[ Accueil ] [ Plan du Site ] [ Notre Blog ] [ L' A.I.T 1er Internationale ] [ 3eme Internationale ] [ Presse Révolutionnaire ] [ Biographies ] [ Histoire ] [ Iconographie ] [ Audio ] [ VIDEO GIF ] [ Philosophie ] [ Economie et Sociale ] [ Conférences ] [ Cours ] [ Abréviations ] [ Pseudonymes ] [ Bibliographie ] [ O de Gouge  ] [ Marx-Engels ] [ Lénine ] [ R. Luxembourg ] [ G. Dimitrov ] [ Staline ] [  Mao Zedong ] [ Envers Hoxha ] [ Erich Honecker ] [ Fidel Castro ] [ Liens ] [ ressources ]

ICHIMURA Mitsuo

Né le 15 septembre 1895 dans le district de Kita-Soma, département d'lbaragi Japon).

Il commence sa vie professionnelle comme tourneur après avoir terminé ses études primaires à Tokyo. Il adhère en avril1919 au "Tokyo Tekko Kumiai" (Syndicat des Métallurgistes de Tokyo) et plus précisément à la section d'Osaki, il adhère également à la "Yuaikai" (Société Fratemelle). En janvier 1920 il devient Président (après la grève de l'usine Sonoike) de la "Yuaikai". Il travaille à partir d'octobre 1921 à l'usine d'automobile de Fukagawa qui est une filiale des chantiers navals Ishikawajima. Il fonde la section du syndicat des métallurgistes de Tokyo et est responsable de l'organisation de plusieurs grèves. Il devient en octobre 1922 Secrétaire Général du Syndicat des métallurgistes de Tokyo. Il reste à ce poste jusqu'en janvier 1923, date de la fusion avec le "Tokyo Denki Kikai Tekko Kumiai" (Syndicat de l'appareillage électrique et de la métallurgie de Tokyo) qui devient le "Kanto Tekko Kumiai" (Syndicat des métallurgistes de Tokyo). Il est quelques années après le Président de cette organisation. Il est membre en 1924 de l'aile gauche de la "Sodomei ou Nihon Rodo Sodomei" (Fédération Générale Japonaise du Travail) et membre fondateur en décembre1924 du "Kanto Chiho Hyogikai" (Conseil Régional du Kanto). En août 1925, il est élu membre titulaire du nouveau Syndicat, formé par le Syndicat des métallurgistes du Kanto, le Syndicat des ouvriers des chantiers navals, le syndicat des ouvriers de l'horlogerie. Il adhére en janvier1928 au Parti Communiste Japonais. Il est emprisonné suite aux arrestations massives des militants Communistes Japonais le 15 mars 1928 et condamné à 3 ans de travaux forcés. Après la fin de la 2éme guerre mondiale, il adhère à nouveau au Parti Communiste Japonais. En1960 il est l'un des membres fondateur de la "Tokyo Kaiho Undo Kyuyu Xai" (Société des Anciens camarades du mouvement de Libération de Tokyo).

 

