BABEUF François - Nöel ( dit Camille ou Gracchus)
Né le 23 novembre 1760 à Saint Quentin ( Aisne). Issu d'une famille pauvre, il exerce tout d'abord le métier d'arpenteur, puis de géomètre chez un architecte et il publie un " Cadastre Universel" en 1789-1790, ou il propose un impôt foncier unique (ainsi que sur les revenus). Il est nommé administrateur du district de Montdidier, chargé de la vente des biens nationaux, après l'avoir été à Raye en 1790-1791. Il est contrait de quitter Montdidier et se réfugie à Paris en 1793 où la commune le nomme secrétaire du Comité de Subsistance.
Il créer " Le Tribun du Peuple" dans lequel il développe des idées égalitaires, il est un des précurseurs du communisme. Il signe à partir de e moment ses articles sous le nom de Gracchus Babeuf. Il fonde " Le Club des Egaux ou du Panthéon", avec d'anciens jacobins mais le club ferme en 1795 et, est aussitôt remplacer par un comité clandestin qui conspire contre le Directoire;
Il sont dénoncés et arrêté, puis condamné à mort.
Il se poignarde devant ses juges, meurt le 27 mai 1797 à Vendôme.
BABICK Jules, Nicolas, André
Né le 29 juin 1820 en Pologne. Il devient parfumeur après avoir exercé plusieurs métiers. Il adhère à l'Internationale. Le 6 janvier 1871, il signe la proclamation dénonçant le gouvernement du 4 septembre qui avait trahi sa mission, la proclamation se termine par: "Place au Peuple ! Place à la Commune !". En février de la même année, il intervient au Conseil Fédéral de l'Internationale et participe à la commission chargé de rédiger les nouveaux statuts. Il est élu le 26 mars 1871 avec 10934 voix sur 16765 votants dans le 10ème arrondissement.
Il est d'abord à la commission de la Justice (26 mars) , puis à celle des Services Publics (13 avril). Il vote contre le Comité de Salut Public puis est l'un des signataires du Manifeste de la Minorité. Condamné à mort par contumace le 19 novembre 1872, par le 6ème Conseil de Guerre, il se réfugie à Genève (Suisse) où il appartient à la Section de Propagande et d'Action Révolutionnaire Socialiste fondée par des proscrits de la Commune le 8 septembre 1871.
Il tombe dans le mysticisme et fonde la religion "Fusionniste".
Il meurt le 14 juin 1902 à Genève (Suisse).
BACHELIER Jean - Marguerite
Né le 4 décembre 1751 à Nantes. Il a une étude de notaire dans sa ville natale.
Arrêté le 10 août 1843 en tant que membre du Comité Révolutionnaire de Nantes et accusé de complicité avec Carrier, il est condamné à mort puis gracié.
Il reprend son métier de notaire. Il meurt à l'âge de 93 ans en 1843 à Nantes.
BACHER Jean - François - Augustin Théobald ( Baron de )
Né le 17 juin 1748 à Thann (Haut-Rhin. Il commence une carrière de diplomate en 1777, comme secrétaire d'Ambassade en Suisse. Il soutient la Révolution Française à qui il fait don de sa croix de Saint Louis. Il représente la République Française à Bâle en 1793. Il est chargé d'affaires à Ratisbonne en l'an VI. Lors de la fuite de l'armée française il par à pied. Epuisé, il se repose dans un fossé près de Mayence et meurt pendant son sommeil le 17 juin 1813.
BAILLY Jean - François
Il est ingénieur à Rieux, lorsqu'il est élu député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq Cents. Il siège sur les bancs de la gauche et soutient avec détermination la République. Il est exclu de la Chambre suite à son opposition.
BAILLY Jean - Sylvain
Né le 15 septembre 1736 à Paris. Elu député du Tiers - Etat au Etats Généraux, il devient président de l'Assemblée Nationale en 1789. Il préside le 20 juin 1789, la célèbre séance du Jeu de Paume, faisant jurer que les députés ne sortiraient qu'après avoir donné une constitution à la France.
Maire de Paris de 1789 à 1791, il accueille Louis XIV à l'Hôtel de Ville et lui offre un bonnet phrygien. Il donne l'ordre de tirer sur la foule, par la Garde Nationale, au Champ de Mars le 17 juillet 1791. Il démissionne suite à cette affaire. Il est arrêté et condamné à mort puis guillotiné le 10 septembre 1793.
Le bourreau lui reproche de trembler, Bailly lui réplique "oui mon ami, mais c'est de froid".
BAKOUNINE Mikhaïl Alexandrovitch
Né le 18 mai 1814 à Premoukhine, près de Tver ( Kalinine). Il est le fils d'un noble russe qui a donné à ses serfs "une constitution". En 1828, il entre à l'école militaire des cadets de Saint Pétersbourg, il en sort officier d'artillerie. En 1832, il est officier dans l'armée polonaise de la Lituanie. Il quitte l'armée en 1835, pour rentrer à Moscou, sous l'influence de son ami Stankevitch, fichtéen, puis hégélien.
En 1840, il rejoint Berlin (Allemagne) pour étudier à la Faculté de Philosophie. En 1841,,il part à Dresde où il rencontre Arnold Rudes et travaille à la revue "Les Annales Allemandes", il y publie des articles sous le pseudonyme de Jules Elysard notamment " La Réaction Allemande" en octobre 1842. Ayant peur d'être victime d'extradition du gouvernement tsariste, il part se réfugier en Suisse, où il y rencontre Moss Hess et Weitling. A la demande de l'historien Lelewel, il soutient la cause nationaliste polonaise. Mais il abandonne la philosophie pour se consacrer à la politique révolutionnaire.
Il rencontre lors de ses divers séjours entre 1844 et 1848 à Paris: Marx, Pierre Ledoux et surtout Proudhon. Ce dernier l'influence beaucoup par sa conception anti-étatiste. Il est sur le point d'être expulser par le gouvernement de Louis-Philippe, quand éclate la Révolution de 1848. Après cette dernière, il soutient et participe à la Révolution qui à lieu à Dresde (Allemagne), il est arrêté en mai 1849, par la police de Saxe et livré à celle du Tsar. Il est interné à la Forteresse Pierre et Paul à Saint Pétersbourg, puis à Shlusselbourg après sa " confession" au Tsar, il est déporté en Sibérie.
Il s'évade et part au Japon et en Amérique. Il participe pendant une période avec Herzen au "Kolokol". Il établi sa résidence en Suisse où il organise des Groupes Socialistes , Révolutionnaires et Libertaires. Il entre en 1867 à la 1ère Internationale où il est soutenu par la Fraction de l'Alliance de la Démocratie Sociale. Il s'oppose rapidement à Karl Marx. Il quitte l'Internationale en 1872 après avoir essayé d'établir une organisation communiste à Lyon (Rhône). Ses partisans créent la Fédération Jurassienne de tendance anarchiste, alors qu'il se retire épuisé à Lugano (Suisse) en 1873. Il meurt le 13 juillet 1876.
BALLANGER Robert
Né le 2 Novembre 1912 à Nantes (Loire-Atlantique). Il adhère à la CGT-U en 1928 et au PCF en 1932 . Employé deux ans au Ministère des Colonies à Nantes. Délégué au Congrès National de la CGT-U en 1929 et1931. Il est révoqué à deux reprises pour ces activités politiques. En décembre 1940, il est nommé responsable inter - régional en Bretagne par son parti. Il se rend avec sa femme en Loire-Intérieur ou il est nommé responsable du PCF.Il créer l'Organisation Spéciale ( OS) chargée de la protection des groupes de sabotages et met sur pied le matériel d'impression clandestin des "tracts et journaux". Il veille personnellement à l'installation d'une imprimerie clandestine à Brest. C'est de Rennes (Ille et Villaine) qu'il dirige l'inter -région de Bretagne. Il y restera jusqu'en 1942; date à laquelle il est nommé dans la région Centre.
En 1943, il est promu à l'Etat-Major National des FTP, il prend part à l'insurrection de Paris. Membre du Comité Central du PCF après la guerre, Député -Maire d'Aulnay-sous-Bois, Président du Groupe Communiste à l'Assemblée Nationale. Il meurt en janvier 1981, à Aulnay-sous-Bois.
BALTZ Lina
Né en 1887 dans le Finistère. Institutrice, militante du Front Unique de l'Enseignement. Membre de la SFIO, puis après du congrès de Tours du PCF.
Elle milite jusqu'à sa mort en 1966 au PCF et à France-URSS.
BALLARD Georges
Né le 6 décembre 1883à Ledbury (Herefordshire). Plus connu sous son pseudonyme: Barret. L'un des anarchistes les plus actif d'avant la guerre de 1914 en Grande-Bretagne. Il collabore avec James Connely et l'aide à publier et à faire diffuser en Irlande des ouvrages révolutionnaires. Il dirige de janvier 1912 à janvier 1913 l'hebdomadaire "The Anarchist". En 1915,il signe avec d'autres anarchistes le Manifeste International contre la Guerre. Il meurt le 7 janvier 1917 à Torquay dans le Devon.
