FABRE Philippe François dit FABRED'EGLANTINE
Né le 28 décembre 1755 à Limoux (Aude). Il gagne à des jeux Ruraux un prix composé d'une églantine d'argent d'où son surnom. Il est l'auteur de pièces de théâtre, dont en1790 "Le Philinte" ou La Suite du "Misanthrope". Membre des Cordeliers, il est un fervent soutient des idées Révolutionnaires. Il siège à la Convention et vote la mort de Louis XVI. Membre du comité de Salut Public il en est le rapporteur pour la "loi du maximum". Membre de la Commune et Secrétaire de Danton, il est en août 1793, l'un de ceux qui dénoncent les spéculateurs et les Administrateurs des Compagnies par actions. Coauteur du calendrier Révolutionnaire, c'est lui qui trouve les noms qui le composent. Il est aussi l'auteur de la célèbre chanson "Il pleut, il pleut bergère". Il est mis en accusation pour "L'Affaire du décret falsifié" puis est condamné avec Camille Desmoulins à la peine de mort. Il est guillotiné à Paris le 5 avril 1794.
OEUVRE : En dehors de pièces de théâtre et de poèmes, il est l'auteur de nombreux écrits et discours publie par C.Vdlay en 1914.
FAILLO Alfonso
Anarchiste Italien. Membre en 1945 de la Fédération "Communista Libertaria Alta Italia".
FAYARDO Manuel
Né dans la Sierra à Cuba.
Agriculteur de profession. Il est Commandant de la Sierra et du second Front.
Chef de la zone rebelle de Guantanamo. Il devient responsable des plans pour l'agriculture et l'élevage après la Révolution Cubaine.
FEDOROV G.F
Né en 1891.
Il devient Bolchevik en 1912. Il a des responsabilités dans le Parti. Il est exécuté en 1937.
FELLEIS Roman dit Franz Rhoth
Né le 18 mars 1902 . à Linz (Autriche).
Orphelin issu d'une famille pauvre, il a une enfance difficile, Après avoir fini sa scolarité, il revient à Vienne et entre dans une confiserie comme apprenti. Il adhère à la Jeunesse ouvrière Social- Démocrate et suit l'Université Populaire. Il est rapidement un des meilleurs éléments du Parti. Il est renvoyé en1927 de son travail et se voue exclusivement au Mouvement Socialiste. Cofondateur de l'organisation "Jeunes en Difficultés" qui vient en aide aux chômeurs. Il est membre des instances dirigeantes de la Jeunesse Socialiste de Vienne de la tendance de Gauche et du "Schutzbund" (Ligue de Protection Républicaine). Il prend une part active aux combats en février 1934. Arrête et emprisonné le 27 janvier 1935, il est relâché. Il est très actif dans le mouvement socialiste clandestin, mais est de nouveau arrêté le 27 novembre. Il passe en jugement en mars 1936 dans le procès intenté aux
Socialistes- Révolutionnaires. Il se défend avec courage mais est condamné à 16 mois de prison. Le 1er mai 1936, il est mis au secret, ayant dans la prison, organisé une Manifestation pour la fête du Travail. Il est libéré à l'occasion de l'amnistie du 15 janvier1938 il retourne militer dans le Mouvement Clandestin. Il est arrêté et interrogé pendant plusieurs jours aux
lendemains de l'occupation de l'Autriche par les troupes Hitlériennes. Il est ensuite relâché. Le 22 août 1939, il est encore arrêté ainsi que 46 autres Socialistes Révolutionnaires par la Gestapo et est envoyé au camp
de concentration de Buchenwald. Le 12 février il fait un discours dans le camp à l'occasion d'une manifestation clandestine où il commémore le 12
février 1934. Il meurt le 24 avril 1945 lors d'une attaque aérienne par une escadrille de bombardiers sur une fabrique de munitions prés du camp.
OEUVRE : "In Révolutionare Sozialisten ver Gericht "(Ies Socialistes Révolutionnaires devant le Tribunal), qui est son plaidoyer lors du procès des Socialistes Révolutionnaires. Publication en 1936 à Brûnn (Brno).
FENOUILLAT Jean dit Philippe
Né en 1830 à Bordeaux (Gironde).
Il est élu le 16 avril 1871 par le 12ème arrondissement de Paris. Membre de la Commune. Ferme partisan du Comité de Salut Public. Il est condamné à mort et exécuté le 22 janvier 1873.
FERNANDEZ Sewdon Manuel
Né en Espagne.
Ouvrier, il milite dans la "Izquierda Communista de Espana", avant de militer dans le "Partido Obrero de Unification Marxista". Il est fusillé par les Franquistes à la Corogne durant l'été 1936.
FERRE Théophile né en 1846.
Clerc d'Avoué de profession. Il est un militant Blanquiste très actif,
orateur au Club des Défenseurs de la République. En juillet 1870 il est traduit, quelques jours, avant la déclaration de guerre devant la haute cour de Blois avec 11 autres co-inculpés pour complot contre l'Empire et autres "crimes" politiques. Il est acquitté avec 36 autres accusés. Membre du Comité de Vigilance de Montmartre. Il participe à l'action du 18 mars 1871 qui permet de reprendre les canons. Il est nommé Membre de la Commission de la Sûreté Générale, Délégué à la Police le 14 mai, Substitut du Procureur de la Commune. Arrêté le 28 mai par les Versaillais, il est traduit avec Jourde, Assi, Courbet, Clément, Trinquet et d'autres Communards devant le 3ème Conseil de Guerre le 7 août. Il est condamné à mort et fusillé à Satory le 28 novembre 1871.
CITATIONS :ll déclare à ses juges "Membre de la Commune de Paris, je suis entre les mains de ses vainqueurs, ils veulent ma tête qu'ils la prennent ! Jamais je ne sauve ma vie pour lâcheté. Libre j'ai vécu, j'entends mourir de même".
FERRER Y GUARDIA Francisco
Né en 1859 en Espagne.
Révolutionnaire et pédagogue libertaire Espagnol. Il meurt en 1909.
FERRIER Louis
Né en 1900. Employé Municipal à Grenoble (Isère). Membre de la Section Française Internationale Ouvrière, puis du Parti Communiste Français après le Congrès de Tours en 1920. Secrétaire Adjoint de l'Union Départementale des Syndicats Ouvriers. Secrétaire Fédéral en 1923, Secrétaire du Comité de Ville à Grenoble en 1925. Démissionne de ses fonctions à la fin de 1925 pour raison de santé. Il meurt en 1930.
FEUERBACH Ludwig Andréas
Né le 28 juillet 1804 prés de Nuremberg (Allemagne).
Il est l'un des principaux philosophes de la Gauche Hégélienne. Il évolue vers le matérialisme et pense que l'idée de Dieu est comme un abandon de l'humanité et annonce l'heure où l'homme devient conscient que le "seul Dieu
est l'homme lui-même". Marx est beaucoup influencé par lui. Il meurt prés de Nuremberg le 13 septembre 1872.
OEUVRE : "L'Essence du Christianisme".
FIALA Gottlieb
Né le 14 octobre 1891 à Trebitsch (Bohème).
