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SACCO Niccolo et VANZETTI Bartholemeo Sacco

SACCO est né en 1891 et Vanzetti en 1888 en Italie.

Tous deux émigrent aux USA. Ils expriment des convictions anarchistes. Accusés d'avoir tué le caissier et le gardien d'une usine, ils sont arrêtés par la police; Bien qu'innocents, ils sont condamnés à mort en raison de leurs opinions politiques par le tribunal du Massachusetts (USA). Une importante campagne de solidarité se développe, aussi bien à l'étranger qu'aux USA, mais ils ne peuvent être pas sauvés. La sentence est exécutée le 22 août 1927.

 

 

SADINAS Edouardo surnommé LALO

Né à Cuba.

Issu d'une famille de paysans de la Sierra Maestra, il est l'un des premiers à prendre le maquis. Il est arrêté pour avoir tiré sur un soldat rebelle, mais Fidel Castro son défenseur, l'empêche d'être condamné à mort. Il est néanmoins dégradé. Fidel Castro lui demande de mener un groupe d'hommes lors d'une action jugée très dangereuse en juin 1958. Cette action permet en grande partie la victoire de San Domingo. Il est le Commandant de la colonne "Simon Bolivar " et du 4ème Front Oriental.

 

SAILER Karl-Hans

Né le 15 octobre 1900 à Vienne (Autriche).

Son père hôtelier de profession, est également membre du Parti Social-Démocrate. Il réussit à faire des études grâce à ses parents qui se privent pour lui offrir une éducation. Il commence à militer au sein des Jeunesses Socialistes. Alors qu'il se trouve encore au collège, Karl Leuthner, rédacteur au "Arbeiter-Zeitung" (Journal des Travailleurs) lui enseigne le journalisme. Il prend des cours à l'université ouvrière dont il sort dans la première promotion en 1926.

 

Il devient journaliste, au sein du "Kleine Blatt", qui vient d'être créé par Julius Baunthal, comme chroniqueur judiciaire, puis à la rubrique politique.

 

Clandestinement il prend contact le 12 février 1934, avec les "Schutbund" (Ligues de Protection Républicaine) de Linz et de Styrie. Il est membre du Groupe Central des cinq (ce groupe devient le Comité Central provisoire des Socialistes Révolutionnaires). Il est le 21 mars 1934 élu Président pour succéder à Ackermann qui vient d'être arrêté. Il assume code responsabilité durant un an. Il est rédacteur du journal des Socialistes-Révolutionnaires "Révolution". Les articles qu'il publie dans cet organe de presse sont publiés sous le pseudonyme de lbrecht Heinze.

 

Il écrit également des tracts. Il est responsable de la direction politique de l'organisation clandestine et propose que soit fondé un front commun avec les communistes, également la création d'un Comité Central d'action commune. Il rencontre Honner et Fürnberg représentants du Parti Communiste le 27 janvier 1935. Il est arrêté à cette occasion avec les autres personnes présentes. Il reste en prison 13 mois avant d'être jugé du 16 au 21 mars1936. Il est condamné à 20 ans de prison, mais il est libéré en juin 1936. Il décline la proposition qui lui est faite de revenir au Comité Central des Socialistes- Révolutionnaires. Il est en effet en désaccord avec Buttinger (Président des Socialistes -Révolutionnaires) sur les rapports avec les Communistes et sur les problèmes syndicaux. Il milite à partir de cette date au Secours Ouvrier Socialiste. Il demande à nouveau en 1937 que soit créé un front anti-fasciste et une alliance avec le gouvernement Schuschnigg pour combattre Hitler. Il part le12 mars 1938 pour Paris (France), alors que vient d'être déclaré l'anschluss.

 

Il y représente les socialistes autrichiens en exil. Après la défaite de la France, il séjouRNe au U.S.A. et débarque à New-York en septembre 1940. Il assume les mêmes responsabilités qu'en France. Avec son camarade Oho Leichter, il est l'éditeur du journal "Austrian Labor Information". Il vit au Proche-Orient pendant un an et demi avant de retourner à New York (USA). Il y demeure jusqu'en 1946.

 

Il reprend, une fois de retour dans sa ville natale, des responsabilités au sein du "Arbeiter-Zeitung". Il y collabore avec Oscar Pollak. Il meurt le 23 octobre 1957 à Vienne (Autriche).

 

SAINT-JUST Antoine-Louis-Léon de,

Né le 25 août 1767 à Doeize, dans le département de la Nièvre (France). Son père est un officier de cavalerie. Il rejoint immédiatement le combat mené par les révolutionnaires. Il publie fin 1791 un livre intitulé "l'Esprit de la Révolution et de la Constitution de France", ouvrage par les constituants. Il est élu député de l'Aisne à la Convention en 1792, il y appuie fréquemment les positions de Robespierre. Il est membre du Comité de Salut Public avec les Montagnards Couthon, Prieur de la Marne... Le 10 août 1793, il fait proclamer par la Convention "Le gouvernement de la France est révolutionnaire jusqu'à la paix". Il soutient en 1793 Robespierre, afin que ce dernier devienne membre du Comité de Salut Public.