Œuvre: de nombreuses brochures dont la plus célèbre est "La Révolution Anarchiste" Londres,1911.
BARA François-Joseph
Né le 30 juillet 1779 à Palaiseau. Héros de la Révolution Française, il se trouve à Cholet le 8 décembre 1793 quand au plus fort de l'action il est pris par les vendéens qui veulent l'obliger à crier: " Vive le Roi". Il leur répond " Vive la République" et est assassiné. Aussi face à son courage la Convention vote pour sa famille une pension de 10.000 livres et il convenu que ses cendres seront déposé au Panthéon.
BARBAROUX
Né en 1767. Conventionnel girondin sa participation dans l'insurrection du 4 août 1792 est déterminante. Il demande à 500 volontaires parmi ces compatriotes marseillais de faire connaître "Le Chant de Guerre de l'Armée du Rhin" appelé plus tard " La Marseillaise". Un des premiers à soutenir Madame Rolland. Les jacobins rompent avec lui et il est guillotiné le 25 juin 1794 à Bordeaux.
BARBES Armand
Né le 18 septembre 1809 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Après avoir hérité d'une grande fortune lui venant de son père, il vient en France en 1830. Chef de l'opposition républicaine, il participe au complot, en avril 1834, contre Louis-Philippe. Arrêté, il est emprisonné cinq mois à Sainte-Pélagie.
Affilié à la Société des Saisons, il prépare l'insurrection du 12 mai 1839 avec Blanqui et Martin-Bernard. Fait prisonnier sur une barricade, il est condamné à mort. Mais il est libéré en février 1848 par la Révolution. Il devient président du Club de la Révolution et soutient Ledru-Rollin. Il est élu député de l'Aube et siège à l'Extrême-Gauche.
Il prend une part importante à la journée du 15 mai 1848, arrêté de nouveau, il est condamné à la détention à perpétuité. En 1854, il refuse sa grâce proposée par Napoléon III, il est extrait de force de sa prison et s'exile volontairement à Bruxelles (Belgique) puis en Espagne, d'où il est expulser vers le Portugal . Il se rend finalement à La Haye. Il encourage depuis son lieu d'exil le mouvement ouvrier.
Œuvre: "Deux jours de condamnations à mort ,1847.
BARCENAS Raphaël dit "Le Professeur"
Catholique de gauche, il est professeur de philosophie à l'Université de la Havane. Il organise en 1952-1953, le Mouvement National Révolutionnaire qui, à pour but, le rapprochement du "Mouvement Estudiantin" avec les militants "purs, pour renverser le dictateur Batista, par une insurrection civile et militaire, qui d'ailleurs échoue. Il meurt comme Ambassadeur du Gouvernement Révolutionnaire en Amérique Latine.
BARERE Bertrand
Né le 10 septembre 1755. Conventionnel très célèbre, il se rallie aux Montagnards afin de préserver l'unité de la Convention. Le 4 janvier 1793, il fait un discourt fort remarqué en s'opposant aux Girondins qui veulent bannir tous les Bourbons.
Le 6 avril 1793, il adhère dès sa création au Comité de Salut Public. Il est néanmoins considéré comme un indépendant par ses derniers. Pendant la guerre de Vendée, il propose d'envoyer les otages aux départements dont on à arrêté les députés. Il obtient de la Convention en novembre 1793, en tant que Membre du Comité de Salut Public, qu'elle entende désormais les députés accusés. Il dénonce Admiral comme complice d'un complot fomenté par Pitt, contre la République.
Une commission commence à instruire contre lui à partir de décembre 1794. Il échappe à l'échafaud. Il est surtout connu par un décret du 27 janvier 1794 par un décret du 27 janvier 1794 stipulant que "Tous actes publics et notariés devront être exclusivement rédigé en français". Il meurt le 13 janvier 1841.
BARTHELEMY Jean André
Né le 23 septembre 1772 au Puy. Il est avocat, lorsque éclate la Révolution. Il s'enrôle dans les volontaires du Puy où il devient lieutenant. Il est élu le 6 septembre 1792 dans la Haute-Loire à la Convention. Il y siège sur les bancs de la Montagne et vote la mort de Louis XVI. Peu après il est nommé membre du Directoire de son département et le 22 vendémiaire An IV député au Conseil des Cinq-Cents. Il refuse de se joindre à Bonaparte. Au retour des Bourbons, il est banni en tant que français régicide. Il se réfugie en Suisse, puis en Autriche avant de revenir en France.
BASTELICA André ou Augustin
Né le 14 décembre 1845 à Bastia (Corse). Il est d'abord employé de bureau puis typographe. Il organise à Marseille la section de l'Internationale à la fin de l'Empire. Il adhère à l'organisation de Bakounine "L'Alliance de la Démocratie Socialiste". Il participe à la manifestation anarchiste à Lyon le 28 septembre 1870. Membre de la 1ère Commune Marseillaise entre le 31 octobre et le 4 novembre 1870. Il est nommé directeur des Contributions Indirectes sous la Commune de Paris. Il se réfugie à Londres après la défaite de la Commune, avant de s'installer en Suisse où il reprend son métier d'imprimeur. Il revient à Marseille (France) en 1881. Il meurt le 5 septembre 1884.
BASIRE Claude
Né le 21 octobre 1761 à Dijon (Côte d'Or). Avocat, il est nommé en 1790 membre du Directoire du district de Dijon. Il est élu le 3 septembre 1971 à la Législative comme député de la Côte d'Or. Il y dénonce "Le Comité des Autrichiens", demandant la dissolution de la Garde du Roi, la nomination des officiers par des soldats et la mise en accusation de Lafayette, réclame la liberté de culte. Il vote la suppression des costumes religieux. Il est réélu député de la Côte d'Or. Membre de la Convention, il siège à la Montagne, il vote l'abolition de la royauté et la peine de mort contre tous ceux qui tentent de la rétablir.
Il vote la mort de Louis XVI, puis devient un adversaire des Girondins. Il prend malgré tout la défense de certains d'entre eux lors de la proscription des "73" et demande la fin de la Terreur. Dénoncé et calomnié au Club des Jacobins, il est arrêté comme conspirateur et accusé de complicité dans la fabrication des décrets concernant la Compagnie des Indes. Il est mis en prison au Luxembourg et malgré son innocence, il est condamné à mort par le Tribunal Révolutionnaire le 5 avril 1794. Il est exécuté le même jour. Le fait qu'il soit l'ami de Danton est l'une des raisons de cette condamnation. Une pension est accordée à sa veuve peut de temps après.
BATTAIL Gaston
Mineur de profession, il habite à La Mure (Isère). Il adhère au PCF en 1925. Militant très actif, il est candidat aux élections législatives de 1932 à Grenoble dans la 3ème circonscription de l'Isère. Il est interné pendant la guerre de 1940 / 1945 par le Gouvernement de Vichy.
BATTHYANY Ervin
Directeur du journal Anarco-Communiste Hongrois "Tarsasalmi Foradalorm" de 1908 à 1911.
BEBEL Ferdinand Auguste
Né le 22 février 1840 à Cologne (Allemagne). Fils d'un sous-officier, il est ouvrier puis maître - tourneur sur bois en 1864, après avoir fait comme compagnon son tour d'Allemagne. Autodidacte, il s'engage dans le mouvement ouvrier allemand. Sous l'influence de Liebknecht. Il rejoint le marxisme et quitte l'Association Générale des Travailleurs de Lassalle. Il fonde avec Liebknecht à Eisenach en 1869 le " Parti Social Démocrate d'Allemagne". Député dès 1867 au Parlement de l'Allemagne du Nord, puis au Reichstag à partir de 1871 . Il combat la politique de Bismarck et refuse de voter les crédits de la guerre 1870. Il est contre l'annexion de l'Alsace-Lorraine . Accusé de Haute trahison, il est condamné à 2 ans de forteresse.
Après le congrès de Gotha en 1875 où l'ancien mouvement lassalien est absorbé, il reste le dirigeant le plus populaire de la Social-Démocratie, mais le romantisme révolutionnaire qu'il incarne est peu à peu débordé par la tendance révisonniste influencé par Bernstein. A partir de 1905, il est obligé de laisser se développer la lutte sur un axe essentiellement parlementariste.
Il meurt le 13 Août à Passug (Suisse).
Œuvres: "Der Deutsche Bauernkierg" (1876), " Die Frau Und Der Sozialismus" (1883), " Aus Meinem Leben" (1910-1914)
BELHOUCHET Abdallah
Né en Algérie. Sous-officier en Indochine, il est démobilisé en 1955. Il rejoint le maquis algérien et devient officier de la base de l'Est. Il est condamné par Boumédienne en 1958, mais amnistié en 1960, il est envoyé à la frontière Malienne. Après l'Indépendance, il est promu colonel et chef de la 1ère région militaire. Elut membre du Conseil de la Révolution en juin 1965.