ICHIKAWA Shochi dit YAZU Kyro, NOMURA Jinnosuko, ABE Hyochi, UMEMURA Eichi

Né le 20 mars 1892 dans la ville d'Ube département de Yamaguchi (Japon). Il devient journaliste en juin1916, après avoir quitté la faculté des lettres de l'Université Waseda, au journal "Yomiuri Shimbund" (Journal Yomiuri). En avril 1919, il rejoint le journal "Taisho Nichi Nichi Shimbund" (Journal quotidien Taicho). En 1920, il quitte le "Taisho" trop conservateur, pour devenir traducteur à "Kokusai Tsuchin Sha" (Agence de Presse Internationale). Il devient dès lors un Communiste fidèle. En avril 1922, il fonde une revue Communiste ayant pour titre "Musan kaikyu" (Classe Prolétarienne) avec Aonoi et Hirabayashi. Il adhère au Parti Communiste Japonais en janvier 1923. Il est membre de la rédaction de la revue théorique "Akahata" (Drapeau Rouge) créée en avril 1923. Il est arrêté lors de la grande répression anti- Communiste de mars 1923 et condamné à 8 mois de prison (Loi de police sur la sûreté publique). En mai 1924, il est membre de la rédaction du journal "Marukusushugi " (Marxisme). Il fonde en juin 1924 le "Seiji Kenkyu Kai" (Groupe de Recherches sur la Politique). Il est chargé d'établir un projet de doctrine et des statuts pour un Parti Prolétaire. En août 1925, il est nommé au Bureau Politique et plus particulièrement chargé des affaires courantes lors de la dissolution du Parti Communiste Japonais. Il est nommé comme rédacteur en chef du journal légal du Parti Communiste Japonais "Musansha Shimeun" (Journal du Prolétaire) en mars 1926. Il écrit de nombreux articles. Elu Membre du Comité Central au 3ème Congrès du Parti en décembre 1926 et responsable par intérim du comité central en janvier 1927. Suite aux arrestations du 15 mars 1928, il crée avec Masanosuke Watanabe un nouveau Comité Central. Ayant tous deux échappés aux répressions, ils travaillent au renouveau du Parti Communiste Japonais. Il assiste en juillet 1928 au 4ème Congrés du Komintern et présente un rapport sur son pays. Il travaille au sein de la Commission chargée des problèmes Japonais sur les "Théses d'Octobre". De retour au Japon il est arrêté dans l'affaire du 16 avril 1929 et pour violation de la "loi sur le maintien de l'ordre". Il collabore aux diverses parutions théoriques du Parti "Maruksushugi" (Marxisme), "Musansha Shimbund" (Journal des Prolétaires), "Akahata Panfuretto" Brochures du Drapeau rouge). Nommé représentant des accusés en avril 1931, il exige que les deux affaires (15 mars 1928 et 16 avril 1929) soient jugées simultanément. Il présente l'histoire du Parti Communiste Japonais au cours de l'audience publique. Cet exposé est encore de nos jours considéré comme un classique (il sera publié plus tard). Condamné aux travaux forcés à perpétuité en octobre 1932, il fait appel mais celui-ci est rejeté par la Cour Suprême en décembre 1934. Il est emprisonné à la prison d'Abashiri (Hokkaido). Il est néanmoins élu Membre de l'exécutif du Komintern au VIIème Congrès de cette organisation. Il tombe malade suite aux mauvais traitements qu'on lui fait subir pendant sa détention. Il est particulièrement affaibli en janvier 1940. En mars 1940, il est envoyé à la prison de Chiba puis à celle de Miyagi où il meurt le 15 mars 1945. Il ne pèse à sa mort que 38 kilos. Le Parti Communiste Japonais fait ériger une stèle au cimetière de Fujimidai à Hachioji (Préfecture de Tokyo) pour le 25ème anniversaire de son décès. Lors du 50ème anniversaire de la création du Parti Communiste, ce dernier fait construire un monument à sa mémoire dans son village natal, inauguré le 15 mars 1972.

 

INOGUCHI Masao

Né le 28 avril 1895 à Okinawa (Japon).

Il suit le cours préparatoire de l'Université Keio en sortant de l'école secondaire départementale Daichi de Kagoshima. Il poursuit ses études à la faculté d'économie et des finances. Il milite à partir de ce moment là dans la "Nihon Shakaishugi Domei" (Fédération Socialiste du Japon) et la "Suiyo Kai" (Société du Mercredi). Ce groupe de Communistes est dirigé par Hitochi Yamakawa. Il quitte l'Université et adhère en 1923 au "Nihon Kyosan To" (Parti communiste Japonais Clandestin). En février1928 il est le candidat aux élections générales du "Rom To" ou "Rodo Nomin To" (Parti des Ouvriers et des Paysans Japonais) dans la circonscription d'Okinawa, mais il est battu. Il est arrété en octobre1938 pour avoir "violé" la loi sur le maintien de l'ordre et condamné à 8 ans de travaux forcés. De nouveau arrêté en 1940 sous la même accusation, mais malade, sa peine n'est par accomplie. En 1946 il est de ceux qui réorganisent le Comité Départemental de Hyiogo du Parti Communiste Japonais et devient le responsable du Bureau Régional du Kansai pour le service de parution du journal "Akahata" (Drapeau Rouge). En 1949, il est élu à la Chambre des Représentants pour la 2ème circonscription du département de Hyiogo. Président du groupe parlementaire Communiste depuis 1949. Il meurt le 30 juin 1967.