 

Le14 frimaire an n (14 décembre1793), paraît le décret organisant le gouvernement. Il est pour beaucoup dans sa rédaction. Il prône une politique égalitaire et vertueuse. Il a pour idéal Sparte et la République romaine. Le 5 février 1794, il propose un projet de charte organique de gouvernement révolutionnaire (Les décrets de ventôse). Il prône une grande fermeté à la contre- révolution. Il combat Danton et les Girondins aux côtés de Robespierre. Le 9 thermidor, il essaie de lui venir en aide et est mis hors-la-loi avec ses amis Robespierristes.

 

Il est l'un de ceux qui restent fidèles à Robespierre jusqu'à la mort. Il meurt guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris (France).

 

OEUVRE : "L'Esprit de la Révolution", "Fragments sur nos institutions républicaines".

 

SAKAI Tojihito

Né au Japon.

Anarchiste, il travaille et est le camarade de lutte de Shusui Denjiro Kotuku.

 

SALENGRO Roger

Né en 1890 à Lille, dans le département du Nord (France).

Il milite au sein de la Section Française de l'Internationale Socialiste (S.F.I.O.) et est élu conseiller municipal de sa ville natale en 1919. Il devient en 1925 Maire Communiste de cette même ville puis Député du Département du Nord en 1928. En 1936 suite à la victoire du Front Populaire, il est nommé Ministre de l'Intérieur du cabinet de Léon

Blum.

 

Nous lui devons notamment les accords de Matignon. Le journal "Gringoire", n'hésite pas à le calomnier en écrivant qu'il a été condamné à mort par contumace pour fait de désertion, lors d'un conseil de guerre en 1916. La vérité est toute autre avec l'assentiment de ses supérieurs. Le 6 octobre1915, il a courageusement pris le corps d'un de ses amis mort au combat derrière les lignes ennemies. Lors de cette action il a été fait prisonnier par les allemands. Les journaux fascistes s'acharnent sur lui. Déjà choqué parle décès récent de sa femme, il se suicide le 17 novembre 1936 à Paris (France).

 

SALGANO Carlos

Né en 1880 dans la vallée d'El Taquezal (Nicaragua).

Il est Général de l'armée de libération de la souveraineté nationale du Nicaragua. Il commande la colonne N°2 qui a pour théâtre d'opération la côte atlantique, ainsi que le département de Léon.

 

SALMERON Antoine

Milite au Parti Communiste Algérien. Il est le responsable des groupes para- militaires de la région d'Oran. Il est membre du groupe "combattant de la liberté" créé par le Front de Libération National (F.L.N.). Il est également le responsable de l'approvisionnement des maquis.

 

SALSEDO Andréa,

Fils d'une famille d'origine

italienne. Il exerce la profession de typographe. Il est "suicidé" par la police de New-York (U.S.A.) en raison de ses sympathies avec le mouvement anarchiste américain.

 

SALVATIERRA S.

Né au Nicaragua. Il dirige le " Grupo Patriotico" créé en 1932 et qui demande le départ des "marines " américains et le retour à la paix civile. Ministre de l'agriculture, il est désigné pour être le négociateur du traité de paix. Il se rend au campement de Sandino et lui demande de venir à Managua. Sandino réside chez lui durant son séjour dans la capitale. Il est arrêté avec Sandino, alors qu'il quitte le Palais présidentiel. Il est envoyé en prison alors que ce dernier est exécuté .

 

 

SANCHEZ Célia surnommée Norma

Née à Cuba.

Son père exerce la profession de médecin à Manzanilla. Elle est la collaboratrice du docteur René Vallejos et de Cescensio au sein du Mouvement 26 en milieu urbain. Elle est responsable du ravitaillement et des liaisons avec la Sierra Maestra. Elle y rejoint Fidel Castro qui en fait sa principale collaboratrice. Elle est l'une des responsables de la guérilla cubaine. Elle devient Ministre de la Présidence et Secrétaire de Fidel Castro après la chute de Batista.

 

SANCHEZ Universo

Né à Cuba.

Paysan dans la région de Matangas, il est l'un de ceux qui débarquent du Granma. Le 5 décembre1958, il reste seul aux côtés de Fidel Castro après l'échec de Alegria. Leurs compagnons sont contraints à se disperser. Faustino Perez les rencontre à la fin de la journée.

 

Durant quelques jours, ils se cachent pour échapper à l'armée. Ils sont conduits par des révolutionnaires du mouvement qui connaissent bien la région, ils rejoignent ainsi Plurial de Vicana où ils retrouvent une partie de leurs camarades.

 

Il est le vétéran de la Sierra Maestra. Il est l’un des responsable d’une colonne militaire. Chargé de la direction des troupes révolutionnaires dans la bataille de Palma Soriano, il est l’un des responsables historiques de l’armée cubaine.

 

SANDINO Augusto-César

Né le 18 mai 1895 à Niquinohomo, département de Masaya (Nicaragua).

Il est le fils d’une famille très modeste. Il part vivre chez son père à l’age de 11 ans et fait des études au Mexique. Il dirige l’Armée de Défense de la Souveraineté Nationale en lutte contre l’impérialisme des U.S.A.

 

La population le surnomme " Celui qui défend la patrie ". Il se marie le 18 juin 1927. Il combat à de nombreuses reprises contre les forces d’intervention des U. S.A. et de la Garde Nationale.

 

Les forces américaines, entre mai 1927 et avril 1928, ont à leur disposition 5.000 hommes, 18 bombardiers, 1 avion-espion et 30 navire de guerre. Pour mettre sur pied cette véritable armée les U.S.A. dépensent 20 millions de dollars ( ce qui représente de nos jours plus de 80 millions de dollars US).