Fils d'une famille modeste, il vient très jeune à Vienne (Autriche). Il devient apprenti cordonnier et organise une grève opposée à l'Ecole Professionnelle obligatoire du dimanche. Il est fait prisonnier pendant la 1ère Guerre Mondiale sur le Front Russe et s'engage en 1917 dans l'Armée Rouge au lendemain de la Révolution. De retour en Autriche il adhère au Parti Communiste. Il devient en 1923 Membre du Comité Directeur du Parti. Elu en 1924 au Comité Exécutif de l'Internationale Communiste. Responsable de l'activité révolutionnaire dans l'armée et éditeur du journal "Rofe Hilfe" (Le secours Rouge) . Il est arrêté en 1925 et condamné à la prison pour ses activités anti-militaristes. En 1926 il est pendant quelques temps l'adjoint de Koplenig à la tète du Parti Communiste Autrichien et avec lui forme un groupe intermédiaire entre les deux tendances qui s'opposent violemment. Au 10ème Congrès en février 1929, il se déclare en désaccord avec la tactique du Komintern sur la Guerre et demande que les activités Révolutionnaires à l'intérieur des armées soient développées. Il est engagé comme ouvrier dans une fabrique de Chaussures et y devient pour de nombreuses années le Président du
Comité d'Entreprise. Il est en 1934 le Dirigeant du Syndicat Clandestin des "Ouvriers du Cuir et de la Chaussure". Après la libération en 1945, il retourne dans l'équipe dirigeante du Parti Communiste et en avril1946 il participe activement à la reconstruction de la Fédération des Syndicats Autrichiens et en devient Vice-Président. Il est démis de ses fonctions en octobre 1950 après que la grève générale organisée par le Parti soit un échec. Il siège de 1949 à 1954 au Bundesrat (Conseil Fédéral) et est le candidat du Parti Communiste Autrichien aux élections Présidentielle de1951. Il meurt le 28 décembre 1970 à Vienne.
FILDEN Samnuel
Anarchiste internationaliste du Groupe de Chicago (U.S.A).
FIERRO Gérard Rodolfo
Chef du système ferroviaire de Pancho Villa, composé de trains blindés et de trains hôpitaux très modernes. Il est déchargé de ce travail très dur est nommé Commandant d'une Brigade montée d'élite. Ami intime de Pancho Villa auquel il sert souvent de garde du corps.
FIESCHI Guiseppe
Né en 1790 à Murato en Corse.
Il est au service de Murat dans le "Royaume" de Naples, il conspire contre ce dernier. Le 28 juillet 1835 il tente à l'aide d'une machine infernale de tuer Louis-Philippe sur le Boulevard du Temple à Paris. Arrêté et condamné à mort par la Chambre des Pairs, il est exécuté en1836 à Paris.
FIGUEREDO Chino né à Cuba.
Il milite dans l'Organisation Directoire Révolutionnaire et suit Echevaria quand ce dernier est abattu au cour de l'attaque de la radio. Officier de la sûreté et il est l'un des principaux responsables de ce Ministère après la Révolution.
FILIPPI Bruno
Né en Italie.
Anarchiste Individualiste. Il meurt en 1919 dans l'explosion d'une bombe qu'il allait déposer au Cercle Noble de Milan.
FISCHER Ernest dit Wieden Peter
Né le 3 juillet1899 à Graz dans la Région de Styrie (Autriche).
Il est issu d'une famille d'officier. Pendant la 1ère guerre Mondiale, il se bat comme aspirant dans l'armée Autrichienne. Après la chute de l'empire Austro-Hongrois, il est élu Membre d'un Conseil de Soldats. Il entame à l'Université de Graz des études de Philosophie, mais des difficultés financières l'obligent à travailler en tant que manœuvre pour faire vivre sa famille. Il adhère en 1920au Parti Social Démocrate et devient rédacteur au quotidien du parti à Graz "Arbeiterwille" (Volonté Ouvrière). Ii se préoccupe essentiellement des problèmes culturels et de la jeunesse, ses travaux sont rapidement remarqués par le public. En 1924 il monte au Wiener Burgthlater sa pièce "Das Schweri Des Attila" (l'épée d'Attila), le Caritheater monte en 1931 son drame "Lénin". En 1927, il devient rédacteur de "Arbeiter Zeitung" (le journal des Travailleurs) à Vienne. Il reste à ce poste jusqu'en février 1934 date à laquelle le journal est interdit. Ii publie en 1932 son ouvrage "Krise Der Jugend" (La crise de la Jeunesse) qui provoque une polémique, cet ouvrage étant le premier sur la jeunesse ayant une approche Marxiste. Ii prend osition à la Gauche du Parti Social Démocrate Autrichien dans les conflits qui le déchire de l'intérieur. Porte parole le plus influent du Front des Jeunes pour combattre le fascisme de manière active. Ii est contraint à l'exil après les combats de février 1934 et rejoint la Tchécoslovaquie. Ii adhère en avril au Parti Communiste Clandestin. Il y assume rapidement des responsabilités et est élu Membre du Comité Centrai lors de la conférence qui a lieu en août 1934 à Prague. Il réussit à faire adhérer un certain nombre de Sociaux Démocrates après l'échec de leur Parti. Il est pour une unité d'action Commune avec les Socialistes Révolutionnaires . En juillet août 1935, il fait un discours au 7Ième Congrès de l'Internationale Communiste qui est très remarqué. A la mi-septembre il est de retour clandestinement à Vienne et commence au nom du Comité Centrai des négociations avec les Socialistes Révolutionnaires Autrichiens pour la création d'un front uni d'action. il
travaille avec Dimitrov et devient l'un des principaux Théoriciens du Parti Communiste Autrichien. Ii écrit des articles pour la revue théorique Clandestine du Parti "Weg Und Ziel" ainsi que pour le journal "L'lnternationale Communiste" sous un pseudonyme qu'il garde pendant la guerre alors qu'il devient speaker des émissions en langue Allemande de Radio-Moscou. A la fin d'avril 1945, ii revient en Autriche peu de temps après le départ des nazis avec Koplening et est nommé Secrétaire d'Etat à l'Education Nationale au sein du Gouvernement Provisoire. Il est l'un des 4 élus du Parti Communiste aux élections de novembre 1945 et reste Député du Conseil National jusqu'en 1959. Il est nommé avec l'accord de tous les Partis, Rédacteur en Chef de "Neues Osterreich", premier quotidien sous la seconde République Autrichienne pour son esprit d'ouverture et son attachement aux valeurs humaines, à la liberté et à la culture. Il reste Rédacteur en Chef du journal de1945 et1947. Il se préoccupe à partirde1950 de pis en pis à la critique littéraire et artistique, il devient l'un des théoriciens Marxistes de l'esthétisme. Ii écrit et traduit des poèmes en Allemand dont des œuvres de Baudelaire. Il rédige et publie ses mémoires sous le titre de Souvenirs et Réflexions". l s'intéresse à l'histoire de la littérature Autrichienne tout en élargissant ce cadre avec des essais sur : Gogol, Goethe, Kafka, Bretch et Peter Weiss qui font en la matière autorité. Sa plus grande réussite étant sa monographie du Kleist. Il essaie de définir le sens et la fonction de l'art en poursuivant deux objectifs que les travailleurs appréhendent mieux que "L'Art est nécessaire" et faire en sorte que les artistes et les écrivains comprennent que la Révolution l'est aussi. Mais bientôt il dévie vers un anti-Stalinisme dans lequel il prône des "Héros négatifs". Il doit, étant très malade, quitter son poste au bureau Politique du Parti Communiste. Il en est l'un des principaux instigateurs. pour la "réhabilitation" de Kafka qui se déroule en 1963 à Prague, Il prend en 1968 position contre l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Il n'est pas réélu au Comité Central en janvier 1969 ayant atteint la limite d'âge. Il est exclu du Parti le 28 octobre 1969.