BERGERET Jules
Né en 1820 à Paris. Commis - libraire de profession. Il participe à la journée du 18 mars 1871. Elu membre de la Commune de Paris le 26 mars 1871 par le 20ème arrondissement de Paris avec 14003 voix. Il est membre de la commission de la Guerre et de la Commission Exécutive. Il est également nommé délégué de l'Etat-Major de la Garde Nationale. Il est arrêté par la Commune pour insubordination, il reste en prison du 8 au 22 avril 1871. Redevenu membre de la Commission de la Guerre, il vote avec la majorité. Il réussit à s'enfuir, mais est condamné à mort par les versaillais. Il se réfugie dans l'Isle de Jersey, puis au USA. Il meurt en 1905 à New York (USA).
BERKMAN Alexandre
Né en 1869. Anarchiste d'origine juive lithuanienne.
Il est le compagnon d'Emma Goldman.
BERNARD Joseph
Né en1856. Métallurgiste de profession. Il est délégué de plusieurs chambres syndicales au congrès ouvrier de Marseille (Bouches du Rhône) en 1879. Il y représente la tendance anarchiste.
BENVENUTTI Grégiorio
Anarchiste italien du Comité d'Action Internationaliste pendant la 1ère guerre mondial.
BERNERI Camillo
Né en 1897 en Italie. Militant des Jeunesses Socialistes, il est mobilisé et devient anarchiste en 1917. Professeur de philosophie ainsi que journaliste. Membre de l'Union Anarchiste Italienne, il est contrait d'immigrer en Allemagne, puis en France.Après la victoire des fascistes italiens on le retrouve en Espagne en 1936. Milicien dans la colonne Ascaso, fondé par la revue "Guerra di Classa". Hostile à la collaboration gouvernementale. Il meurt assassiné en 1937.
BERTAULT
Socialiste Lyonnais, il est disciple de P.Ledoux. Il est le fondateur du journal " La République". Il participe le 15 juin 1849 à l'insurrection de la Croix-Rousse et se réfugie en Suisse.
BERTHOT Daniel
Né le 17 mai 1913 à Elven (Morbihan). Milite au PCF dans son département natal. Dès le début de la guerre civile en Espagne il s'engage dans les Brigades Internationales. Il combat dans la 16ème brigade, il est blessé et rapatrié. En 1939, il est mobilisé et versé à l'arsenal de Lorient. Il fait de la résistance sous l'occupation nazie.
BERTHELOT Jean
Né le 8 janvier 1913 à Saint Martin (Morbihan). Il milite à Chartres au PCF. Il s'engage dans les Brigades Internationales en août 1936. Il y reste jusqu'au rapatriement des Brigades Internationales en novembre 1938. Membre de la résistance durant l'occupation allemande en France.
BERTELOT Joseph - Marie
Né le 11 mai 1911 à la Chapelle Sainte Madeleine (Ille et Villaine). Il devient militant communiste dans le 15ème arrondissement de Paris. Il s'engage dans les Brigades Internationales. Il meurt le 19 septembre 1938 suite à une blessure reçue à Mora de la Nueva en Espagne.
BERTOLO Amadéo
Anarchiste italien impliqué en 1962 dans l'enlèvement du Vice-Consul d'Espagne Isu Elias.
BERVAS Edmond
Né le 19 mars 1916. En 1937, il quitte Cherbourg pour aller combattre en Espagne dans les Brigades Internationales où il est affecté au 10ème bataillon , 3ème compagnie. En mars 1938, il disparaît lors du passage de l'Ebre.
BESLAY Charles
Il est élu membre de la Commune de Paris avec 3714 voix dans le quartier du Luxembourg dans le 7ème arrondissement. Il est nommé président étant le doyen, puis délégué à la Banque de France le 11 avril 1871.
BILLAT Paul
Né en 1904. Ouvrier confiseur à Grenoble (Isère). En 1925, il est secrétaire régional des Jeunesses Communiste de la région grenobloise, puis en1933 membre du Bureau Régional du PCF, syndicaliste CGT-U, puis CGT après 1935. Il fonde en 1928,le journal "Le Travailleur Alpin" avec François Campiglia. Il est interné par le Gouvernement de Vichy. Il s'évade et crée dans le Limousin un maquis, il à le grade de lieutenant-colonel . Il est député de l'Isère de 1946 à 1958
.Œuvre: "Levés à l'aube, histoire du PCF,du FN des FTPF dans la Résistance de l'Isère"
BILLAUD-VARENNE Jacques - Nicolas
Né le 23 avril 1756 à La Rochelle (Charente-Maritime). Il entre dans la Congrégation de l'Oratoire alors qu'il est encore très jeune. Il devient professeur et préfet au Collège de Juilly, puis est renvoyé par ses supérieurs suite à la publication d'une pièce de théâtre intitulé "Morgan". En 1785, il monte à Paris. Quand survient la révolution, il publie diverses brochures. Procureur de la Commune, il est élu le 7 septembre 1792 membre de la Convention pour le département de Paris. Il siège à la Montagne et vote la mort sans sursis de Louis XVI. Il est envoyé à Rennes en mission au moment de l'insurrection vendéenne.
Il fait tout pour enrayé la rébellion. A son retour à la Convention il se prononce vigoureusement contre les Girondins. De nouveau envoyé en mission, cette fois dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, il demande que les troupes se dirigent immédiatement sur la frontière pour défendre la République. Le 5 septembre, il est nommé Président de la Convention et adjoint au Comité de Salut Public. Le 29 il décrète que le Tribunal Criminel Extraordinaire prenne le titre de Tribunal Révolutionnaire.
Le 9 Thermidor, il joue un rôle important dans le renversement de Maximilien Robespierre. Le 14 Brumaire AN III, il dénonce à la tribune des jacobins le mouvement réactionnaire et prétend "que le temps est venu d'écraser les scélérats qui perdent la République . Le 12 Germinal AN III, il est accusé avec ses amis: Collot d'Herbois, Barère, etc…
Condamné à la déportation, il est envoyé en Guyane et interné à Sinnamari d'où il s'évade au bout de 20 ans en 1816, pour gagner Port-au-Prince ( République d'Haïti). Une pension lui est versé à vie par le président d'Haïti. Il meurt le 13 juin 1819.
BILLIORAY Alfred
Né en 1841 à Naples (Italie). Peintre de profession. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris avec 6100 voix dans le 14ème arrondissement (l'Observatoire). Nommé membre de la Commission des Services Publics, puis de la Commission des Finances et enfin du second Comité de Salut Public. Il soutient les lois sur la laïcisation des écoles, la remise des loyers. Il fait partie de la majorité. Il est arrêté et condamné à la déportation dans une enceinte fortifié en Nouvelle-Calédonie. Il s'évade, mais est repris. Il meurt en 1877, en Nouvelle-Calédonie.
BLANC Félix
Clerc de notaire, communiste néo-bakouniste lyonnais. Il est l'ami de Joseph Benoit.
BLANC Jean - Joseph - Charles - Louis
Né en 1811 à Madrid (Espagne) . Il est républicain sous la monarchie de juillet. Membre du Gouvernement Provisoire en 1848, il s'exile à Londres et rentre en France en 1870. Il siège à Extrême-Gauche sur les bancs de l'Assemblée et se déclare hostile à la Constitution de 1875. Il meurt à Cannes en 1882. Il est l'un des fondateurs du socialisme français. Sa doctrine peut résumé en une phrase:
" à chacun selon ses besoins, à chacun selon ses facultés".
Œuvre: "L'Organisation du Travail".
BLANCO BERMEJO Jésus
Né en 1918 en Espagne. Ouvrier en bâtiment, il est exclu à l'age de 15 ans du collège qu'il fréquente pour activité politique. Secrétaire du Rayon Sud des Jeunesses Communistes de Madrid (Espagne). Il adhère à l'Internationale Communiste Espagnole. Il organise, en octobre 1934, "Les Groupes d'Actions". Partisan de l'entrée dans la Jeunesse Socialiste, il rejoint "Le Groupe Fersen" en 1935, puis adhère à la Jeunesse Communiste Internationale en 1936. Il devient secrétaire de la Section de Madrid. Il est l'un des rescapé du massacre de la Cathédrale assiégé de Siquenza. Commandant de Compagnie à Pozuelo en janvier 1937.
BLANCO Orlando
Ouvrier électrique Cubain. Il est l'un des fondateurs du Directoire Révolutionnaire et un des signataires du pacte de Caracas pour le Directoire dont il est l'un des principal dirigeant syndical. Il est également l'un des responsables du journal "Combate". Après la Révolution, il travaille au Ministère des Affaires Etrangères et dans divers services diplomatiques. Il est envoyé en mission à Genève ( Suisse) pour l'ONU.