 

En face, l’Armée de Libération de Sandino n’a jamais, malgré l’aide apportée par de nombreux comités de soutien en Europe et aux USA , disposés de moyens aussi important. Sandino s’approvisionne en armes au Honduras et utilise les armes prises à l’ennemi. ils fabriquent également de nombreuses armes, bombes avec des bouteilles et de la dynamite. Il utilise également des mortiers comme défense anti-aérienne.

 

Son frère s’engage à ses côtés en juin 1931.

 

Il reçoit le soutien de la population notamment des métis ségoviens et des paysans pauvres. Les métis ségoviens sont d’ excellents officiers et soldats, reconnus comme de très courageux combattant ne recevant pourtant point de solde. Dans son armée, on trouve aussi des " junas ", jeunes femmes travaillant comme infirmières, lavandières, coiffeuses.

 

 Il reçoit la visite de Salvatierra qui le convainc de l’accompagner à Managua , pour des négociations. Son père l’accompagne, ils sont arrêtés avec Salvatierra le 21 février 1933, en sortant du Palais Présidentiel. Il est lâchement exécuté le jour même.

 

SANDINO Blanca

Né en 1907 à San Raphaël del Norte, département de Matagalpa (Nicaragua).

Elle est télégraphiste dans son village de naissance. Et fait connaissance de Sandino durant la guerre civile constitutionaliste. Elle épouse Augusto – César Sandino le 18 mai 1927. Secrétaire de son époux pratiquement durant toute la durée de la campagne, elle le représente aux négociations de paix de 1933. Elle meurt en juin 1933 en accouchant de sa fille Blanca-Ségovia.

 

SANDINO Grégorio

Né dans la ville de Niquinochomo dans le département de Masaya (Nicaragua).

 

Il est le père du général Augusto –César SANDINO. Moncada en 1927, lui demande, ainsi que le feront les troupes américaines en 1933 de servir de " médiateur " de paix. Arrêté en même temps que Augusto –César le 21 février. Il est envoyé en prison et il n’est libéré qu’après l’exécution de ses fils. Il réside un moment au Salvador.

 

SANDINO Socrates

Né en 1898 à Niquinochomo dans le département de Masaya (Nicaragua).

 

Il est le frères cadet d’Augusto-César Sandino. Il part travailler en tant que mécanicien à New York (USA). Il s’engage en juin 1931, dans l’armée de libération avec le grade de colonel. Capturé à Managua chez Salvaterria, il est exécuté avec son frères Augusto-César.

 

SANDOMIRSKI Guerman

Né en Russie.

Anarchiste russe. Il est, suite à la Révolution d’Octobre 1917, membre du gouvernement Bolchevik.

 

Sandoval Luis. B

Il est général de l’armée constitutionaliste entre 1926 et 1927. Il est le premier, en mai 1926, à engager les combats sur la côte atlantique pour s’opposer au gouvernement d’Emiliano Chomoro ;

 

SAN MARTIN Grau

Né à Cuba.

Il est président du Gouvernement Révolutionnaire entre septembre 1933 et janvier 1934. Il est victime du coup d’état de Batista. Leader du Parti Révolutionnaire " authentique ". il exerce le mandat de Président de la République entre 1944 et 1948.

 

SANTAMARIA Haydée surnommée Lyère, Karin et Maria

Née à Cuba.

Elle fait partie de ceux qui s’attaquent la Moncada. Elle est arrêtée et durant sa détention, les soldats lui amènent les yeux de son frère Abel et les parties génitales de Boris Santa Colonna, son fiancé. Elle bénéficie en 1954 d’une amnistie. Elle est l’un des dirigeantes du Mouvement 26 qu’elle organise.

Membre de la direction nationale du Mouvement 26. Elle se marie avec Armando Hart. Elle est la trésorière et la coordinatrice du Mouvement 26 à la Havane (Cuba), elle est chargé de venir en aide à ses camarades exilés.

 

Présidente-fondatrice de la Maison des Amériques créée en 1967. Membre du Comité Central du Parti Communiste Cubain.

 

SANTOS René de Los

Né à Cuba.

Il est responsable à Guanabacoa du secteur clandestin. Chagé des sabotages organisés par le Mouvement 26, lors de la grève d’avril, il part pour la Sierra Maestra comme commandant de la colonne " René Ramos Latour ". Il combat avec elle sur le 3ème front oriental.

 

SAPIA Théodore

Il est le chef du 146ème bataillon de la Garde Nationale durant le siège de Paris (1871). Il est blessé le 22 avril sur la place de l’Hôtel - de - Ville , et transporté à l’Hôtel-dieu. Il décède durant le transport.

 

SCHARF Erwin

Né le 29 août 1914 à Tréboun dans la région de Carinthie. Son père milite au Parti Social-Démocrate. Membre des Amis de l’Enfance, puis des Faucons Rouges, organisations social-démocrates avant d’être membre des Jeunesses Socialistes. Il adhère logiquement au Parti Social-Démocrate. En sortant de l’école primaire, il suit des cours à l’Université.

 

Il prend des responsabilités au sein du Parti Social-Démocrate et de l'Association Sportive Ouvrière de Carinthie. Il milite suite aux événements de février 1934 au sein des Sociaux Révolutionnaires. Il est arrêté en1938 par la Gestapo, et envoyé en prison. Il n'en sort que 2 ans plus tard. Il lutte dans la Résistance et est l'un des fondateurs du Front Autrichien de la Liberté en Styrie- Carinthie. IL Se joint en1944 aux partisans yougoslaves et devient officier dans un bataillon autrichien incorporé à l'Armée de Libération Yougoslave.