FISCHER Otto
Né en 1902 à Graz, région de Styrie (Autriche).
Il travaille en tant que technicien à la construction du chemin de fer reliant Feldbach à Gleichenberg. Il prend alors contact avec le prolétariat et s'engage dans le mouvement social-démocrate autrichien. Il entre en désaccord avec son Parti face au fascisme. Il organise pour les noirs de Scotsborough une importante manifestation de solidarité pour empêcher leur exécution, cette manifestation unitaire sera la première d'une série. Il est traduit et condamné par la Cour d'Assises pour avoir combattu physiquement les nazis. Il milite aussi à l'intérieur de son Parti dans la tendance de Gauche.Il édite le journal intitulé "Der Rote Arbeiter" (Le Travailleur Rouge) qui souvent tire ,bien que clandestin, à 12 000 exemplaires, ce qui prouve une influence importante. Le 22 février 1934 en tant que Commandant du
Schutzund (Ligue de Défense Républicaine), il prépare la lutte armée dans sa ville de Graz. Il est grièvement blessé pendant des combats et est amputé d'une jambe, mais recherché par les forces de la répression nazie, il doit partir pour l'étranger. C"est à ce moment là qu'il adhère au Parti Communiste. Il revient en 1945 dans sa région natale et fait partie de ceux qui organisent le
Parti Communiste, il est à ce moment là, Secrétaire de la Fédération de Styrie. Membre du Comité Central, il se voit confier plusieurs responsabilités successives. Il se retire de la vie publique dans les années 50.
FISCHER Walter
Né le 6 janvier 1901 à Graz, Styrie (Autriche).
Il prend conscience de la pauvreté des travailleurs alors qu'il est médecin dans l'arrondissement populaire de Favoriten à Vienne. Il combat dans les rangs du Schutzbund (Ligue de Défense Républicaine). Il est obligé d'émigrer lorsque les fascistes prennent le pouvoir en Autriche. Il va combattre dans les Brigades Internationales en Espagne, avant de rejoindre l'URSS pendant la 2ème Guerre Mondiale. Il occupe les postes de Rédacteur et Speaker à Radio-Moscou et appelle le peuple Autrichien à la résistance. Il participe à la reconstruction de son Pays dès la libération de celui-ci. Il travaille surtout parmi les agriculteurs et devient le spécialiste des questions agricoles du Parti Communiste. Il écrit de nombreux articles. Membre du Comité Central, il est aussi poète et traduit des poèmes russes et soviétiques. Il ne sera pas réélu ayant atteint la limite d'àge lors du 20ème Congrés du Parti Communiste Autrichien. Il est en désaccord avec le Parti sur l'intervention en Tchécoslovaquie.
FLECHINE Sénia
Née en Russie Tsariste.
Anarchiste membre de la Nabat.
FLICTH
Née en Russie Tsariste.
Anarchiste Russe, elle est obligée de partir en exil au U.S.A. au début du 20ème siècle.
FLORENS Gustave
Né le 4 août1838 à Paris.
Il travaille d'abord en 1863 comme suppléant à la chaire qu'occupe son père au Collège de France. Il y met en cause les superstitions religieuses inculquées aux étudiants, ce qui lui vaut d'être chassé du Collège de
France. Il part successivement en Belgique, Turquie, Grèce et enfin arrive en Crète. Il est nommé à l'Assemblée Nationale et combat en 1866 avec les crétois contre les Turcs. Il revient à Paris en 1868 pour travailler au journal "La Marseillaise" où il écrit des articles sur les problèmes militaires. Il assiste le12 janvier1870à l'enterrement de Victor Noir et aux manifestations qui s'en suivent. Il est condamné à la déportation mais réussit à gagner l'Angleterre avant d'aller en Allemagne et de retourner en Grèce. Il quitte ce dernier pays pour revenir à Paris et participe à la révolution du 4 septembre 1870. Il prend une part encore plus importante à la journée du 31 octobre 1870. Il prend position contre les conditions acceptées par le Gouvernement signataire de l'Armistice et est arrêté sur ordre du Gouvemement de la "Défense Nationale". Libéré, il entre dans la clandestinité. Elu membre de la commune de Paris dans le 20ème arrondissement, il est chargé de prendre le commandement de la 20ème Légion. Fait prisonnier, il est sommairement exécuté avec un coup de sabre par le Lieutenant de gendarmerie Desmarest le 3 avril 1871.
OEUVRE "Histoire de l'Homme" (1863) ; "Ce qui est possible" (1864) ; "Science de l'Homme" (1865) ; "Paris Livre" (1871).
FLOTTE Benjamin
Né en 1814.
Il est cuisinier- restaurateur de profession. Disciple de Blanqui, il est condamné à 5 ans de détention pour avoir participé très activement aux événements du 15 mai 1848. Il s'exile en Amérique pour échapper à la répression policière. Il revient en France en1871, il est chargé par Rigault le 17 mars 1871 de négocier en direction des Versaillais pour obtenir la libération de Blanqui contre les otages.
FOMBERTAUX Antoine
Né en 1795.
Il fut d'abord cordonnier avant de devenir concierge. Communiste révolutionnaire. Il est à plusieurs reprises condamné par la justice pendant la Monarchie de Juillet. Il anime des Clubs sous la 2ème République. Il se bat sur des barricades pendant les événements du 2 décembre 1851. Il est arrêté et condamné à la déportation et envoyé en Algérie.
FONDIN Pierre
Né le 14 octobre 1911 à Guemene- Penfao (Loire Atlantique). Métallurgiste de profession. Il s'engage comme volontaire pour combattre en Espagne dans les Brigades Internationales. Le 1er août 1936, il est affecté à la 9ème Division de Cavalerie Espagnole. Il participe aux combats jusqu'au 4 juillet
1937 date à laquelle, il est rapatrié. Il retourne à Nantes et milite au Parti Communiste Français.
FONTAN Gérardo Abreu
Né à Cuba.
Il est un des leaders de la jeunesse cubaine. Il est l'un des dirigeants
du Mouvement 26 à La Havane et chef de la milice. Il est assassiné en 1958.