BLANDON Pédro
Général dans l'Armé de Défense de la Souveraineté Nationale du Nicaragua. Il meurt au combat de Longtown le 13 avril 1931, près de Puerto Caberas d'où il dirige les opérations contres les installations de la compagnie "United Fruit Co", sur la côte atlantique du Nicaragua.
BLANQUI Auguste - Louis
Né le 8 février 1805 à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes). Il fait des études de Droit, de Médecine pour finir à la Charbonnerie en 1825. Le 19 novembre 1829, il est blessé lors de l'émeute du Faubourg Saint-Antoine à Paris. On le retrouve sur les barricades de juillet 1830. Il organise des Cercles Républicains. Il fonde en 1831 "La Société des Amis du Peuple".
Inculpé dans "L'Affaire des 15" en 1832, il est condamné à un an de prison, puis de nouveau arrêté en 1836 dans "L'Affaire des Poudres". Il crée en 1838 "La Société des Saisons" avec Barbès et dirige l'insurrection du 12 mai 1839. Il est arrêté six mois plus tard et condamné à mort le 31 mai 1840. Il est gracié et sa peine commuée en détention perpétuelle. Il est transféré de nombreuses fois de prisons en prisons, d'hôpital en hôpital, il est libéré par la Révolution de février 1848.
Il prend une part importante à la lutte menée par les clubs républicains notamment à la Société Républicaine Centrale où il réclame de suite des mesures concrètes: l'armement des salariés et la reconnaissance du droit de coalition. Suite à la manifestation au Parlement en faveur de la Pologne il est arrêté et condamné à 10 ans de réclusion à Belle-Isle. Il est libéré en 1859, puis de nouveau arrêté et condamné en juin 1861. Il s'évade en 1865 et prend une part active le 14 août 1870 dans l'affaire dite de "La Villette". Il fonde la même année le journal "La Patrie en Danger".
Il tente avec l'armé secrète qu'il crée, forte de 4000 hommes, un coup de force sur l'Hôtel de Ville de Paris. Arrêté sur l'ordre de Thiers en mars 1871, il ne peut participer à la Commune de Paris pourtant ses idées jouent un rôle primordial. Les Communards proposent de l'échanger à plusieurs reprises contre les "otages". Il est néanmoins élu pendant la Commune dans les quartiers de la Butte Montmartre avec 14953 voix et de Ménilmontant avec 13338 voix.
Il est condamné à la prison à perpétuité malgré tout il est élu député à Bordeaux (Gironde). Son élection est invalidé.
Il est libéré le 10 juin 1879. Il meurt le 1er janvier 1881 à Paris.
BLENKLE Konrad
Né en 1901, en Allemagne. Il est fils d'ouvrier boulanger. Il est membre des Jeunesses Communistes en 1919. Employé à l'Ambassade Soviétique de Berlin (Allemagne). En 1923, il est secrétaire des Jeunesses Communistes, puis en 1924 Président de cette organisation et membre du Comité Central du K.P.D.
Elu député en 1928, il travaille dans l'illégalité en 1933-1934, avant d'émigrer à Copenhague. Chargé d'un travail clandestin en Allemagne, il est arrêté et condamné à mort. Il est exécuté en 1943.
Blucher Vassili
Né en 1889 en Russie. Il est fils d'ouvrier. Il est nommé sous-officier malgré une condamnation pour fait de grève pendant la 1ère Guerre Mondiale. Il est réformé en 1916, suite à une blessure. Il devient bolchevik en 1917. Il est l'un des premiers chefs de l'Armée Rouge. Il commande les troupes soviétiques de l'Extrême-Orient, pendant quelques temps. Il est sous le nom de Gallen, conseiller militaire du Kuomintang. Il s'oppose à la collectivisation. Nommé Maréchal en 1935, il président le Tribunal Militaire qui s'occupe du procès Toukhachevski et le condamne avec ses compagnons. Il est condamné à mort à son tour et fusillé en 1938, mais il est réhabilité en 1956.
BŒUF Antoine
Né en 1789 à Vienne (Isère). Il est aubergiste à Lyon (Rhône) dans le quartier de la Guillotière. Il est poursuivi pour être un des combattants d'avril 1834, en effet il commet l'imprudence de s'en vanter et d'après les rapports de police tient des propos républicains, voire communistes. Son auberge accueille les membres d'une société secrète lyonnaise "La Société Communiste" qu s'inspire de Babeuf, Buonarroti et Cabet. Cette société tient un banquet le 14 juillet 1844, pour fêté le 55ème anniversaire de la prise de la Bastille.
BOGGIO Antoine dit Martin
Né en 1809 à Aurillac (Cantal). Il est sous la monarchie de juillet, ouvrier serrurier. En 1841, il est inquiété du fait de la complicité dans l'attentat manqué contre le fils de Louis-Philippe au Faubourg - Saint-Antoine à Paris. Il est condamné, le 23 décembre par la Cour des Pairs à 15 ans de détention, avec Napoléon Mallet, pour son appartenance à la " Société Communiste des Travailleurs Egalitaires".
BOHEC Joseph- Nöel
Né le 21 juin 1899 à Locmine (Morbihan). Il milite à Villeparisis au PCF et à la CGT. En novembre 1936, il s'engage dans les Brigades Internationales et part pour l'Espagne. Il est mortellement blessé au combat en 1938 à Tortosa.
BOICHOT Jean - Baptiste
Né le 20 août 1820 à Villiers-sur-Suize (Haute-Marne). Il est issu d'une famille de petit cultivateurs. Il quitte son village à l'âge de 15 ans pour travailler au Tthéâtre du Gymnase à Paris. Le 2 mars 1939, il s'engage dans le 7ème Régiment d'Infanterie Légère en garnison à Nancy. Il est promu sergent-major d'une compagnie d'élite en 1845. Les officiers de la garnison de Paris où son régiment est stationné depuis peu, lui demande d'être le candidat des Républicains Démocratiques Socialistes de la Seine aux élections législatives du 13 mai 1849.
C'est lui qui révèle que les insurgé se soulèvent à Rives de Gier en 1849. On tente bien de l'intimider en le mettant aux arrêts, sanction levé après les élections, Boichot ayant été élu député. Il siège en uniforme à l'Assemblée Nationale sur les bancs de la Montagne. Le 11 juin 1849, il soutient l'intervention de Ledru-Rollin et le 13 juin il signe le Manifeste du Peuple et l'Appel aux Armes. Dans l'insurrection, il joue un rôle important, notamment au Palais - Royal et au Conservatoire des Arts et Métiers.
Accusé avec Ledru-Rollin, Pyat et Rattier, il réussit à s'enfuir et se réfugie à Bruxelles (Belgique) chez un disciple de Buonarroti (Félix Delhasse), puis à Londres et pour finir à Lausanne. Il est poursuivi devant la Haute Cour de Justice sous les chefs d'inculpations suivants " Participation à la manifestation du 13 juin 1849 et rédaction d'une lettre a ses camarades du 7ème Régiment Léger d'Infanterie, publié dans la "La Vraie République".
Il est condamné à la déportation par contumace. Il publie depuis la Suisse deux adresses "Aux Démocrates Socialistes du Département de la Seine", "Aux Electeurs de l'Armée". En février 1851, il est signalé comme un des plus actifs parmi les réfugiés français par le Procureur de Besançon. Il sort un ouvrage intitulé : "L'Almanach de l'Exilé" publié à Paris mais diffusé principalement dans les Départements de l'Est de la France. En 1851, lors du coup d'état il rentre en France pour participer dans les montagnes des Alpes et du Jura à la Résistance.
En février 1852, il rejoint l'Angleterre et fonde avec Louis Avril, Félix Pyat, Colfavru, Caussidière et d'autres "La Commune Révolutionnaire": société de proscrits qui se revendique de Blanqui et prône des idées communistes. Il signe une "Lettre au Peuple Français" qui est tiré dans un petit format permettant son expédition dans des lettres ou dans paquets introduits de manière clandestine en France.
Il participe à d'autres brochures toujours éditées par la Commune Révolutionnaire: lettres à l'Armée, Lettres au Peuple Américain, Lettres au Peuple Russe, lettres à la Bourgeoisie. Il est condamné, de nouveau par contumace, le 22 juillet 1853 à 10 ans de prison et de surveillance et 10.000 francs d'amende pour ses écrits.
Il publie avec Louis Avril un journal intitulé : "L'Exilé". En 1854, la Commune Révolutionnaire l'envoie à Paris, pour voir l'état de l'opinion publique. Il passe par la Hollande et la Belgique. Il est arrêté au cours d'une réunion à Plaisance puis conduit à Mazas. La police pense que sa mission est lié au complot de Marianne. Bien que condamné par contumace par la Haute Cour dans "L'Affaire du 13 juin 1849", le Gouvernement ayant peur de la publicité, le fait déférer en correctionnelle. Devant son refus d'assister à l'audience, il est condamné par défaut à 5 ans de prison et 10.000 francs d'amende ainsi qu'à 10 ans de privation des droits civiques.