 

Le 21 avril 1945, il pénètre dans la capitale autrichienne à la tète de son bataillon. Membre du Comité directeur et Secrétaire du Parti Social-Démocrate. Il est élu député au Conseil National (Nationalrat). Il prône avec l'aile gauche, l'unité d'action avec le Parti Communiste Autrichien, mais malgré une lutte acharnée, il devient en1946, minoritaire au sein de son organisation.

 

Il publie en1948, étant menacé d'être traduit devant le Comité Disciplinaire, un pamphlet intitulé : "Ich Darf Nicht Schuwigen" (Je n'ai pas le droit de me taire). Il y condamne fermement la politique de la direction du Parti.

 

Il quitte le Parti Social-Démocrate pour créer avec ses sympathisants le Parti Ouvrier Socialiste (S.A.P.). Elu député en 1949, sur une liste du "Bloc des Gauches ", il est membre de la "Volkopposition" (opposition populaire) avec les 4 députés communistes. Mais il ne réussit pas en 1953 à se faire réélire. Il est membre du Comité Central et du Bureau Politique du Parti Communiste Autrichien. Il est entre 1956 et 1965 le rédacteur en chef du journal "Volkstimme" (La Voix du Peuple). Il est le leader de la bataille contre les Réformateurs suite aux événements de Tchécoslovaquie en 1958.

 

SCHICCHI Paolo

Né en Sicile.

Il est l'auteur en mai 1893, de l'attentat anarchiste contre le consul général espagnol à Gènes (Italie).

 

SCHIFF Walter sumommé "Le Professeur Rouge"

Né le 3 juin 1866 en Autriche.

Le gouvernement fédéral autrichien le nomme en1919, président de l'Office des Statistiques. Membre du Parti Social-Démocrate avant sa dissolution en 1934. Il adhère au Parti Communiste Autrichien en1934.

 

De 1930 à 1934, il est le Président du Comité contre la guerre, membre de l'Union des Amis de l'URSS. Il adhère en 1933 au Comité de Libération de Dimitrov qui vient d'être accusé d'avoir mis le feu au Reichstag à Berlin, alors que les nazis sont les seuls responsables.

 

Il publie avec son élève Ediart Mazrz un ouvrage intitulé : "L'Etat corporatiste et la structure de l'Etat autoritaire". Il est l'un des responsables du "Secours Rouge Autrichien". En 1940, il va se réfugier en Angleterre, à la suite de l'invasion de son pays natal par les nazis. Il meurt peu de temps après son retour en Autriche, le 2 juin 1950.

 

SCHIRRA Michèle

Né en 1899 en Italie.

Il émigre aux USA. De retour dans son pays natal, il est arrêté et

fusillé en1932, pour avoir tenté d'organiser un attentat contre le dictateur fasciste Mussolini.

 

SCHNELLER Ernest

Né en 1890.

Son père exerce le méfier de cheminot. Il devient orphelin dès l'âge de 5 ans. En 1914, il s'engage dans l'armée où il obtient le grade d'officier. Il adhère en 1920 au Parti Social Démocrate. Suite au putsch de Kapp, il donne son adhésion au Kommunistische Partei Deutschland (Parti Communiste Allemand).

 

En 1921, il rejoint la tendance de Levi et prépare activement l'insurrection de 1923. Il est responsable en 1924, au sein de la Centrale, des questions militaires, avant d'en être l'un des théoriciens. Il prône le combat contre le trotskisme et le luxembourgisme.

 

Il rejoint les positions de Ernest Thaelmann. Il quitte la direction du Parti après "l'affaire Wittorf". Il est arrêté en 1933 et condamné à 6 ans de prison. Il est assassiné par les fascistes à Sachsenhausen en 1944.

 

SCHOELCHER Victor

Né en 1804 à Paris (France).

Son père fabrique des porcelaines. Il travaille durant la Restauration et la Monarchie de juillet dans les journaux libéraux. En 1829, il entreprend un voyage qui le mène aux Antilles et aux U.S.A.. Durant ce voyage, il constate l'ignominie qu'est l'esclavage (exploitation, mauvais traitement, privations des libertés) et décide d'agir contre l'esclavagisme et les négriers.

 

Il est nommé le 4 mars 1848, Secrétaire d'Etat aux colonies. Le 27 avril 1848, il signe le décret interdisant l'esclavage dans les colonies françaises. Il démissionne le 12 mai de son poste de Secrétaire d'Etat. Elu député de La Martinique à la Constituante. il est membre de la Montagne. Il représente la Guadeloupe à la Législative.

 

 

Il se bat contre le Prince-Président Louis-Napoléon. Le 2 décembre1851, il est sur les barricades du faubourg Saint Antoine, avec Baudin qui y trouve la mort. Il est expulsé de France. Suite aux événements du 4 septembre1870, il est élu député de l'Assemblée Nationale. Il siège avec l'Extréme-Gauche, essaie par une conciliation d'éviter la Commune de Paris. Il est élu sénateur inamovible en 1875. Il meurt à Houilles, département des Yvelines (France) en 1893. François Mitterrand dépose lors de son investiture en 1981 une rose sur son tombeau.

