soutient à partir de 1889 le syndicalisme "Nouvel Unioniste" et plus particulièrement les gaziers dirigés par Will Thorne. Il meurt le 2 aôut 1889 à Londres, suite à une maladie.
Œuvres: Auteur de pièces de théâtre interprété par Eléonor Marx, mais ayant peu de succès. Traduction du "Capital" de Karl Marx.
AVRIAL Augustin Germain
Né le 20 novembre 1840 à Revel (Haute-Garonne). Il monte à Paris en 1847 et travaille comme mécanicien, en 1859 il s'engage dans l'armée. Il est libéré de ses obligations militaires en 1865, avec le grade de sergent (54ème régiment de ligne).
Il se marie le 20 mai 1866 avec Louise Talbot et s'installe à Paris. Il adhère en août 1869 à l'Internationale. Il est l'un des fondateurs de la Chambre Syndicale des Ouvriers Mécaniciens, où il est responsables de la Fédération des Sociétés Ouvrières. Le 18 mars 1870, il participe à l'élaboration du projet de statuts de la Fédération Parisienne de l'Internationale, il y représente le cercle d'études sociales section de l'Internationale, avec Langevin et Robin. Il est arrêté le 30 avril quelques jours avant le plébiscite, il est inculpé dans le procès de cette organisation. Il est condamné pour son appartenance à l'AIT ( Association de l'Internationale des Travailleurs 1ère Internationale). Il signe le même mois le manifeste contre la guerre adressé aux travailleurs de tous les pays du monde, il est transféré le 28 août à la Maison Correctionnelle de Beauvais.
Libéré le 5 septembre après la chute de l'Empire. Elu à la Commune le 26 mars 1870, il est membre de plusieurs commissions: du Travail et de l'Echange, de la Guerre, puis de la Commissions Exécutive, avant d'être Directeur Général du matériel d'artillerie. Il se bat sur les barricades avec beaucoup de courage.
Il réussit à s'échapper pour se réfugier à Londres (Angleterre) le 11 août 1871. Il est entre temps condamné à la peine de mort par contumace. Il est l'un des fondateurs de la section fédérative française de 1871, où il est élu secrétaire - correspondant. Il séjourne et travaille en Alsace de 1874 à 1876.
Il fonde avec Langevin une entreprise de construction mécanique, avant de recevoir des Prussiens l'ordre de partir. Il se réfugie à la Chaux-de-Fonds (Suisse) en mai 1876. Il s'installe à Genève où il séjourne jusqu'en 1880. Il collabore avec Elie et Elisée Reclus, Arnould, Lefrançais à la revue socialiste révolutionnaire "Le Travailleur" de 1877 à 1878.
Amnistié en 1880. Il rentre en France puis est nommé en 1881 Contrôleur du matériel des chemins de fers de l'Etat à Montluçon jusqu'au 31 août 1883, il est à l'origine de diverses inventions, dont un motocycle à pétrole. Il milite toute sa vie dans divers mouvements prolétaires. Il meurt à Fécamp, et est enterré au Père Lachaise le 13 décembre 1904.