Il est d'abord emprisonné à Belle-Isle, puis transféré en 1857 en Corse à Corte avec Commissaire, Blanqui, Delescluze et Gambon. Amnistié en 1859, il part en Suisse, en Angleterre et enfin en Belgique.
En 1889, il dirige toujours une maison d'éducation à Bruxelles avec sa femme quand il meurt .
BOILEAU Jean - BaptisteNé en 1813 à Gland (Aisne). Ouvrier bijoutier et tabletier à Paris. Membre de la Société des Saisons, il est compromis dans l'affaire du 12 mai 1839. En 1848, il est membre du Comité des Récompenses Nationales. Blessé en 1848, pendant l'insurrection, il se réfugie à Bruxelles (Belgique) où il est arrêté pour "Fausse identité". Il est de retour juste à temps pour aider le mouvement, le 13 juin 1849. Il devient sous délégué du Comité de Résistance. Il est à nouveau arrêté en janvier 1851 à la dernière réunion du Comité Centralisateur.
Il disparaît de son domicile où la police trouve sa correspondance avec ses camarades exilés à Londres. Il est condamné par contumace à la transportation à Cayenne.
BOIRIVANT Claude
Né à Brindas (Rhône) en 1804. Il est agriculteur à Chaponost. Il milite dans la "Charbonnerie Réformée", qui s'est développé vers les années 1840 dans les quartiers populaires de Lyon (Broteaux, Croix-Rousse). Poursuivi en 1842 avec 27 autres militants, il s'occupe néanmoins de l'organisation.
Le groupe auquel il appartient est attaqué par la police, lors d'une réunion chez l'aubergiste Auguste Blaise, le 6 juin 1845 à Collonges-sur-Saône. Il est arrêté après s'être battu contres les forces de la répression policière. Lors du 1er jugement, le 23 août 1945, il est condamné par défaut à 6 mois de prison. Le 2ème jugement en date du 12 septembre confirme qu'il est détenteur d'un poignard au moment où il est appréhendé.
BOIS Jean - Pierre
Né en 1823 à Paris. Imprimeur en papiers peints. Arrêté en novembre 1844 pour coups et blessures, il est contraint de quitter son emploi. Il travaille chez un autre fabricant de 1846 à 1848. Il entre aux Ateliers Nationaux. Il est à la tête des gamins qui édifient la barricade des grandes et petites rue de Reuilly. Arrêté pour sa participation à l'insurrection il est transporté, puis gracié en décembre 1849.
BOISDON
Carrossier à Luçon (Vendée). Disciple de Cabet, il adhère en 1847 à la Société Communiste Luçonnaise.
BOLIVAR Simon - José - Antonio
Né le 24 juillet 1783 à Caracas (Vénézuéla). Fils de riches propriétaires terriens. Après la mort de ses parents, il est confié à son oncle Don Carlos Palacios. En 1794, il poursuit ses études lorsque survient une révolte d'esclave dans la région côtière du pays réclamant l'application de la "Loi des Français". Il est confié à Simon Rodriguez plus connu sous le nom de Samuel Robinson, intellectuel imprégné de la philosophie des Lumières.
Suite à la découverte de la conspiration dite de "Gual et Espagna", ayant pour but la proclamation d'une République Venezuelienne , Simon Rodriguez est contraint de fuir au USA.
Bolivar reçoit en 1798 du roi d'Espagne, après une formation militaire, le grade de sous-lieutenant du bataillon des miices des vallées d'Aragua dont son père était le colonel. Il quitte en 1799 la Guira pour l'Espagne. Il débarque à Santona sur la côte Cantabrique avant de rejoindre son oncle Estéban Palacio à Madrid (Espagne). Il est introduite par cet oncle à la cour de Charles IV. En 1800, il rencontre Maria-Thérèsa Del Toro. En 1801 il est obligé de quitTer Madrid suite à des intrigues de palais et se rend à Bilbao. En 1802, il voyage en France où il visite à Bayonne, Paris, Amiens et assiste aux fêtes données à l'occasion du Traité de Paix Anglo-Français. De retour à Madrid il épouse Maria-Thérésa, avant de partir pour le Venezuela. Il arrive à Caracas en août. Sa femme meurt le 22 février 1803.
Il repart en Espagne et débarque à Cadix. La même année, il devient franc-maçon de "La Grande Loge Américaine". Il séjourne à Madrid, avant son départ pour Paris où il rencontre incidemment Simon Rodriguez. Il scinde son temps entre l'étude et les plaisirs de la ville lumière. Le 2 décembre, il assiste au sacre de Napoléon 1er . En 1805, il part avec Simon Rodriguez en Italie. Il assiste cette fois au couronnement de Napoléon comme roi d'Italie ainsi qu'a la grande revue militaire dans la plaine de Monte Chiaro. Il part visiter les grandes villes du Nord de l'Italie. Il est de retour à Rome en aôut. Il fait serment sur le Mont Sacré de passer sa vie, à la libération de l'Amérique Latine. Il retourne à Paris, sans son ami Rodriguez. Il reçoit le second degré de la franc-maçonnerie à la Loge Saint -Alexandre d'Ecosse. Il demeure à Paris jusqu'en 1806, date à laquelle il gagne Hambourg pour s'embarquer fin octobre en direction des USA. Il débarque à Charleston en 1807, visite les principales villes de l'Est des USA et les champs de batailles de la Guerre d'Indépendance. Il revient dans sa ville natale en juin.
De 1808 à 1809 il s'occupe de la gestion de ses haciendas, mais participe à la vie politique agitée, suite aux évènements d'Espagne. En 1810, des juntes de gouvernements se créent dans les colonies espagnoles du continent américain. La junte de Caracas se constitue le 10 juin, mais Simon Bolivar absent ne peut y participer. A son retour il est nommé colonel et envoyé à Londres pour dirigé la Mission Diplomatique, mission difficile le Venezuela étant toujours colonies espagnoles. Il convie Francisco Mirandas de rentrer à Caracas. Celui-ci est le champion en Europe et aux USA de l'Indépendance du Continent Sud-Américain.
Mirandas a essayé à deux reprises des débarquements sur la côte Vénézuélienne, il accepte finalement les propositions de Simon Bolivar et rentre dans son pays natal. En 1812 la trahison d'un officier et l'attaque victorieuse des troupes espagnoles, oblige Simon Bolivar à quitter Puerto-Cabello où il est nommé commandant par Mirandas. Bolivar convaincu de la responsabilité de ce dernier dans la déroute l'arrête pour le juger. Mais les Espagnols s'emparent de Mirandas avant son jugement. Bolivar ayant réussi à fuir la féroce répression se réfugie d'abords à Curazao, avant de gagner la Nouvelle-Grenade (actuellement la Colombie), qui s'est elle aussi proclamée indépendante.
Il débarque à Cartagène des Indes, il y publie sa première œuvre politique: "Le Manifeste de Cartagène". Il obtient aide et assistance du Congrès pour la reconquête du pays. Grâce à une nouvelle série de victoire il assainit les rives du Magdalena des troupes espagnoles.
Il engage la campagne militaire dite "Admirable" qui l'amène de victoire en victoire aux portes de Caracas.Il est accueilli aux cris de "El Libérator" le 6 août 1813. Il a peu avant, pris un décret dit de "Guerre et Mort" qui menace des mêmes atrocités les troupes espagnoles que celles qu'elles exercent sur les Révolutionnaires. Il reçoit du seul corps constitué, la Municipalité de Caracas, le grade de Capitaine Général des Armées et le titre de "El Libérator", que le peuple lui a déjà décerné. En 1814, les Espagnols utilisent pour leur contre offensive des guerriers de la régions des Pampas Tropicale de Lanos. Leur Cruauté au combat et leurs nombres font reculer les troupes commandées par Bolivar. Pour échapper aux vainqueurs les civils partent vers l'est du pays. Bolivar repart vers la Nouvelle-Grenade après la publication du "Manifeste de Curapano" qui appelle à la lutte. En 1815, il prend la décision, suite à des intrigues provoquées par des officiers, de se rendre en exil à la Jamaïque, pour le bien de son idéal, alors que survient un corps expéditionnaire Espagnol. Il se retrouve désargenté et mène une vie difficile, mais rien ne peut lui faire abandonner la lutte. Il entreprend une propagande active en faveur de l'indépendance de son pays. Il espère une aide des Anglais. Le 6 septembre 1815, il publie une lettre de la Jamaïque où il affirme les droits historiques de la Révolution et prévoit l'avenir de l'Amérique Hispanique. Il échappe à une assassinat par une personne de couleur payé par les espagnols.