 

OEUVRE en 1840, il publie "Abolition de l'Esclavage", "L'Egypte m 1845", "Abolition de la Peine de Mort" en 1850, "Histoire des Crimes du 2 Décembre" en 1852 et enfin en 1882 "Politique Coloniale".

 

SCHRODER Karl

Né en 1885 en Allemagne.

Il est le fils d'un enseignant. Il fait des études supérieures de philosophie. Membre du Parti Sc1cial-Démocrate en 1913, il adhère au groupe Spartakus durant la 1ère guerre mondiale. Il est en 1918, l'un des dirigeants du journal "Die Rote Fahne". Il est le théoricien de la présence des organisations au sein des entreprises. Il est le responsable du district de Berlin (Allemagne). Après avoir été exclu du "Kommunistische Partei Deutschland - Spartacus", (Parti Communiste), il devient un des membres fondateurs du "Kommunistische Arbeiter Partei Deutschland" (K.A.P.D.).

 

Il part faire un voyage à Moscou (URSS), où il réussit à faire admettre comme "Parti Sympathisant " le K.A.P.D. au sein de l'Internationale Communiste. Il fonde à la fin de 1921, les bureaux d'informations et d'organisations de l'Internationale Communiste. Il dirige la K.A.P.D. d'Essen suite à la scission de1922. Membre du Parti Social-Démocrate en 1924. Il exerce la profession de critique littéraire au journal"Vorwarts".

 

Il organise les anciens membres du K.A.P.D. et crée l'organisation illégale "Combattant Rouge " en 1936. Il est arrêté et condamné aux travaux forcés. Il organise également à Berlin-Ouest, l'enseignement après la fin de la 2ème guerre mondiale. Il part pour la République Démocratique Allemande (R.D.A.) et devient membre du "Sozialistische Einheitspartei Deutschland" (S.E.D.).

 

SCHUELLER Richard

Né le 30 avril 1901 à Vienne (Autriche).

Fils d'une famille de 4 enfants, dont le père exerce la profession d'avocat. Il commence ses études dans un lycée du 2ème arrondissement de Vienne (Autriche) et devient très actif au sein du Mouvement des Lycéens Socialistes. Il est l'un des membres fondateurs de l'Association de la Jeunesse Communiste, où il devient très vite Secrétaire général.

 

Alors qu'a lieu le 1er Congrès de l'Internationale de la Jeunesse Communiste, il est coopté au Comité Exécutif de cette organisation. Il devient le responsable du sous-secrétariat d e Vienne de l'Internationale Communiste de la jeunesse (I.C.J.) qui a en charge le sud-est européen comprenant : Les Balkans, la Hongrie, la Tchécoslovaquie... Dans un rapport du 8ème congrès de l'I.C.J. en1928, il inscrit les noms de nombreux militants, parmi les plus importants, et les met à la disposition des Partis. Il advient la même année dans son pays natal pour prendre la direction du journal "Rote Fahne " (Drapeau Rouge), il assume cette responsabilité jusqu'à l'interdiction de ce dernier en 1933.

 

Il émigre à Prague suite aux événements de février 1934 et publie un livre qui paraît à Zurich (Suisse) dans lequel il dénonce l'austro-fascisme "Livre vert, l'Autriche, foyer d'incendie de l'Europe". Il est arrêté en novembre1934 à Prague, libéré 5 mois après et expulsé de Tchécoslovaquie.

 

Il revient au printemps 1935 en URSS et y demeura jusqu'en 1945. Il s'engage en 1941 dans l'Armée Rouge. Il est chargé à Moscou, en1942, de la radio à destination de l'Autriche. Il advient, après la guerre, en Autriche comme membre de la rédaction du journal "Volkstimme " (La Voix du Peuple), avant d'être en 1947, le rédacteur en chef du journal communiste "Neue Zeit" (Temps nouveaux).

 

Membre de la direction du Parti Communiste Autrichien dans la région de Haute-Autriche, il devient après le 16ème congrés, adhérent au Comité Central du Parti Communiste Autrichien. Il meurt d'une crise cardiaque, le 5 juin 1957 à Vienne (Autriche).

 

SCHULZ Karl

Né en1884 en Allemagne. Il est membre du Parti Social-Démocrate depuis 1905. Il suit entre 1912 et 1913 l'école du Parti Communiste. Il donne durant la 1ère guerre mondiale son adhésion au groupe "Spartakus ". Il est l'un des responsables de la "Ligue des Combattants Rouges". Il est délégué au Congrès Constitutif du "Kommunistische Partei Deutschland "  Spartacus" (KPD-S) en Poméranie et dans le Mecklembourg.

 

Il est contraint par la répression de se réfugier à Moscou (URSS) en1924. Il y reste jusqu'en1928. Dans un esprit de conciliation, il approuve les sanctions contre les Spartakistes. Il est arrêté lors de "L'affaire du Reichstag ".

Il meurt en 1933 à Spandau des tortures qui lui ont été infligées.

 

SCHUMANN Georges

Né en 1886.

Il est le fils d'un tailleur de pierres. Il exerce la profession d'outilleur. Membre du Parti Social-Démocrate en 1905, il est responsable du secteur de la Jeunesse et suit l'école de ce Parti avant de devenir journaliste. Il rejoint durant le conflit le "Groupe International". En 1915, il est arrêté, avant d'être mobilisé. Il est condamné par le Tribunal Militaire à 12 ans de travaux forcés, mais la Révolution le fait libérer.