FOUQUIER-TINVILLE Antoine Quentin dit "Le pourvoyeur de la guillotine"
Né le 10 juin 1746 dans l'Aisne. Il est tout d'abord procureur au Châtelet entre
1774 et 1783, mais il est contraint de vendre sa charge pour redevenir un simple commis dans les bureaux de la police. Il était un ami et parent de Camille Desmoulins. Il devient un défenseur acharné de la Révolution. Il appuie la politique de Danton et de Robespierre, il est nommé en août 1792 membre du jury d'accusation et accusateur adjoint avant de devenir accusateur public au Tribunal Révolutionnaire en mars 1793. Il est implacable avec "les traîtres et les contre révolutionnaires". Il se retourne contre ses anciens amis politiques et le 9 thermidor, il. fait condamner Robespierre. Mais il est victime de la réaction thermidorienne, il est à son tour mis en accusation. Son procés dure 41 jours, il est condamné à mort et guillotiné
le 7 mai 1795 à Paris.
FOURIER François-Marie-Charles
Né en 1772 à Besançon (Doubs).
Fils d'un marchand de draps aisé. Il part s'installer à Lyon et crée un magasin d'épicerie. Il est ruiné pendant le siège de Lyon en 1793 où il participe à l'insurrection fédéraliste. Il est arrêté, il devient alors successivement, employé de commerce, commis aux écritures, caissier dans des entreprises
lyonnaises et parisiennes. Autodidacte, il publie en 1808 "La Théorie des Quatre Mouvements et les Destinés Générales"; en1822 " Le Traité de l'Association Domestique et Agricole" qui est publié en 1841sous le titre "Le Traité de l'Unité Universelle". Il va à l'encontre de Robert Owen, Saint Simon. Il publie en1829 "Le Nouveau Monde Industriel" et en 1835 "La Fausse Industrie" . Son principal disciple est Victor Considérant qui fonde une revue en 1830 pour faire connaître ses idées. Il crée après la Révolution de 1830 un phalanstère, cette expérience est un échec. Il est le type même du socialiste utopique romantique. Il meurt dans la misère, le 9 ou 10 novembre 1837 à Paris.
FOURNEL Jules
Né le 4 décembre 1900 à Saint Marc- sur-Couesnon(Ille -et - Villaine). Militant communiste, il s'engage en décembre 1936 pour aller combattre
dans les Brigades Internationales en Espagne. Il est mortellement blessé au combat et décède à Balsain le 29 mai 1937.
FRANCOIS J.B
Il est le directeur de la Roquette pendant la Commune de Paris en 1871. Il est d'abord condamné aux travaux forcés à perpétuité avant d'être condamné à mort dans le "procès de l'archevêque" et l'affaire de la "rue Haxo". Il est exécuté par les Versaillais au fort de Satory le 24 juillet 1872.
FRACHON Benoît
Né le 13 mai 1892 au Chambon- Feugerolles (Loire).
Il est le fils d'un mineur et travaille dès l'age de13 ans. Il adhère et milite à la Confédération Générale du Travail de bonne heure. Il adhère en 1920 au Parti Communiste Français au lendemain du Congrès de Tours. Elu en 1922 Conseiller Municipal Communiste. Membre du comité central de son parti en 1926. En 1933, il devient secrétaire de la Confédération Générale du Travail Unitaire avant de devenir secrétaire de la Confédération Générale du Travail réunifié entre 1936 et1939. Il dirige sous l'occupation nazie avec Jacques Duclos, l'action du Parti Communiste Français. En 1967, il quitte son poste de secrétaire général de la Confédération Générale du Travail pour devenir Président de cette organisation. Il fait partie de la délégation qui négocie les accords de Grenelle après mai 68. Il meurt en 1975.
FRANCIS Ahmed
Né en 1912 à Relizane (Algérie). Il fait des études de médecine à Paris, où il obtient son diplôme de médecine. Il est militant de l'Aeman. Il revient en Algérie à la veille de la 2ème guerre mondiale. Il ne fait que peu de temps son métier pour se consacrer à l'action militante. Il est interné après les événements de mai 1945. A sa libération, il est l'un des fondateurs de "L'Union Démocratique du Manifeste Algérien " (UDMA). Elu député et président du groupe des élus de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien à l'Assemblée Nationale Algérienne. Il suit Ferhat Abbas au Front de Libération National (F.L.N.) en 1956. Membre de la délégation extérieure du FLN, il fait un voyage en Scandinavie et en Amérique latine. Elu membre du Conseil National de la Révolution Algérienne, il devient en juin 1958, membre du Secrétariat permanent du Maghreb Uni et en septembre Ministre des Affaires Economiques et Financières du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne. Ministre des Finances à partir du 27 septembre 1962. Il meurt en 1968.
FRANKEL Léo
Né le 28 février 1844 en Hongrie.
Fils d'un médecin, il rencontre en 1864 alors qu'il est emprisonné dans une forteresse en Allemagne, Bébel et Jacobi, qui lui font connaître l'idéal socialiste. Après sa libération, il part en Angleterre, où il se lie avec Karl Marx. Il rejoint la France et crée à Lyon une section de l'Internationale. Il se rend à Paris pour travailler comme ouvrier - bijoutier. Il est arrêté et condamné à 2 mois de prison, le 9 juillet 1870, dans le procès contre l'Internationale. A la chute de l'Empire, il est libéré alors qu'il se trouve dans la prison de Beauvais. Il est de retour à Paris et s'engage dans un bataillon de marche de la Garde Nationale. Il recrée le Conseil Fédéral de l'Internationale avec Varlin. Le journal "Le Réveil" dit de lui, le 7 juillet1870, qu'il est un "homme d'étude, de travail et de réflexion". Il est l'un des premiers à comprendre le sens politique de la journée du 18 mars. Elu député le 26 mars par le 13ème arrondissement au conseil de la Commune de Paris, membre de la Commission du Travail et des Echanges le 29 mars, il devient le 5 avril membre de la Commission des Finances et le 20 avril, il est délégué au Travail, à l'Industrie et à l'Echange. Il essaie de faire certaines réformes tout en restant réaliste et son bilan est nettement positif. Il est blessé le 25 mai au faubourg Saint-Antoine, il se cache et réussit à fuir en se déguisant en menuisier. Il passe parla Suisse et arrive à Londres (Angleterre). Il est condamné à mort par contumace le 19 septembre1872.Le gouvernement français demande son extradition à son homologue anglais, mais ce dernier refuse. Il devient le secrétaire -correspondant de l'Internationale pour l'Autriche-Hongrie et il participe à la Haye entre les 22 et 29 septembre1872 au Congrès de l'Internationale, il y combat les Bakounistes. Il retourne en Hongrie en 1876 et y crée un journal intitulé "Woches Kronik" (Chronique Ouvrière Hebdomadaire), il participe aux luttes ouvrières. Il fonde en mai 1878, le Parti des Ouvriers Non Electeurs. Bientôt suivi d'un Congrès d'union qui a lieu les 16 / 18 mai 1880. Il est arrêté et condamné en février 1882 à 2 ans de prison à la suite d'un mouvement de grève. Il part en 1884 pour Vienne, il exerce dans cette ville, le métier de correcteur au journal " Wiener Allgemeine Zeitung" tout en écrivant dans la revue socialiste "Gleichheit" (Egalité). Il revient à Paris en 1889. Il prend part la même année au Congrès constitutif de la 2ème Internationale. Il participe aux Congrès de Bruxelles en 1891, Zurich en 1893 et au Congrès international des mineurs qui se déroule à Paris en 1895. Il réussit grâce à son autorité morale à reconstituer, bien que proscrit, le Parti Ouvrier Hongrois au Congrès des 7/8 décembre 1890. Il vit difficilement, ses revenus étant composés de ses remboursements de correspondant parisien du journal Vorwaerts" somme qui ne dépasse pas 125 francs par mois. Il tombe malade vers la fin de 1895 et meurt d'une pneumonie le 29 mars 1896 à l'hôpital Lariboisière à Paris. Il est enterré au Père-Lachaise, son corps étant "recouvert" à sa demande d'un drapeau rouge, "drapeau du prolétariat intemational".