Déçu par les USA et l'Angleterre sur qui il comptait pour une aide, il part pour Haïti, alors que Paolo Morillo à la tête du corps expéditionnaire, s'est rendu maître
du nord du continent Latino-Américain en décembre 1815. Il obtient d'Alexandre Petion, Président de la République d'Haïti, aides et moyens en échange de la promesse d'abolir l'esclavage. Il débarque sur le Continent, mais expédition étant un échec, il retourne à Haïti. En 1817, il réussit à établir une tête de pont et réunit tous les patriotes pour fonder Angostrura aux bord de l'Orénoque. Il déclare cette ville capitale de la République Vénézuélienne. Cette tête de pont lui donne un avantage stratégique d'où il peut prendre l'ennemi à revers. Il organise dans cette région une économie de guerre et essaie de contenir l'anarchie. En 1818 il échoue dans sa tentative de reprendre Caracas ( Campagne du Guarico ), mais son armée est renforcée par l'arrivée de volontaires Anglais, Irlandais et Hanovriens. Il convoque les électeurs pour élire le Congrès le 15 février 1819. Il installe un très important dispositif qui lui facile le passage des Andes et lui permet de porter le conflit en Nouvelle-Grenade. Pendant ce temps Morillo, chef du corps expéditionnaire des troupes d'occupations espagnoles, se trouve au Venezuela. Bolivar passe les Andes en juillet à Pisba et grâce aux victoires du Pantano et de Boyaca, il fait une entrée triomphale à Bogota.
De nouveau à Angostrura, il soumet au Congrès la création d'une Grande - Colombie, ce qui est approuvé le 17 décembre 1819 et qui comprend le Venezuela, la Colombie et enfin l'Equateur. En 1820, il revient à
Bogota il propose et met en place une politique libérale et essaie de faire appliquer la loi en faveur des esclaves. Il signe des décrets pour les Indiens concernant : l'instruction publique, l'agriculture et le commerce. Il
entame une campagne en vue de libérer le Venezuela. Il signe un traité d'armistice dans lequel les Espagnols s'engagent à ne plus violer les lois de la guerre. Il a avec Morillo un entretien à San Ana. Après la rupture de l'armistice, il engage la campagne de libération nationale du Venezuela. Il gagne la bataille de Caraboro le 24 juin1821.Nouvelle entrée triomphale
à Caracas et libération du Venezuela. Le Congrès nomme Simon Bolivar Président et Francisco Santader Vice-Président lors de la réunion de Cucuta convoquée pour donner une constitution à la Grande - Colombie.
Il prépare la campagne du Sud pour libérer l'Equateur et le Pérou. Il envoie son bras droit Antonio José de Sucre en Equateur. Simon après avoir obtenu les pouvoirs de Président de la République de Colombie
commence la campagne du Sud. Après la libération de l'Equateur, il rencontre San Martin à Guayaquil, qui s'oppose à sa politique monarchiste.
A la fin de la Guerre d'Indépendance, il invite les pays de l'Amérique Latine à se réunir au Congrès de Panama. En 1825, il fait un voyage à travers le Pérou et prend des mesures concernant ; la démocratisation, la
libération des indiens, la répartition des terres et la création de la Bolivie avec quatre provinces du Haut- Pérou. En 1826, de retour à Lima, il continue la réorganisation du Pays et écrit la Constitution qu'il veut appliquer à tous les pays libérés du colonialisme. Elle inclue notamment une Présidence à vie. Le Congrès de Panama refuse cette dernière. Des
troubles surviennent dès lors un peu partout : conspiration au Pérou, agitation politique au Venezuela. Bolivar est aussitôt rappelé pour rétablir
l'ordre. Il engage des réformes sur le plan économique et financier. Il réussit pareillement à ramener l'ordre. En1827, sa position objective des problèmes indispose tout le milieu politicien. La même année la Convention chargée de réviser la Constitution se réunit à Ocana. Bolivar s'installe à Bucaramanga. La Convention ne parvient pas à un accord et la population en appelle à Simon Bolivar. Il prend un décret organique pour établir un Gouvernement "Dictatorial" dont les pouvoirs sont contrôlés par un Conseil d'Etat et pour un temps limité afin d'arrêter l'anarchie qui se développe. Il est accusé d'être un tyran et est victime d'une tentative d'assassinat. Il continue en 1829 sa politique pour empêcher l'unité des pays libérés d'éclater sous la pression de l'anarchie et des forces réactionnaires.
Une partie de son entourage essaie de lui faire accepter la création d'une Monarchie. En 1830, il convoque à Bogota un Congrès Constituant auquel il remet ses pouvoirs, avant de se retirer dans la banlieue de la capitale.
Il part définitivement de Bogota le 8 mai 1830 et arrête toute responsabilité politique. Il rejoint Cartagéne où il à l'intention de partir pour l'Europe. On lui annonce l'assassinat de Sucre. Sa santé s'affaiblit et il est forcé de se retirer à San Pedro Alejandrino prés de Santa-Marta. Il dicte sa dernière proclamation à ses compatriotes Colombiens le 10 décembre 1830. Il les appelle avec force à l'union. Il meurt le 17 décembre 1830.
BONTCH-BROUYEVITCH Vladimir né en 1873.
Bolchevik depuis 1895. Homme d'Etat soviétique, Docteur des Sciences Historiques. Il meurt en 1955.
BORDAS Rosalie dite Rosa
Née à Montreux le 18 février1841.Elles'estrendue populaire en interprétant la chanson "La Canaille" écrite par Alexis Bouvier au
lendemain du meurtre de Victor Noir par le Prince Pierre Bonaparte.
BORODINE Michaël (Markovicth Alexendrov
Grusenberg) né le 9 juillet1884 à Yanovitchi. Ouvrier Social-Démocrate, il est adhérent du Bund. Plusieurs fois arrêté par la police Tsariste jusqu'à la Révolution Russe de1917. Il émigre au Etats-Unis avant de revenir en 1918. Chef de la Mission Soviétique en Chine de 1923 à 1927 et Conseiller du Kouomintang, il est expulsé de Chine par Thang Kai-Chek. Il revient à Moscou où il prend la Direction d'un journal Communiste en langue Anglaise. A partir de 1930, il quitte la scène politique. Il est déporté en Sibérie, selon d'autre sources, il serait retourné en Chine en 1937. Il
meurt le 3 septembre 1953.
BOUALEM Mohamed
Docker à Oran. Responsable des "Combattants de la Liberté". Chargé du ravitaillement des Maquis du Front National de Libération (F.N.L).Membre du groupe Laban-Maillet, condamné à 15 ans de travaux forcés par le Tribunal Militaire d'Oran, le 3 août 1957.
BOUHAHLI Larbi
Né en 1912 à El Kantura (Algérie).
Fils de petits paysans, il participe au Congrès en 1936. En 1937, il est élu au Comité Central. Interné dès le début de la 2éme Guerre Mondiale en 1939, il est libéré en 1943 et entre au Secrétariat du Parti Communiste
Algérien. Il participe en septembre 1944, à la création des "Amis de la Démocratie". Il devient Secrétaire Général du Parti Communiste Algérien (P.C.A.) en1947, poste qu'il assume jusqu'en 1962. En désaccord avec le P-C-A- il déclare au journal "Démocratie Nouvelle" en juillet 1947 qu'il est partisan d'une constitution Algérienne Souveraine. Le P-C-A- condamne tous les projets de statuts en présence sous prétexte qu'ils sont à des degrés divers, "les instruments tendant à continuer la domination impérialiste". Bouhahli est le responsable de la Délégation Extérieure du P.C.A. pendant la Guerre d'Algérie.
BOUIN Etienne dit "Sans Culotte"
Communiste Icarien, sensible aux idées révolutionnaires. Il vient voir régulièrement Blanqui à l'hôpital de Blois. Il fait partie d'un groupe d'une vingtaine de personnes qui suivent le même engagement.
BOUIS Casimir
Ouvrier tailleur dans l'habillement. Il se trouve en août 1848 à Marseille, où il fait signer une liste de souscription pour un journal de Proudhon.
Rédacteur au "Cri du Peuple", il écrit la préface du livre "La Patrie en Danger" dans lequel sont réunis les articles de Blanqui.
BOUMENDJEL Ahmed né le 22 avril 1906 à Beni-Yenni (Algérie).