 

Il prend la direction de la Ligue Spartakus, puis du "Kommunist Partei deutschland" (KPD~S) à Leipzig (Allemagne). Il est le plus populaire des responsables du KPD (S) du centre de l'Allemagne. Membre de la tendance de "droite", il rejoint en 1924 le "centre". Il est de nouveau arrêté en Allemagne en 1926 et reste un an en prison. Il fait son autocritique en 1929. Il est encore une fois arrêté en 1933.

 

Il est déporté à Sachsenhausen et y reste jusqu'en1939. Il travaille en usine après la libération . Il dirige un groupe de résistance. Il est une dernière fois arrêté en 1944. Il est torturé longtemps en janvier 1945, avant d'être lâchement assassiné par les nazis.

 

SCHWAB Michael

Né au USA.

Anarchiste, il est arrêté lors des événements de Chicago en 1886.

 

SCHWITZGUEBEL Adhémar

Né en Suisse.

Anarcho-Socialiste Suisse, il est membre de la Fédération Jurassienne.

 

SEMBAT Marcel

Né en 1862 à Bonnières (Yvelines).

Nommé en 1914, ministre des Travaux Publics, il est l'un des dirigeants les plus célèbres du Parti Socialiste, puis du Parti Communiste Français. Il meurt en 1922.

 

SERGE Victor

Né en 1890.

Il est originaire d'une famille Russo-Polonaise. C'est un écrivain révolutionnaire de langue française très connu.

 

SERGENTS DE LA ROCHELLE (Les quatre) :

BORIES, GOUDIN, POMIER et RAOULX sont tous les quatre, sous-officiers dans le 45éme de Ligne. Ils s'affilient aux Carbonaris. Ils sont arrêtés, jugés et guillotinés le 21 septembre 1822.

 

SERRAILLER Auguste

Né le 27 juillet 1840 à Draguignan, (Var) ;

Ouvrier cordonnier, il part avec son père en Angleterre. Membre de l'Internationale, il se trouve à Paris pour le 4 septembre 1870. Il se bat comme officier durant la journée du 31 octobre. Il part pour Londres (Angleterre) afin d'informer le Conseil Général de l'Internationale de la situation. Le Conseil Général de l'organisation l'envoie à Paris où il se trouve le 18 mars 1871. Il est élu le 16 avril 1871 par le 2ème arrondissement au Conseil de la Commune de Paris. Il est membre de la Commission du Travail et des Echanges.

 

Il réussit à échapper aux Versaillais et à rejoindre l'Angleterre. La répression Versaillaise le fait condamner à mort par contumace. Il est nommé correspondant du Conseil Général de l'Internationale pour la France. Il assiste aux conférences internationales de Londres en 1871 et de La Haye en1872. Il est d'après Marx : "Un homme d'une qualité intellectuelle supérieure".

 

SERRATI Giaminto Menotti

Né en 1874 en Italie.

Il milite dès son plus jeune âge dans le mouvement Socialiste et est l'un des fondateurs du Socialisme italien. Principal dirigeant de "l'aile maximaliste" durant la 1ère guerre mondiale, il devient en 1915 le rédacteur en chef du journal "Avanti". Délégué à Zimmetwald et Kienthal., il est arrêté en 1917. Il prône la scission avec la 2ème Internationale et pour l'adhésion à la 3ème Internationale dès 1919. Lors du 2ème Congrès de l'Internationale Communiste, il est élu à l'exécutif de l'organisation.

 

Il est opposé aux 21 conditions d'admission à l'Internationale Communiste. Suite au congrès de Livourne, il reste membre du Parti Socialiste Italien (P.S.I.). Il est néanmoins réadmis au sein de l'Internationale. Il adhère également au Parti Communiste Italien.

 

A partir de 1924, il est membre du Comité Central et le reste jusqu'à sa mort. Il meurt en 1926.

 

SERRIZIER

Chef du 101ème bataillon, durant le siège de Paris en 1870. Il est colonel, commandant de la 13éme Légion pendant la Commune de Paris. Il est arrêté par les Versa1llais et fusillé le 25 mai 1872 à

Satory.

 

SICARD Auguste-Alexandre

Né en 1839 à Albi, dans le département du Tarn (France).

Il est fabricant de crinolines. Il fait de nombreux discours au " Club du Pré-aux-Clercs". Délégué de la Garde Nationale et membre du Comité Central des 20 arrondissements, il est élu le 16 avril 1871 au Conseil de la Commune de Paris par le 7ème arrondissement.

 

Délégué à la Commission de Surveillance de la Fabrication des Munitions et membre de la Commission de la Guerre, il l'est aussi de la majorité du Conseil. Il se bat sur les barricades durant la semaine sanglante. du 22 au 28 mai 1871. Il réussit à s'enfuir et à gagner l'Angleterre.

 

Condamné à mort par contumace, par le tribunal militaire, il est encore envie en 1911. On ignore la date de sa mort.

 

SIGNOR Alain

Né le 5 septembre1905 à Pont-l'Abbé, (Finistère).

Fils de paysans, du pays Bigouden, qui par la suite prennent un commerce à Pont-L'Abbé. En 1924, il entre à l'école normale d'instituteurs de Quimper. Il adhère rapidement à la CGT-U de l'enseignement et fonde un groupe de jeunes communistes dans sa ville natale. Il lance le 1er appel en direction des travailleurs chrétiens au Congrès de Villeurbanne (Rhône) de janvier 1936.