FRANCK Otto
Né en 1877 en Allemagne.
Il adhère au Parti en1898. Délégué et organisateur des Spartakistes pendant la 1ère guerre mondiale. Il est le bras droit de Liebknecht en octobre 1918. membre du Conseil Ouvriers et Soldats de Berlin, il travaille avec Pieck. Il est arrêté en1933, il est libéré et part pour l'Angleterre. Il est de retour en RDA (République Démocratique Allemande) en 1946.
FREISTADT Bénédikt dit FRET Bruno dit FRANZ Karl
Né le 11 juin 1897 à Bratislava (Slovaquie). Né dans une famille juive pauvre, il arrive à faire des études secondaires et supérieures malgré de grosses difficultés qu'il surmonte avec courage. Il obtient un doctorat de philosophie à la fin de ses études à l'Université de Vienne (Autriche). Il milite pendant ses études dans l'aile gauche du Parti Social-Démocrate, mais il est sympathisant du Parti Communiste Autrichien. Il devient en1922 et1925 correspondant à Berlin (Allemagne) du journal socialiste "Der Abend" (Le Soir) édité à Vienne, il en devient le rédacteur en chef en1929. Il écrit des livres-reportages et fait éditer en 1927, un récit sur la révolte des marins de Cattaro. Il travaille à partir de 1929, dans la très connue revue berlinoise "Die Weltbuhne" (La scène Mondiale). Il écrit en 1929 un article sur l'URSS dans lequel il décrit avec admiration le Ier pays socialiste. Il est appelé la même année par Willi Münzenberg à Berlin pour prendre la rédaction en chef du quotidien "Berlin Am Morgen" (Berlin le Matin). Mais à l'arrivée au pouvoir d'Hitler, il est contraint de partir en exil, à Prague puis Paris. Il participe activement dans cette dernière ville aux activités des émigrés allemands et en 1934, il adhère au Parti Communiste Allemand. En 1933, il fonde avec W. Münzenberg et A. Abush le "Der Gegenangriff> (La contre Attaque) journal anti-fasciste. En 1935, il en devient le rédacteur en chef. Il travaille beaucoup avec W. Münzenberg et participe au célèbre "Livre Brun" qui combat le fascisme allemand. Il est l'un des fondateurs d'un "bureau anti-fasciste" à Paris en 1936 avec Heinrich Mann, Rudolf Breitscheid et Max Braun. Il est à partir de mars 1936 rédacteur en chef de la "Deutsche Volkszeitung" (La voix du peuple allemand). Pendant l'occupation nazi, il écrit sous le nom de Karl Franz. Il est arrêté par la police française en1939 et interné au camp du Vernet, il en tire son livre "Les Hommes du Vernet". Il réussit après l'arrivée des troupes allemandes en France à partir pour le Mexique où il se réfugie en1941. Il fonde à Mexico un groupe d'émigrés autrichiens, il publie une revue appelé "Austria Libre", Il est de nouveau en Autriche en 1947, il y continue son méfier de journaliste et devient le rédacteur en chef du
quotidien du Parti Communiste "Der Abend" (Le Soir), avant d'être le correspondant pendant plusieurs années en Chine Populaire pour le journal "Volksstimme" (La Voix du Peuple). A partir de 1959, il édite à Vienne la revue "Das Tagebuch". Il condamne l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Il édite tout au long de sa vie de nombreux livres documentaires.
FREY Joseph
Né en 1882 à Strakonitz (Tchécoslovaquie).
Il part faim ses études de droit à Vienne (Autriche) où il se distingue aussi au football. Il adhère au mouvement socialiste et fonde avec d'autres étudiants l'Association Social-Démocrate des Etudiants. Son ami Otto Bauer lui donne un poste de rédacteur au journal "Zeitung", il reste à ce poste jusqu'à la déclaration de la 1ère guerre mondiale. Il étudie pendant la durée de la guerre les problèmes militaires et politiques en vue d'une révolution prolétarienne qu'il pense imminente. Il commande le 11 novembre 1918, jour de l'armistice, les "Gardes Rouges" en remplacement d'Egon Irwin. Il est élu le 5 décembre 1918 Président du Comité Exécutif du Conseil des Gardes Rouges de Vienne. Pour lui les Conseils de Soldats doivent avoir un rôle de "gardiens militaires de l'évolution socialiste du pays". Il est en désaccord avec Friédrich Adler et Otto Bauer sur le rôle des Conseils Ouvriers et réclame une République des Conseils. Il démissionne le16 août1919 de ses fonctions suite au désaccord sur les Conseils Ouvriers. Il milite dans l'aile extrême-gauche du Parti Social Démocrate "Le Groupe de Travail des Sociaux Démocrates Révolutionnaires". Il combat farouchement la direction du Parti qui a une politique de coalition avec les autres partis, il est alors exclu pour ses "manquements à la discipline" après les élections d'octobre 1920. En janvier 1921, il adhère au Parti Communiste et un groupe de Sociaux démocrates assez important font avec lui la même démarche. Il devient rapidement l'un des responsables grâce à ses dons d'orateur et de combativité. Membre du Bureau Politique, il est le principal responsable de la tendance de gauche. Il entre en contact avec Trotsky, mais est exclu par décision du Komintern pour sa solidarité avec l'opposition de gauche du parti. Il fonde au lendemain de février 1934 et ce, dans la clandestinité, le "Kampfbund Für Die Befreiung Der Arbeiterklasse" (Union de Lutte pour la Libération de la Classe Ouvrière) qui aura une orientation Trotskyste. Après l'invasion de l'Autriche (Anschluss) en 1938, il est contraint à l'émigration et part se réfugier en Suisse. Il meurt le 17 mars 1947 à Zurich (Suisse).
Œuvre
"Revolutionare Disziplin" (Discipline révolutionnaire, vienne 1919.)
FRIBOURG
Membre de la Commission adjointe au 1er Bureau de Paris de la 1ère Internationale avec la responsabilité de Secrétaire-correspondante.
FRIOS Ciro dit "El Moro"
Né à Cuba, d'une famille de paysans de la montagne.
Il devient capitaine dansl'armée de la Révolution et participe à l'invasion de mars 1958 par le second Front avec Raoul Castro. Il meurt en avril pendant la bataille qui a lieu à Soledad.