Comme son père il devient instituteur avant de se rendre à Paris en 1926, après avoir fait sa 3éme année de l'Ecole Normale en Algérie. A Paris, il
rencontre Messali, et dit de ce dernier "pour moi, c'est un grand jour..., nous avions entre18 et 20 ans et nous trouvions en face d'un homme qui s'est emparé du problème colonial sous son angle le plus normal ; il n'y
a pas de raison pour qu'un Algérien ne soit pas un militant, qu'il ne se réclame pas de son passé, de sa civilisation". Il revient en France pour étudier le Droit en travaillant comme Maître d'Internat. Il devient l'avocat de Messali en 1938. Par son ami le peintre Jean Atlan, il fréquente les
intellectuels de la capitale Française. Il écrit dans la revue "Esprit" pour y dénoncer les fraudes de l'Administration Française dans les élections
Algériennes. Il continue à écrire occasionnellement après le début de l'insurrection, cette fois dans "L'Express". Il milite activement dans la fédération de France du Front National de Libération (F.N.L,) lorsqu'il apprend que son frère Ali est mort, suite aux tortures qui lui ont été
infligées. Membre du Conseil National de la résistance Algérienne (C.N.R.A.) à partir de 1957. Il collabore aux premiers contacts de Melun et à la 1ère conférence d'Evian en mai 1961. Il devient lors de l'accession à
l'Indépendance, Ministre de la Reconstruction et des Travaux Publics en 1961.
BOUMENDJEL Ali
Né le 23 mai 1919 à Ighil Izane (Algérie).
Frère de Boumendjel Ahmed, Il choisit de faire des études de Droit après l'obtention de son baccalauréat. Il pense un moment faim des études de
Médecine, mais les études de Droit étant plus courtes lui permettent de ne plus être à la charge de sa famille d'origine modeste. Il choisi rapidement de faire de la politique et fait la connaissance de Eva.
Il est considéré par l'Administration et la Police Françaises comme un
élément dangereux. Il devient rédacteur du journal "L'Egalité".
Avocat, il est en contact avec Hadj Messali. Membre Fondateur du Conseil Mondial pour la Paix avec Frédéric Joliot-Curie, Tillon, Farge. Au Congrès qui à lieu à la salle Pleyel en 1949, il dénonce dans son
discours la situation en Algérie. Il soulève l'enthousiasme. Partisan de l'unité dans la lutte du Mouvement Nationaliste Algérien, il rejoint le Front
National de Libération (F.N.L,) où il devient conseiller technique de Abbane Randame et responsable du Collectif des Avocats. Il est arrêté le 8 février 1957. Malgré de nombreuses démarches en direction de
personnalités Françaises, Ali Boumendjel reste entre les mains des militaires Français. Mis au secret, il est torturé pendant 43 jours dans les unités de parachutistes. Il se suicide d'après l'armée, mais d'autres sources supposent une mort suite aux tortures, le 23 mars 1957.
Son enterrement (sous contrôle militaire) dure à peine 15 minutes, ce qui étant donné la tradition Musulmane est un dernier affront à sa dignité d'homme. Son ancien Professeur René Capitant suspend son cour à la
Sorbonne en apprenant son assassinat. Il est enterré au cimetière Sidi M'Hammed de Belcourt.
BOURROUNET Fernand
Né en 1897. Cheminot à Grenoble. Membre en 1919 de la S.F.I.O, puis du P.C.F après la scission du Congrès de Tours. Membre de l'Union Départementale C.G.T. de l'Isère.
BREJNEV Léonid
Né en 1906 en Ukraine.
Il commence à travailler dès l'âge de 15 ans. De 1931 à 1935 il est
élève à l'Institut de Métallurgie de Dnieprodzerjinck, où il devient ingénieur. Secrétaire à la propagande du Comité de Rayon de Dniepropetrovsk, il travaille avec Khrouchtchev. Directeur d'usine pendant la 2éme Guerre Mondiale, avant d'être nommé Lieutenant4lénéral. Après la guerre, il est Premier Secrétaire à Dniepropetrovsk avant de devenir Premier Secrétaire de Moldavie. En 1950-1952, il est Membre Suppléant du Présidium Suprême et en 1952, Secrétaire du Comité Central du
Parti Communiste d'Union Soviétique (P.C.Il.S,) il quitte le Présidium après la mort de Staline pour devenir de 1953 à 1954 Responsable Adjoint des Services Politiques de l'Armée Rouge. Il est de 1954 à 1956, une des personnes chargées des "Terre Vierges". Suppléant du Présidium et Secrétaire du Comité Central en 1956, titularisé en 1957.
Président du Soviet Suprême (Chef de l'Etat) en 1961 et Premier Secrétaire de la Direction Collégiale, puis Secrétaire Général du Comité Central. Il assume ces deux responsabilités jusqu'à sa mort.
BRIOSNE Auguste
Ouvrier feuillagiste. Militant Communiste anti proudhonien sous le Second Empire. Orateur très écouté dans les réunions publiques, il est condamné à plusieurs peines de prison. Elu à la Commune de Paris le 16 avril 1871, mais n' obtenant que le 8éme des voix il refuse de siéger. Il meurt en1873.
BRISSAUD Gabriel
Né en 1894.
Instituteur, adhérent de la S-F-I-O en1919, puis du P.C.Faprés le Congrès de Tours. Il milite au Front Unique de l'Enseignement. Il entre dans la Résistance puis est déporté dans un camp de concentration en 1944. Il y décède peu de temps après.
BRISSAC Henri
Né en1823.
Journaliste, Rédacteur au journal le "Vengeur". Il participe activement à la Révolution de 1848. Il combat dans les rangs de la Commune de Paris, où il est Secrétaire Général de la Commission Exécutive, avant d'être au Comité de Salut Public. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par les Versaillais. Après l'amnistie on le retrouve au Parti Ouvrier Français (P.O.F). Il publie de nombreuses brochures Socialistes. Il meurt en 1906.
OEUVRE : "Souvenir de Prison et du Bagne".
BRISSOT Jean-Pierre dit BRISSOT de WARVILLE
Né le 15 janvier 1754 à Chartres. Il est employé par un Procureur avant de devenir gazetier. Il se lie avec le Duc d'Orléans. Il est embastillé pour ses opinions révolutionnaires. Une fois libéré, il fait un voyage en Angleterre, puis en Amérique avant de revenir en 1789 en France. Il crée "Le Patriote Français ". Membre de la Législative, puis de la Convention.
Il rédige, suite à l'affaire de la fuite du Roi à Varennes, la pétition "Du Champ de Mars" demandant sa déchéance. Il fait déclarer la Guerre en1792à l'Autriche et à l'Angleterre, en 1793 à la Hollande. Il devient le
Chef du Parti dit des "Brissotins" qui s'oppose à la Montagne. Il est accusé de Fédéralisme et le 31 mai 1793 il est proscrit avec les autres Girondins. Il prend la fuite mais il est arrêté et guillotiné le 31 octobre1793.
CITATION : "On a guillotiné assez de conspirateurs, assez de cochers de fiacre, ce sont des têtes de Conventionnels qu'il faut à présent". (Mai 1793).
OEUVRE : Son fils publie en 1830 "Ses Mémoires".
BROIDO G.I
Né en1885.
Il est tout d'abord Menchevik avant de devenir à partir de 1918 Bolchevik. Il exerce d'importantes responsabilités après la Révolution Russe d'octobre 1917. Il meurt en 1956.
BROSS Otto
Né en 1875.
Tailleur de limes de son méfier. Il est adhérent en 1897 au Parti Socialiste
Démocratique (S.P.D). Il devient caissier dans une société d'assurance ouvrière, et le gérant d'un journal. Il est le leader de l'aile radicale de la Ruhr. Il fonde avec d'autres amis politiques le Parti Social Démocrate
Indépendant (U.S.P.D) à Weimar. Il est l'un des animateurs de la grève de 1919 dans la Ruhr et de la lutte contre Kapp en 1920. Il est d'ailleurs accusé de haute trahison pour ce dernier fait. Il devient Président
du Congrès de Halle. Il est le délégué à Moscou de la minorité. Il apporte son soutien actif à Levi et organise avec Friedland et Malzahn, une autre opposition de "droite". Il est exclu en janvier 1922. Il retourne avec Levi au U.S.P.D, puis est à nouveau au S.P.D. Il est arrêté en 1945 pour ses
activités clandestines. Il est libéré grâce à l'avance de l'Armée Rouge. Membre de la Direction du S.P.D dans la zone Soviétique. Il est l'un des signataires de l'appel à la reconstruction des Syndicats Libres, avant de
signer celui pour la fusion du S.D.P avec le K.D.P et il est de ce fait cofondateur du Parti Socialiste Unifié Allemand (S.E.D). Il meurt en 1960.
BROUSSE Paul
Né en 1844.
Anarchiste Français. Directeur avec Kropotkine du journal libertaire publié
à Genève "L'Avant-Garde". Il meurt en 1912.
BRUNEL Paul
Né en 1830. En 1864, officier, il démissionne de l'Armée. En mars1871, il s'empare de l'Hôtel de Ville et de la Mairie du Louvre. Il est nommé
Général le 24 mars 1871. Il est élu au Conseil de la Commune avec1947 voix dans le 7éme arrondissement (Palais Bourbon). Chargé de la défense du Fort d'Ivry, il échoue dans sa mission. Il participe aux combats de la semaine sanglante. Blessé il réussit néanmoins à s'évader de Paris et échappe aux Versaillais. Il se réfugie en Angleterre. Il meurt en 1904.