 

Secrétaire de l'entente (organisation régionale) des Jeunesses Communistes. Il part faire son service militaire en1925, adhère au Parti Communiste Français en 1927 et est élu au Comité régional en 1929 puis Secrétaire départemental en 1930. En 1934, le Parti Communiste Français modifie ses organes de direction des départements, qui deviennent des régions. La région "Finistère-Morbihan" est créée.

 

A la fin de 1935, il peut réaliser l'un de ses grands projets, la création d'un grand journal régional du Parti Communiste Français : "La Bretagne Ouvrière, Paysanne et Maritime" qui a un tirage de 5.000 exemplaires de 1936 jusqu'à son interdiction en septembre 1939.

 

Il dirige la délégation "Finistère-Morbihan" aux Congrès nationaux du Parti Communiste Français de Villeurbanne (Rhône) en 1936 et Arles (Bouches-du-Rhône) en 1937, où il fait une intervention remarquée sur le thème "mains tendue aux chrétiens". Il est élu comme suppléant du Comité Central du Parti Communiste Français.

 

A partir de 1938, il se consacre plus particulièrement au département du Finistère. Après l'interdiction du Parti Communiste Français, il est astreint dès le début octobre 1939 à une résidence forcée dans l'arrondissement de Quimper. Le 1er octobre, il reprend son poste d'instituteur à Pont-l'Abbé, où il héberge le secrétaire de la section Communiste de Brest. Il est interdit de séjour dans sa ville natale.

 

La police perquisitionne chez lui peu après que les premiers tracts soient distribués. Les recherches s'avèrent vaines, les archives ayant été, soit détruites, soit transférées. A la fin de septembre 1939, un coup de feu tiré sur lui, par la fenêtre de sa classe où il enseigne, le manque de peu. En janvier1940, l'inspecteur d'académie lui demande de faire une déclaration hostile à l'URSS, il refuse catégoriquement. Il est suspendu trois semaines plus tard. Le 13 mars, il subit une deuxième perquisition comme la précédente, elle ne donne rien. On ne trouve pas la liste des militants demeurée cachée.

 

Le 25 mars 1940, il est arrêté, alors qu'il doit entrer dans l'illégalité dans les jours suivants. La police l'envoie en détention à l'île d'Yeu. Il est déplacé au camp de concentration de Saint-Angeau dans le Cantal.

 

Il s'en évade grâce à une camarade qui se sacrifie pour lui. Il reprend contact avec la direction de la zone sud du Parti Communiste Français. Il fait partie de la direction du Parti Communiste Français de la zone sud et délégué du Parti à Moscou. Il est également le directeur de la revue "Cahiers du Communisme".

 

Il est élu député du Finistère après la guerre 1939/ 1945, et devient membre du Secrétariat départemental du Finistère. Il cesse d'appartenir au Comité Central en 1949, en raison de son âge et de son état de santé.

 

Il subit plusieurs crises cardiaques et de plus c'est un ancien tuberculeux. Il doit abandonner ses principales responsabilités. Il reprend sa profession d'instituteur, puis se retire à Menton (Alpes-maritimes) où il meurt dans les années 1970

 

SILVA Salomon de la :

Né en1893 à Léon (Nicaragua).

Il est l'un des plus grands poètes du Nicaragua. Il est également un dirigeant syndical durant son séjour au Mexique d'où il soutient, la lutte de Sandino pour la libération du Nicaragua.

 

SOCARRAS Carlos Prio

Né à Cuba.

Il est l'un des dirigeants du Parti Authentique. Il remplace Grau San Martin au poste de Président de la République en1948. Il est victime du coup d'état de Batista le10 mars1952.

 

SOLANOALONSO Wilebuldo

Né en 1917 en Espagne.

Il fait des études de médecine avant de devenir journaliste. Il est l'un des responsables des Jeunesses du "Bloque Obrero y Campesino (B. O.C.). Il assume ensuite les mêmes responsabilités à la "Juventus Communista Iberica" 0.C.I.). Il devient Secrétaire général. et représentant de la J.C.I. au sein du comité exécutif du "Partido Obrero de Unification Marxista" (P.O.U.M.). Il est également le directeur du journal communiste "Juventud Communista".

 

Il est l'un des membres du second exécutif clandestin. Il est arrêté en aval 1938; mais il réussit à s'évader en janvier1939. Le tribunal militaire le condamne à 20 ans de travaux forcés. Les Résistants du Maquis Français le libèrent au printemps1940. Il est l'organisateur des guérilleros espagnols du groupe "Libertad" qui opère dans le département du Lot-et-Garonne (France). Lors de la conférence du P.O.U.M. en 1947, il est élu Secrétaire général.

 

SONG Kiao-Jen

ll milite dans la région du Hau-Nam au sein du mouvement révolutionnaire. Il est l'un des fondateurs du "Tong-Meng-Houei". Il est assassiné par les hommes de Yuau Che Kai en 1912, pour avoir essayé de créer un parti d'opposition.

 

SORGE Richard dit Ika dit Sonter

Né en 1895.