FRISCIA Savério
Né en 1816 à Naples (Italie).
Anarchiste napolitain, il est un des partisans de Bakounine et un des membres fondateurs de la Fraternité Internationale.
FUERBERG Friedl ou Siegfrid dit Hofkirchner Ludgwig
Né le 16 mai 1902 à Vienne (Autriche).
Il adhère au Parti Social-Démocrate à l'âge de16ans bien qu'il suive encore des cours au lycée. Pendant le printemps 1919, il adhère au Parti communiste. Il abandonne les études qu'il suivait à l'école technique supérieure et devient un militant permanent. Il est membre de la direction des Jeunesses Communistes d'Autriche. Membre du Bureau Politique du Parti Communiste à partir de 1924.En 1926, il part à Moscou pour devenir Secrétaire de l'Internationale des Jeunesses Communistes (ICJ). Il est le représentant au sein du Parti de la ligne officiel du Komintern pendant les luttes internes qui le secoue. Il est de retour à Vienne en1932etest nommé secrétaire de l'organisation du Parti de la capitale. Il réussit la transition nécessaire entre la légalité et la clandestinité du fait de l'interdiction de 1933. Il créé avec Honner le front d'unité avec les Socialistes Révolutionnaires Autrichiens. Il prend pour militer le pseudonyme de : Ludwig Hofkirchner. Il est arrêté le 25 janvier 1935, pendant une réunion, avec les Socialistes Révolutionnaires. Il est condamné lors du procès de ces derniers en mars 1936 à 2 ans de prison. Il est transféré dans le camp de concentration de Wöllersdorf, mais le 20 octobre1936, il s'évade avec Honner et se rend en Tchécoslovaquie avant de passer en URSS. Il devient journaliste puis reporter-radio. Il est parachuté avec Honner en Yougoslavie en1944 pour créer le bataillon autrichien de la liberté qui le 20 avril1945 entre dans Vienne. Il est à partir de cette date, membre de la direction du Parti comme membre du Bureau Politique et Secrétaire du Comité Central. Il approuve l'entrée des forces du Pacte de Varsovie en 1968 en Tchécoslovaquie. A partir de cette période, il occupe le poste de rédacteur en chef du journal "volksstimme" (La Voix du Peuple) après le départ de F. West. Il est l'auteur de nombreux articles sur l'histoire du Parti Communiste Autrichien.
FUJIMORI Seikichi
Né le 28 août 1892 à Kawi-Suwa, département de Nagano -Japon).
Etudiant à la section de littérature allemande de l'Université de Tokyo, il publie pendant ses études en juin1914, un volumineux roman intitulé "Nami" (Les Vagues) qui est le premier d'une longue série. En 1916, il finit ses études avec un diplôme et devient enseignant à l'école supérieure de Dairoku. En1917, il quitte l'enseignement pour se consacrer à sa carrière d'écrivain. Membre à partir de 1920 de la "Shakai Shugi Dömei" (Fédération Socialiste). Il est l'un des fondateurs de "Nihon Fëbian Kyökai" (Association Fabienne du Japon) en avril 1924, peu après le grand tremblement de terre. En mai 1924 avec l'aide de Wakizö Hosoi, il travaille sous divers noms, dans des usines et des fermes, pour mieux appréhender les difficultés des travailleurs. Il décrit cette expérience d'un an et demi dans un livre paru en1926, intitulé "Au Loup !". En mai 1926, il écrit une pièce de théâtre intitulée "Haritsuke Shigezaemon" (Shigezaemon Sacrifié) à partir de cette date, il publie régulièrement des pièces de théâtre. En février 1927, il adhère à la "Bungei Sensencha" (Société du Front Littéraire), mais quitte cette organisation suite aux diverses scissions qui la secoue pour adhérer à la "Rögei (ou Rönö) Geijutsuka Renn Mei" (Ligue des artistes ouvriers paysans). Il devient à sa fondation en avril 1928, Président de la "Zen Nihon Musansha Geijutsu Renmei" (Ligue Pan-Japonaise d'Art Prolétarien Napf ". Il est en1929 Président de la Nihon Puroretaria Sakka Dömei (Fédération Japonaise des Auteurs Prolétariens) lors de sa création. En janvier 1930, il part habiter à Berlin (Allemagne) . Il se rend à Karkov pour représenter le Japon à la conférence mondiale de la "Kokusai Kakumei Sakka Dömei" (Fédération Internationale des Auteurs Révolutionnaires). Il est de retour au Japon en avril 1932, mais est arrêté pour avoir aidé sur le plan financier le "Nihon Kyösan Tö" (Parti Communiste Japonais). Il est remis en liberté provisoire, il est l'un de ceux qui organise en septembre la "No Tomo No Kai" (Société d'Amitié avec la Russie Soviétique), il en est d'ailleurs élu Président. A partir de février 1934, il développe son activité d'écrivain pour publier de nombreuses pièces et romans à caractère historique. Les héros de sa littérature sont des personnages qui promeuvent des idées d'avant-garde. Il est contraint face à la répression accrue de faire des ouvrages qui soient moins critiques au régime en place. Après la 2ème guerre mondiale, il est l'un des membres fondateurs de la "Shin Nihon Bungakukai" (Société Littéraire du Nouveau Japon) et adhère au Nihon Kyösan Té (Parti Communiste japonais) lors de la séparation de plusieurs tendances du parti, il crée avec Nakashi Ema, en automne1950, la "Jinmin Bunkasha" (Société Littéraire Populaire). Il est élu en 1972, Président du Nihon Kikumin Kyüenkai (Secours
Populaire Japonais).
FUJIMOTO Jintarö
Né le 16 janvier 1912 à Hitaka district de Hyögo (Japon).
Fils d'une famille d'agriculteurs. Il obtient en mars 1926 son certificat d'études primaires, puis travaille dans les soieries de Gunze en tant qu'ouvrier dans l'usine d'Ebara. Il milite dans les luttes ouvrières qui y ont lieu. En mars 1930, il part des soieries. En décembre 1930, il entre dans la caoutchouterie de Shibata, il y créé un Cercle Culturel. A l'automne 1931, il adhère au Nihon Kyösan Té (Parti Communiste Japonais), il y crée aussi la cellule de son entreprise qui publie un journal intitulé "Röru" (La Presse à imprimer). Suite aux arrestations de plus de 1 000 communistes du 26 août qui décapite le Parti (avec ses lu militants jugés), il devient membre du Comité de Ville pour Köbe et est chargé de la restructuration. Président du Comité de ville en mai 1932. En septembre 1932 les dirigeants de la section de la région de Kansai étant tous arrêtés, il est chargé de les remplacer et en janvier 1933, il réorganise cette section. Il est à son tour arrêté la nuit du 12 mars1933 à Tennöji, bien que torturé, il résiste. Malade d'une péritonite tuberculeuse, il est remis en liberté provisoire. Il meurt suite à sa maladie le 8 décembre 1934.
FUJIOKA Junkichi
Né le 28 juin 1902 à Yasudamura district d'Aki dans le département Köchi , Japon).