 

INOMATA Tsunao dit INOMATA Rokugo

Né le 23 avril1889 à Nigata (5apon). Fils d'un grossiste en huile. Il est obligé de travailler après avoir quitté l'école secondaire qu'il fréquente à Nogoaka. Il commence sa vie professionnelle en étant instituteur suppléant, précepteur, puis employé de bureau à la compagnie de fabrication de papier de Hokuetsu, enfin secrétaire de"Teikiku Gakushi In" (l'Académie Impériale des Sciences). Il écrit pendant ses loisirs des poèmes qui paraissent sous le pseudonyme de Rokugo Inomata. Il est mobilisé fin 1909 et incorporé dans un régiment d'artillerie de Takada. Mais il poursuit dans le même temps ses études. Il reste sous les drapeaux jusqu'en 1911. En septembre 1912 il est admis en 3ème , école professionnelle Waseda, il quitte cette école en juillet 1913. Grâce à l'aide d'un bourgeois de son village natal, il part aux USA en tant que boursier de l'université Waseda. Il étudie l'économie et la philosophie (Université du Wisconsin), il obtient un diplôme de docteur en philosophie. Entre 1920 et 1921 il continue des recherches à l'Université de Chicago et de Colombia avec un diplôme sur la théorie Marxiste. Grâce à une étudiante Polonaise il est mis en relation avec des Communistes Américains. Il rencontre également Sen Katayama et devient Membre du "Zaibei Nihonjin Shakaishugi Dan" (Groupe des Socialistes Japonais résidant aux USA). Il assiste aux réunions d'un Cercle de lecture et d'études des classiques Communistes. Il revient au Japon en octobre 1921 pour occuper le poste de Maître de Conférences à l'Université Waseda. Conseiller de la "Bunka Kai" (Société de la Culture) créée par Minoru Takano. Il adhère au Niho Kyosanto" (Parti Communiste Japonais), et assume la responsabilité des liaisons internationales et de la section estudiantine. Il est en désaccord avec Toshihiko Sakai au Congrès de mars 1923, réuni à Shakuji, qui doit approuver les "Thèses de 1922". Il y préside les séances. Il est arrêté en juillet suite à la répression entamée en juin1923.Il est remis en liberté provisoire en septembre 1923. Il commence des travaux de traduction de textes de Robinson "Universalisation des Idées Nouvelles" (Shin Shiso No Fuhenka) et de Veblen "The Theory of the Leisure Class" (Tokken kaikyu Ron)... Il est membre de "Sangyo Rodo Kenkuyjo" (Institut de recherches sur le Travail Industriel) et étudie l'impérialisme. Il est encore arrêté en septembre 1926 et envoyé à la prison de Toyotama. Il est libéré en janvier 1927. Il fonde en décembre 1927 la revue "Rono" (Ouvriers et Paysans) avec l'aide de Toshihiki Sajau et de Hitoshi Yamakawa. En décembre 1927, il écrit une série d'articles "Gendai Nihon Burujowaji No Seijiteki Ichi" (Position Politique de la Bourgeoisie Japonaise Contemporaine), Nihon Musankaikyo No Ippan Senryaku Ron" (Stratégie Générale de la Classe Prolétaire Japonaise). Ses articles paraissent dans la première livraison du journal "Rono". Il adhère en janvier 1928 au "Rono To ou Rodo Nonin To" (Parti des Ouvriers et des Paysans). Il pense que la bourgeoisie s'est déjà emparée du pouvoir et qu'il faut une révolution ayant à sa base le mouvement des ouvriers et des paysans pour dépasser la "révolution bourgeoise", alors que le Parti Communiste veut à l'époque une révolution démocratique bourgeoise pour renverser le pouvoir basé sur l'empereur. Il fonde en novembre 1928 le Journal "Rono Shinbun" (Journal des Ouvriers et des Paysans) et en est le rédacteur en chef. Suite à la fusion des sept partis en "Nihon Taishü To" (Parti Populaire Japonais), il est membre du Comité Central de ce nouveau Parti. En janvier 1929, il écrit dans son journal des articles demandant à la base de renvoyer certains dirigeants compromis avec le patronat et le gouvernement japonais (Aso, Hirano). Il prône pour la création d'un front uni et une politique dite "transversale". Il est exclu 4 mois plus tard lors de la session du Comité permanent du Parti Populaire Japonais ainsi que Mosaburo Suziki. Il quitte la revue "Rono" suite à des luttes intestines en octobre 1929. Le 21 novembre 1929, la Fédération contre la scission du Parti Populaire Japonais est dissoute. Suite à ces problèmes internes, il décide de se consacrer à ses études sur l'impérialisme et le capitalisme japonais. Il publie beaucoup d'articles dans les revues : "Chüo Koron" (Tribune Centrale) et "Kaizo" (Reconstruction). Il publie de nombreux ouvrages. Il travaille sur la vie quotidienne dans les communes rurales d'Osaka, Kyoto et autres villes de son pays. Il publie deux livres : "Kyübo No Noson" (Les communes rurales dans la pauvreté) et "Noson Mondai Nyümon" (Introduction aux Problèmes des Communes Rurales). Il décrit dans le journal "Noson Mondai Nyümon", le mode de production asiatique par rapport aux niveaux de développement de l'agriculture de son pays. Il écrit dans la revue "Rodo zasshi" (Revue du Travail) un court article pendant le "Front Populaire" de1935. Cet article sert, en décembre1937,de prétexte pour l'arrêter dans le cadre de l'affaire dite du "Front Populaire". Il est remis en liberté provisoire en février 1939 afin d'être admis à l'hôpital de l'université de Tokyo où il meurt le 19 janvier 1942, suite à une hémorragie cérébrale compliquée d'une atrophie rénale.