BRUNEREAU Louis
Ancien Délégué à la Commission du Travail du Luxembourg en 1848. Chef du 117éme Bataillon pendant le Siège de la Commune de Paris en
1871.
BUONARROTI Michel-Philippe
Né le 11 novembre 1761à Pise (Italie). Etudie dans sa jeunesse la littérature. Il soutient avec vigueur les idées de la Révolution
Française. Il se réfugie en Corse et y édite un journal intitulé "L'Ami de la Liberté Italienne". Il prend position contre Paoli. En février 1792, il se rend à Paris. Il est admis à la Société des Jacobins où il se fait connaître pour son ardeur Républicaine. Après le 9 thermidor, il est arrêté et reste en prison jusqu'au 17 vendémiaire An IV. Après cette date, il adhère à la Société "Le Panthéon" où il est élu Président. Il se lie avec Babeuf
dont il est le collaborateur dans sa Conspiration. Il est de nouveau arrêté et traduit devant la Haute cour de Vendôme, condamné à la déportation et emprisonné au Fort de Cherbourg avant d'être envoyé en l'An VIII à l'Ile d'Oléron. La surveillance ayant été enfin levée en 1806, il s'exile à Genève (Suisse) où il exerce le métier de professeur. Il meurt le 15 Septembre 1837.
BURGER Ernest
Né le 16 mai 1915 en Autriche.
Il milite dans les Rote Falken (Organisation des Jeunesses Socialistes, Faucon Rouge). Il fait partie de la Direction de la Jeunesse Communiste Clandestine. Il est arrêté le 17 novembre 1938 par la Gestapo. Interné dans un camp de Concentration, il devient Membre du Comité
Clandestin de Résistance d'Auschwitz. Il réussit à nouer des liens avec les Partisans Polonais de la Région. Il fait avec trois prisonniers Polonais une
tentative d'évasion en octobre 1944. Trahi par un chauffeur SS, il est exécuté publiquement le 30 novembre1944 avec ses compagnons d'évasion- Il crie avant d'être fusillé "Vive l'Autriche".
BURNS Emile Vivian
Né le 16 avril 1889 à Saint-Christophe (Antilles anglaises).
Son père fonctionnaire aux Antilles l'envoie finir ses Etudes à l'Université de Cambridge (Angleterre) au Trinity College. Il adhère très jeune au Socialisme et s'inscrit au "Independent Labour Party", Il devient Secrétaire du Service de Documentation du Parti et Membre Actif du bureau d'Etudes Travaillistes (Labour Research Departement).
En janvier 1921, il adhère avec d'autres représentants de l'aile gauche du Parti, au Parti Communiste qui vient de se créer. Il écrit de nombreux ouvrages, brochures et articles de théorie Marxiste. Il traduit plusieurs ouvrages, "L'Anti - Dühring" et la première partie de la "Théorie De La Plus Value". Il dirige pendant un temps le périodique théorique du parti "Communist Review" . Il édite après1931, le journal des militants des transports londoniens le "Busmen's Punch". Il meurt Commission Exécutive, avant d'être au Comité de Salut Public. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par les Versaillais. Après l'amnistie on le
retrouve au Parti Ouvrier Français (P.O.F). Il publie de nombreuses brochures Socialistes. Il meurt en 1906.
OEUVRE : "Souvenir de Prison et du Bagne" .
BUSICO Gaétano
Anarchiste italien impliqué dans l'attentat contre le Consulat Espagnol de Gêne (Italie) le 8 novembre 1949
BURGER Ernest né le 16 mai 1915 en Autriche. Il
milite dans les Rote Falken (Organisation des Jeunesses
Socialistes, Faucon Rouge). Il fait partie de la Direction
de la Jeunesse Communiste Clandestine. Il est arrêté le
17 novembre 1938 par la Gestapo. Interné dans un
camp de Concentration, il devient Membre du Comité
Clandestin de Résistance d'Auschwitz. Il réussit à
nouer des liens avec les Partisans Polonais de la
Région. Il fait avec trois prisonniers Polonais une
tentative d'évasion en octobre 1944. Trahi par un
chauffeur S-S, il est exécuté publiquement le 30
novembre1944 avec ses compagnons d'évasion- Il crie
avant d'être fusillé "Vive l'Autriche".
BURNS Emile Vivian
Né le 16 avril 1889 à Saint- Christophe (Antilles anglaises). Son père fonctionnaire aux Antilles l'envoie finir ses Etudes à l'Université de
Cambridge (Angleterre) au Trinity College. Il adhère
très jeune au Socialisme et s'inscrit au "Independent
Labour Party", Il devient Secrétaire du Service de
Documentation du Parti et Membre Actif du bureau
d'Etudes Travaillistes (Labour Research Departement).
En janvier 1921, il adhère avec d'autres représentants
de l'aile gauche du Parti, au Parti Communiste qui
vient de se créer. Il écrit de nombreux ouvrages,
brochures et articles de théorie Marxiste. Il traduit
plusieurs ouvrages, "L'Anti- Dühring" et la première
partie de la "Théorie De La Plus Value". Il dirige pendant
un temps le périodique théorique du parti "Communist
Review" Il édite après1931J, le journal des militants des
transports londoniens le "Busmen's Punch". Il meurt
en février 1972 à Londres.
BUSICO Gaétano anarchiste Italien impliqué dans
l'attentat contre le Consulat Espagnol de Gènes (Italie) le 8 novembre 1949.
BUTTINGER Josef dit RICHTER Gustav
Né le 31 avril 1906 à Lohnsburg (Haute-Autriche). Il travaille
dès l'âge de 13 ans chez un paysan avant que sa famille ne déménage pour Schneegaten où il travaille avec ses frères et sœurs dans la verrerie du village comme tailleur de verre. Il rencontre à cette occasion pour la 1ère fois le Mouvement Ouvrier. A l'âge de 15 ans, il entre au Syndicat des Verriers et l'année suivante au Parti Social-Démocrate. Il devient Président du Groupe de la Jeunesse Ouvrière Socialiste de sa ville,
puis de la Jeunesse Socialiste du district de Wels. Il crée dans sa ville un Groupe d'ouvriers Anti- Alcooliques. Il dirige l'Association Gymnique
Ouvrière. Fin 1926, il devient dirigeant à Sankt-Veit- An-Der-Glan des Kinderfreunde (Les Amis de l'Enfance), qu'il garde jusqu'en 1931J. Il suit les cours de l'Université Ouvrière de Vienne, avant de devenir Secrétaire du district de Sankt-Veit-An-Der~Glan. Il conserve cette responsabilité jusqu'à la dissolution de cette dernière par les fascistes du Parti en février1934. Arrêté début mai 1934, pour activités clandestines. Il
est emprisonné à Villach pendant3 mois. En août1934, il s'installe à Vienne et entre en relation avec les Organisations Clandestines du Parti. Membre du Comité Central des Socialistes Révolutionnaires, il
participe, au nom de cette Organisation, à la Conférence de Brünn (Brno) après l'arrestation de la plupart des Membres du Comité Central. Il est élu Président du Comité Central après sa Reconstitution en 1935. Il
remplit ses responsabilités jusqu'en mars1938 date de la dissolution définitive de cette dernière. Après l'annexion de l'Autriche (Anschluss) il se réfugie à Paris où il est nommé Chef de la Représentation à l'Etranger des Socialistes Autrichiens. Il est Rédacteur de la revue "Der Sozialistische Kampf" (Le Combat Socialiste) . Il quitte Paris au début de novembre 1939 pour les USA. Il démissionne de son poste de Chef de la Représentation à l'Etranger suite à des différends politiques avec la majorité des autres dirigeants du Parti. Il participe à l'organisation de l'aide Américaine aux Réfugiés Autrichiens. Peu avant la fin de la guerre,
il est Directeur de l'Office Européen du Comité de Secours International (International Rescue Committee). Il écrit, une histoire du Parti Socialiste Autrichien, très controversée, fortement bâtie sur ses propres mémoires, qu'il publie en 1953 sous le titre de "Am Beibpiel Cbterrekhs" qui est traduit en Français sous le nom de "Le Précédent Autrichien". En 1954,
l'International Rescue Committee l'envoie pour organiser au Vietnam les secours aux Réfugiés du Nord Vietnam. Dés lors il s'intéresse à l'Histoire et au développement politique contemporain du Vietnam. Il est l'un des
premiers à défendre le Gouvernement de Diem. Fondateur en 1955 de l'Américan Friends of Vieblam, où il occupe le poste de Président du Comité Exécutif jusqu'en1966. Son opposition à la Politique Américaine
après1965, l'oblige à abandonner cette responsabilité. Il crée à New-York "La Bibliothèque Buttinger": bibliothèque ayant un fonds considérable de livres sur le Mouvement Ouvrier Intemational.