Après avoir obtenu son diplôme à l'école primaire supérieure d'Yasudamura, il travaille dans une librairie. Mais l'année qui suit la librairie est incendiée pendant les "émeutes du riz". Il prend conscience de l'intérêt de l'action "socialiste". Il va étudier chez Toshihiki Sakai avec lequel, il entretenait une correspondance suivie. Il adhère en 1922, alors qu'il vient de se créer, au Nihon Kyössan Tö (Parti Communiste Japonais). Il est contraint de fuir suite à la demande d'arrestation provoquée par l'affaire Gyömin Kyösan Tö (Du Parti Communiste des Hommes de l'Aube). Il gagne la Chine, mais est arrêté à Tch'ang-Tch'ouen et est libéré un an après. Il se rend alors à Osaka et fonde la revue "Chöryù" (Courants). Il organise à Tôkyô le Nihon Hökyù Kumiai (Syndicat des Salariés Japonais), il en est le permanent. Il fonde une maison d'édition appeler "Kyöseikaku" en 1926 et en 1927, il publie "L'Etat et la Révolution" de Lénine. Il publie 500 ouvrages de la littérature de gauche et entre autres celles de Marx et Lénine. En 1945, il fonde une nouvelle maison d'édition la "Shökö Shöten", il publie la même année "Le manifeste du Parti Communiste" de Marx traduit grâce à Toshihilo Sakai et Shüsui Kötoku. Il publie avec cette maison d'édition, 250 livres socialistes, jusqu'en 1952, année à laquelle la librairie est fermée.
FUKATANI Susumi
Né le 30 juin 1898 à Yamamura, département de Ishikawa Japon).
Fils d'une famille de très pauvres agriculteurs. Il travaille après ses études primaires comme ouvrier agricole, puis ouvrier dans le bâtiment et enfin ouvrier dans les forges d'osaka. Il va faire son service militaire en 1918 et y reste pendant 3 ans. Il travaille, après être retourné à la vie civile, dans les Bureaux des statistiques du Conseil des Ministres avant d'exercer plusieurs métiers dont fondeur de caractères d'imprimerie. En 1928, il commence sa carrière de journaliste à Tôkyô, il est militant de "Insatsukô" et de "Nihon Shuppan Rödö Kumiai" (Syndicat des Ouvriers de l'Imprimerie et Syndicat Japonais des Ouvriers de l'Edition). Il est élu en 1931 membre du Comité Central de l'Institut Prolétarien de Recherches Scientifiques, il y exerce les responsabilités de Chef des sections de publications. Lors de la restructuration de l'établissement il devient le secrétaire général de la "Puroretaria Kagaku Dömei" (Fédération Scientifique Prolétarienne), et permanent de la "Nihon Puroretaria Bunka Renmei" (Ligue Japonaise de Culture Prolétarienne). Il est arrêté et emprisonné en 1933 pour avoir écrit et publié son ouvrage intitulé "Nihon Kyössan Tö Hankö Böthö Ki" (Rapport sur le Procès Public des Membres du Parti Communistes Japonais). Il recrée à sa libération pratiquement totalement la "Puroretaria Kagaku Dömei" et est de nouveau arrêté. En 1939, il trouve un travail d'employé de bureau à l'assemblée centrale des Coopératives du Manshükuo (Mandchourie envahie par les Japonais). Il y milite contre la colonisation et le militarisme, il est arrêté cette fois par la "Kenpeitai", (police militaire de type Gestapo) de l'armée d'occupation japonaise dans le cours de l'année 1941. Il ne sera libéré qu'en 1944 et renvoyé de force au Japon. En 1945, on lui donne la responsabilité de chef de la Zenkoku Nögyökai (Section des enquêtes de la Société Nationale des Paysans). Il adhère en 1946 au Nihon Kyösan Tö (Parti Communiste Japonais), et de vient membre du Comité Central, section paysannerie. En 1950, il devient le responsable des problèmes paysans au sein du journal "Akahata" (Drapeau Rouge) organe du Parti. En1955, il reprend ses responsabilités de chef de la section des paysans et membre du comité de rédaction de l'organe central du Parti. En 1962, il est membre de la délégation du Parti qui participe aux travaux du Congrès du Parti communiste Bulgare. En 1972, il est professeur de l'école du Parti et vice- président du comité des questions économiques également directeur de l'Institut de Recherches sur les Sciences Sociales dépendant du Comité Central du Parti Communiste Japonais.
FUKOMOTO Kazuo dit Hojö Kazuo
Né le 4 juillet 1894 à Shimohôjô district de Hara-Haku dans le département de Tottori ,Japon).
Il fait des études de droit à l'Université de Tôkyô. Il obtient son diplôme en 1920 et enseigne à l'école supérieure de Matsue qui vient juste d'ouvrir. Il devient en 1921, chercheur détaché par le Ministère de l'Education et part à l'étranger, USA, Grande- Bretagne, Allemagne et enfin la France. Il prend le marxisme comme base de ses recherches. Il ne revient qu'un an et demi après au Japon, une fois qu'il a fini ses ouvrages écrits en grande partie au quartier Latin à Paris: "Processus de formation et de transformation de la société" et "Traité d'organisation d'un parti". Il est de nouveau au Japon en 1924. En janvier 1925, il enseigne à l'école supérieure de commerce de Yamagushi. Il écrit son premier article "La porté du Capital de Marx dans la critique de l'économie politique" dans la revue "Marukusushugi" (Marxisme) en décembre 1924. Cet article est bien accueilli par la critique car il prend de front le domaine de la méthodologie des sciences économiques et va à l'encontre des grands penseurs japonais de l'époque. Il continue dans la polémique en publiant plusieurs articles, il publie entre autres une contribution sur la polémique opposant Lénine et Rosa Luxembourg sous forme d'un traité d'organisation "Position historique du problème de l'organisation des partis de la classe prolétarienne en Europe". Dans la livraison d'octobre 1925 de "Marukusushugi", il publie un article intitulé : "Quel est le processus d'orientation - Quel processus allons-nous trouver nous-même ? Principes marxistes de rassemblement des prolétaires". Avec cet article, il crée le "Fukimoto-isme", il pense que la tache prioritaire n'est pas la création d'un parti ouvrier unique, mais que les personnes les plus éclairées doivent être mises en avant, en entretenant des polémiques qui permettent de les "identifier par rapport à ceux qui ne sont pas marxistes. Il écrit une série d'articles ayant pour thème la remise en cause de la "doctrine prolétarienne" de Mitsu Kôno, KatsumamAkarnatsiu, et Kamekichi Takahashi qu'ils considèrent comme des corporatistes et des économistes. A partir de 1926, il s'en prend au plus célèbre des théoriciens marxistes japonais Hitoshi Yarnakarna, il s'attaque à sa théorie du "Parti du Front Commun". Il quitte son poste d'enseignant à l'école supérieure de commerce et part pour Tôkyô. Il adhère au Groupe Communiste lors de la dissolution du Parti. Il devient rédacteur en chef-adjoint de la revue "Marukusushugi" (Marxisme). Il fonde en mai 1926 une publication intitulée : "Sous le Drapeau du Marxisme". Il est chargé de rédiger une proclamation en 3 points pour la reconstitution du Parti Communiste Japonais, Il est nommé permanent et responsable de la Section Politique. Il est convoqué à Moscou au siège du Komintern avec les autres responsables du Parti Communiste Japonais reconstitué. En effet le Komintern n'approuve pas l'orientation "Fukomoto-isme" du Parti. Il est arrêté en juin 1928 pendant la répression qui a commencé le15 mars. Il n'est jugé qu'en 3ème instance et condamné qu'en mars 1934, la peine qui lui est infligée par la justice de classe est sévère : 10 ans de prison. Il est incarcéré à la prison de Kushiro (Hokkaidö), cela lui fait avec ses 4 ans de prison préventive un total de 14 ans. Il est libéré le 24 avril 1942, mais est mis sous surveillance par la police impériale. Il travaille à sa libération sur des recherches de l'histoirede la Renaissance japonaise (fin 16ème - 17ème siècle). Il adhère de nouveau au Parti (qu'il avait quitté) en janvier 1950. Il est candidat en juin aux élections de la Chambre des Conseillers mais est battu. Il est arrêté le 4 septembre1951 parle quartier général des forces d'occupation américaine suite au décret interdisant la fonction publique aux Communistes japonais. Il crée une tendance opposée à la ligne officielle du Parti et milite dans le mouvement paysan. Il est exclu du Parti en 1958 et à partir de cette date, il écrit des livres sur les problèmes du socialisme et l'histoire du capitalisme japonais.