 

IRIAS Pedro Antonio

Né en 1887, dans un village de Muira, département de Jinotega (Nicaragua).

Général de l'armée de défense de la souveraineté du Nicaragua. Commandant de la colonne n°3 qui opère dans les départements de : Jinotega, Maltagalpa et de Zelaya.

 

ISNARD Maximin

Né le 19 janvier 1751 à Grasse (Alpes Maritimes).

Député du Var à la Législative. Il s'attaque aux Emigrés et plus précisément au Comte d'Artois. Il participe activement aux votes sur les Emigrés et les prêtres réfractaires en novembre 1791. En avril1792, il se prononce pour la guerre. Elu député de la Convention, il vote la mort du Roi et se prononce contre la libération d'Hébert. Il réussit à échapper à la proscription du 2 octobre et à se cacher jusqu'au 9 thermidor. Il revient à l'Assemblée et est envoyé représentant, dans le sud-est. Il siège de décembre 1795 à1797 aux Conseils des Cinq-cents. Il meurt le 18 avril 1825 à Paris.

 

ITUBE Lola

Anarchiste espagnole, elle milite pendant la guerre d'Espagne.

 

IWATA Yoshimichi

Né le 1er avril 1898 à Nakajima district de Haguri département d'Aichi (Japon).

Il sort en1912 major de l'école primaire supérieure et devient instituteur -suppléant dans son ancienne école, puis il suit les cours de l'école normale d'instituteurs de Dai- Ichi. Après avoir obtenu son diplôme, il est nommé instituteur à Tamanoi, école de Kisogawa Nichi. Il prend des vacances pour suivre des cours particuliers à Tokyo et préparer un examen afin de pouvoir exercer dans les lycées. En septembre 1920 après avoir réussi son concours d'entrée, il est admis au lycée supérieur de Matsuyama qu'il quitte en 1923 pour se rendre à l'université impériale de Kyoto. Il y est très influencé par Hajime Kawakami qui enseigne dans cette institution. Il adhère au "Kyoto Daigaku Juken" (Groupe d'études des Sciences Sociales) de l'université. Il est membre de la "Zen Nihon Gakusei Shakai Kagaku Rengo Kai" (Union Pan-Japonaise des Etudiants en Sciences Sociales), union fondée en 1924. Il publie pour le 2ème Congrés de la "Zen Nihon Gakusei Shakai Kagaru Rengo Kai", une contribution intitulée "Thése sur l'Education". Cette thèse est d'ailleurs saisie par la répression. En décembre 1925, accusé d'avoir violé la loi sur les publications, il est arrêté dans le cadre de la répression menée contre le "Kyoto Daigaku Juken". Il est condamné à10 mois de prison ferme. A sa sortie, il quitte Kyoto pour aller travailler à Tokyo au sein du Sangyo Rodo Chosajo" ( lnstitut d'enquêtes sur le travail industriel). En février 1928, il adhère au "Nihon Kyosan To" (Parti Communiste Japonais) grâce à la recommandation de Katsuo Nakao. En 1928, il participe à la campagne électorale pour les élections législatives dans le département de Fukuoka. Il se rend à Shanghai (Chine) pour joindre le Komintern, suite aux arrestations massive du 15 mars 1928 (sur l'ordre de K. Nakao). Il va encore à deux reprises en Chine. Il est l'un des responsables de la réorganisation du Parti et chargé de la rédaction du journal "Musansha Shinbun" (Journal du Prolétaire) avec Masanosuke Watanabe et Shiro Mitamura. Il est de nouveau arrêté en août 1928 et remis en liberté provisoire, en octobre 1930, vu son état de santé. En janvier 1931, il milite de nouveau en réformant le Comité Central pour permettre une reprise d'activités du Parti Communiste Japonais en collaboration avec Yojiro Konno et Jokichi Kazarna. Ii publie en 1931, l'avant-projet de "Thèses Politiques" du Parti Communiste pour une révolution prolétarienne. En été 1932, il participe à la lutte pour l'obtention du riz. Son projet de "Thèes" est rejeté par le Komintern et le Comité Central du Parti Communiste Japonais, en postes à Moscou (URSS). Il est arrêté le 30 octobre 1932 à Kanda (Tokyo) avant l'ouverture du Congrès National des représentants des diverses tendances internes au Parti. Il est dénoncé à la police impériale. Il meurt le 3 novembre1932 à la préfecture de police de Tokyo suite aux tortures qu'il subit.

 

JACLARD Anne

Née Korvine-Krouwovskaï en1843, d'origine Russo-Lituanienne. Elle est la fille d'un général d'artillerie. Elle pense tout d'abord devenir un écrivain. Elle vient à Paris et assiste aux réunions des militants Blanquistes. Elle y rencontre Victor Jaclard (voir ci-dessous) avec lequel elle se marie en1869. Elle part pour Genève (Suisse) avec son mari, contraint à l'exil. Elle adhère à la section russe de l'Internationale de Genève. Elle entreprend la traduction d'œuvres de Karl Marx. Elle revient en France, suite au désastre de Sedan et devient une assistante de Benoît Malon. Elle collabore au journal "La Sociale" et soigne, pendant la Commune de Paris, les blessés dans les hôpitaux. Après la chute de la Commune de Paris, elle retourne en Russie. Elle reprend ses activités littéraires, mais elle est très affaiblie. Elle meurt à Paris (France) en 1887.

 

JACLARD Victor

Né en1840à Metz (France).

Etudiant en médecine, il est exclu de l'université en 1865 pour avoir assisté au Congrès International des étudiants à Liège (Belgique). Il est l'un des organisateurs à Paris (France) des premiers groupes Blanquistes. La police impériale le pourchasse et il est contraint de gagner la Suisse. Ii est délégué, à Paris par les Républicains pour entrer en relation avec le Gouvernement de la Défense Nationale. Il est l'un des acteurs des événements du 31 octobre 1871. Elu le 5 novembre Maire du 13ème arrondissement de Paris. Colonel de la 17ème Légion, membre du Comité Central de la Garde Nationale, il est responsable pendant la Commune de Paris avec Benoit Malon de la défense des rues Cardinet et Levis. Inspecteur général des fortifications, il est arrêté par la police des Versaillais, mais il réussit à s'évader et à rejoindre la Suisse puis la Russie. En Russie, il travaille dans les journaux et revues révolutionnaires : "La Parole", "L'Oeuvre". Il devient, à partir de cette époque, un proche des Narodniks (populistes). Il est de retour en France après l'amnistie. Il meurt en 1903.

 

JANCO Marcel

Il est l'un des fondateurs de la revue "Cabaret Voltaire" en 1916 avec Tristan Tzara.

 

JARA Escolastico

Né au Nicaragua.

Il exerce le méfier de médecin -chirurgien à Léon. Chef du Parti Travailliste, Sandino lui offre d'être membre du "cabinet" du général Horacio Portocarrero en 1931. Il est désigné par Sandino comme commandant suprême intérimaire en Janvier1933. Délégué aux pourparlers de paix.