FURUKAWA Rikisaku
Né le 14 mai 1884 à Nishi-Tsumura (actuellement Koharna district d'onyü, Département de Fukui.
Il est décrit comme quelqu'un de petit (1 m 36) ayant de ce fait l'air d'être un enfant. Il vit pendant une courte période à Köbe, puis se rend en 1903 à Tôkyô, il trouve du travail dans le jardin d'horticulture Körakuen. Il prend conscience de la lutte des classes en lisant le journal "Hikari" (La Lumière) et en rendant visite à des personnalités (Kötoki, Sakai et Nishikawa. Il prône la lutte par des attentats contre des personnalités tel que les ministres, le procureur général et le chef de la police. Il devient en 1909, responsable de publication pour la revue "Jiyil Shisö" (La Libre pensée). A l'automne 1909, il est appelé par Kanno Suga et Nimura Tadao chez Kötoku Shûsui pour réparer un attentat à la bombe contre le représentant de l'impérialisme japonais l'empereur lui-même. Ses amis sont arrêtés le 25 mai l910, et lui le 28. Ils sont accusés de crime de lèse-majesté le 31 du même mois. Le jugement est rendu le 18 janvier et il est, avec 10 autres, condamné à mort et exécuté le 24 janvier 1911 à la prison de Tôkyô.
FURUKAWA Shigeru
Né le 26 juillet 1906 à Otaru (Hokkaidö).
Après avoir obtenu son diplôme de l'école supérieur de Yamagata en 1926, il part continuer ses études à l'université de Tôkyô. Il adhère à la "Société des Hommes Nouveaux" (Shinjin Kai) qu'il rencontre au sein de l'université. Il entre à l'école des citoyens en qualité d'enseignant, école gérée par la fondation de l'université. Il devient en janvier 1927, responsable de la section de "Kötö du Rönö Nömin Tö" (Parti des Ouvriers et des Paysans). Il participe comme candidat communiste aux premières élections générales au suffrage universel de février 1928. Il est arrêté le 15 mars 1928 lors de la répression massive qui frappe les Communistes japonais. Il devient Secrétaire de la section de Minami- Katsushila du "Tôkyô Gödö T.dö Kumiai" (Syndicat unifié des Ouvriers de Tôkyô). Il est de nouveau arrêté le 16 avril 1929, et est torturé malgré son état de santé (béribéri cardiaque), mais il est libéré suite à l'aggravation de sa maladie. Il part se soigner à Yamagata et revient guéri accompagné de ses parents. Il milite à partir dé cette date dans la clandestinité à la section technique du Comité Central du Parti Communiste.Il est arrêté une troisième fois en février1931J et envoyé à la prison d'lchigaya, il entame une grève de la faim qui risque lui coûter la vie. Il est envoyé dans un hôpital pour se faire soigner mais il réussit à s'enfuir. Il se retrouve de nouveau dans la clandestinité et combat la fraction "Tasü Ha" dite majoritaire. Alors qu'il milite pour la reconstruction de la section de la région de Tôkyô, il est encore arrêté en juin1934. Suite à de nouvelles tortures, il engage une autre grève de la faim qui dure 60 jours et ne prononce pas une seule parole, il est sumommé par les médias de l'époque "L'homme-huître".Il contracte la tuberculose lors de son séjour en prison et est libéré à titre provisoire pour maladie en mai 1935. Il meurt à l'âge de 29 ans le 15 décembre 1935.
FURNESTIN Gabriel
Né à Neuvic (Corrèze).
Il est l'un des nombreux militants du Parti Communiste Français qui s'engagent pour la guerre d'Espagne dans les Brigades internationales. Il meurt au combat sur le front de Tortosa le 26 juillet 1938.
FURUTA Jaijirö
Né le1er janvier 1900 à Tôkyô.
Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, il entre à l'université de Waseda. Il adhère à la "Shakaishugi Dantai Minjin Dömeikai" (Fédération Populaire des Groupes Socialistes) en 1919 qu'il quitte dans l'été 1921. Il rejoint petit à petit le mouvement anarchiste et organise avec Yoshinaga Watanabe et Arata Nagahsima dans le département de Saitama le mouvement paysan de Hasuda. Il crée avec ses deux amis la "Kosakunin Kai" (Société des Petits fermiers) et un journal intitulé "Kosakunin" (Petits fermiers) afin d'en permettre le développement. Malgré leurs efforts, les résultats sont décevants. Au cours de ces nombreuses activités, il rencontre Tetsu Nakahama, peu de temps avant la dissolution de l'organisation en juin 1922. Il se lance avec ses amis dans l'action armée et crée la "Girochin Sha" (Société de la Guillotine) et prépare des attentats contre le Prince d'Angleterre (à l'occasion de sa visite au Japon) et le Régent du Japon qui assure les responsabilités de l'Empereur. Il pille des banques pour financer ses activités. Il tue un employé au cours d'une attaque de banque à Tôkyô.Il participe à l'attentat contre le général Masatorö Fukada. Il est arrêté avec Genjirôp Muraki le 10 septembre 1924 à Tôkyô dans la maison qui lui sert de refuge. Il est jugé le 10 septembre 1925 et condamné à mort. Il meurt pendu le 15 octobre 1925, refusant de faire appel.
OEUVRE "Shi No zange" (Confession avant la Mort) 1926. "Shikeishü No Omoide" (Confession d'un Condamné à Mort) 1930. Sa "confessions" ont un grand succès après leur diffusion, elles ont été rédigées en prison par le"terroriste au grand cœur".