 

JEN Pi-Shih

Né en Chine.

Membre de la Ligue des Jeunesses Communistes. Il fait ses études en URSS. Elu au Comité Central en1927. Il est l'un des principaux dirigeants du Parti Communiste pendant la guerre de libération.

 

JIRON Ruano Manuel

Né au Guatemala.

Militaire de carrière, il est formé à Postdam (Allemagne). Gouverneur du Département de Peten (Guatemala). Il quitte sa maison et sa propriété pour devenir général de l'armée de défense de la souveraineté nationale du Nicaragua. Il est capturé par Escamilla et fusillé le 21 Mars 1928

 

JOCELIN François

Membre du Comité Central de la Garde Nationale pendant la Commune de Paris en 1871. Chef de la 187ème Légion.

 

JOGICHES Léo pseudonymes : Tyszka, Grosovsky, johanés Kraft

Né en 1867.

Il est fils d'une famille de bourgeois juifs de Lituanie. Il devient très jeune un révolutionnaire clandestin. Il est arrêté en 1888, puis il gagne la Suisse en 1890 où il rencontre à Zurich, Rosa Luxembourg avec laquelle il vit jusqu'en 1906. Elle reste, après leur séparation, sa compagne dans la lutte politique jusqu'à sa mort. Il fonde avec Rosa Luxembourg le Parti Social-Démocrate Polonais. Il dirige le Parti Social d'Allemagne. Il est de retour en Pologne en 1905 pour participer activement à la Révolution, mais il est arrêté et condamné à 6 ans de travaux forcés. Il réussit à s'évader et à rejoindre l'Allemagne. Il a sur les questions du Parti Communiste (Bolchevik) des divergences avec Lénine ainsi qu'avec Radek sur le Parti Communiste Polonais dans l'immédiat après-guerre. Membre, à partir de 1914, du groupe internationaliste. Il collabore aux "Lettres de Spartacus" et se déclare pour l'adhésion au Parti Social-Démocrate Indépendant. Il est de nouveau arrêté en mars 1918, il n'est libéré que grâce à la Révolution. Dirigeant de la "Centrale", il est opposé à la fondation du "Kommunistische Partei Deutschland" (Spartacus) et à la scission immédiate avec le Parti Social-Démocrate Indépendant. Il entre en opposition avec la politique menée par Libknecht. Il est arrêté et en mars 1919 abattu pour "tentative d'évasion".

 

JOLONNARD Jules

Né en1843 à Beaune (Cote d'Or).

Il adhère à l'Internationale et devient Secrétaire pour l'Italie en 1868. Entre1868 et 1870, il est membre du Conseil Général. Il est accusé et condamné dans le 3ème procès de l'Internationale. Il participe à l'insurrection du 3 octobre 1870. Il est délégué au Comité Central des vingt arrondissements pendant le siège de Paris. Capitaine d'un régiment de Fédérés. Est élu au conseil de la Commune de Paris pour le 2ème arrondissement le16 avril. Il est Membre de la Commission de la Guerre, délégué à la Commission des Relations Extérieures. En mai, il est nommé Commissaire civil auprès du général La Cécilia. Il appartient à la tendance Blanquiste. Il réussit à échapper aux Versaillais et à rejoindre l'Angleterre. Il est condamné à mort par contumace. Il assiste en 1872 au Congrès de l'Internationale à la Haye, il y vote l'exclusion de Bakounine et Guillaume. Il meurt en 1892.

 

JOUKOWSKI

Partisan de Bakounine. Il est l'un des fondateurs de l'Alliance Internationale pour la Démocratie en septembre 1868.

 

JOURDES François

Né en 1843.

Il exerce d'abord la profession de clerc de notaire puis celle de comptable. Il est élu au conseil de la Commune de Paris dans le quartier du Panthéon en 1871. Il est nommé à la Commission des Finances. Il est arrêté par les versaillais et condamné à la déportation. Il est envoyé en Nouvelle - Calédonie pour accomplir sa peine. Il réussit à s'évader. Il meurt en 1893.

OEUVRE "Les condamnés politiques en Nouvelle- Calédonie : Récit de deux évadés".

 
[ Biographies ]
Copyright © CDRM, Centre de Documentation et de Recherches Marxistes