Fils d'ingénieur, fait des études d'ingénieur. Il s'engage dans l'armée en 1914, il est blessé à 3 reprises durant le conflit. Il adhère en 1918 à le Parti Social-Démocrate Indépendant. En1923, il est chargé de cours à Francfort-sur-le-main. Il est l'un des membres de l'appareil militaire clandestin, il est le responsable de la sécurité lors du Congrès de 1924. Il collabore à Moscou (URSS) à l'Internationale Communiste.

 

Il travaille ensuite au 4éme bureau de l'Armée Rouge qui l'envoie en mission en Chine de 1931 à 1932. Il est de retour en 1933. Membre du Parti nazi, sur ordre de Moscou, il réussit à être accrédité en tant que correspondant de guerre au Japon et crée pour l'URSS un réseau de renseignements très efficace. Il informe Staline de l'attaque des troupes allemandes de juin1941.

 

Il meurt en 1964. Un article reconnaissant ses mérites est paru

dans la Pravda le 4 septembre 1964.

 

SORNET Léon

Né en France.

Il est inquiété dans plusieurs affaires vers1870 à la fin du Second Empire. Il devient le gérant du journal "La Misère", puis il assume en 1871 la même responsabilité durant la Commune de Paris pour le journal fondé par Vuillaume, Humbert et Vermerch "LE Père Duchéne".

 

SOUSLOV Michel

Né en 1902.

 

Fils d'une famille de paysans, il donne son adhésion au Parti Bolchevik en 1921. Il suit des études à l'Université ouvrière de Moscou (URSS), puis à "l'Institut Plekhanov des professeurs rouges". Il devient à Moscou professeur à l'Académie industrielle et à l'Université en 1930. Il assume des responsabilités au sein de la Commission centrale de contrôle et de l'Inspection ouvrière et paysanne. On le retrouve en 1937 à Rostov, puis à Stavropol.

 

Il participe à la 18ème conférence du Parti Communiste qui se tient en 1939. Il est élu membre de la Commission centrale de contrôle. Il est chargé de diverses responsabilités sur les fronts durant la 2ème guerre mondiale 1939/1945.

 

. Secrétaire du Comité Central en 1947, il est à partir de 1949, et responsable de "l'agit-prop".

 

Il s'occupe de la "déstalinisation" en Lituanie, en 1955, il est élu membre du Présidium et au Secrétariat du Comité Central du Parti Il meurt en 1982.

 

 

SOYFER Jura

Né en 1912 à Karkov (Ukraine).

Il est le fils d'aristocrates qui quittent leur pays pour l'Autriche quand éclate la Révolution socialiste d'octobre 1917. Très jeune, il écrit des poèmes en français. C’est un admirateur inconditionnel de Heinrich Heine. Il donne très vite son adhésion à l'Association des Lycéens Socialistes.

 

Dans la même période, il fait représenter des pièces dans les cercles de la Jeunesse Ouvrière Socialiste et des poèmes dans le journal des lycéens socialistes. Il écrit régulièrement des reportages dans le journal "Arberter-Zeitung "à partir de 1930.

 

Il écrit surtout contre le fascisme, et essaie de faire prendre connaissance du danger d'une nouvelle guerre. Il prône l'unité d'action des prolétaires. Il est entre 1933 et1937 arrêté à plusieurs reprises . Il est en contact avec les Socialistes de Gauche d'Ernest Fischer et les jeunes Communistes.

 

Membre du Parti Communiste Autrichien. Suite à l'annexion de l'Autriche par Hitler, il est déporté au camp de concentration de Dachau, avant d'être envoyé à celui de Buchenwald. Il meurt du typhus le16 février 1939, à Buchenwald.

 

SPARTACUS ou SPARTAKUS

Né en Thrace.

Il est berger avant de s'engager dans le corps auxiliaire romain. Il déserte, mais est repris et devient, à ce moment, un esclave. Il est vendu comme gladiateur à un entraîneur de Capoue nommé Lentulus.

 

En 73 avant J.C.,il réussit à s'enfuir avec 70 autres gladiateurs. Il appelle les esclaves à prendre les armes pour se libérer. Il se réfugie sur le Vésuve avec un nombre important d'hommes. Il bat à plusieurs reprises les troupes romaines qui sont envoyées pour les soumettres.

 

Il décide de partir avec ses 70.000 hommes vers la Gaule transalpine. Mais une fois en Gaule, ses hommes refusent de continuer car ils préfèrent rester en Italie pour piller le pays.

 

Il revient dans l'Italie méridionale et devant l'affolement des habitants de Rome, le riche Triumvir Crassus demande dix légions romaines et les pouvoirs de proconsul. pour combattre les révoltés.

 

Spartacus est cerné à Rhégium et essaye sans y parvenir de passer par Brindes pour gagner la Sicile. Il est battu et tué par Crassus en 71 avant J.C.

 

Le Consul Pompée est alors chargé de détruire les dernières troupes en les poursuivant à travers l'Italie. Il s'attribue le mérite des actions de Crassus.

 

STALINE DJOUGACHVILI Joseph dit :

Né le 21 décembre1879 en Géorgie. Son père exerce la profession d'ouvrier-cordonnier à Tiflis. En 1893, il entre au séminaire. Durant ses études de séminariste, il lit clandestinement Marx et les économistes marxistes. En 1898, il adhère au Parti Ouvrier Social-Démocrate, et assure la propagande au sein des cheminots.

 

Renvoyé du séminaire en 1899, il milite dans le mouvement révolutionnaire de Tiflis. C'est à cette époque qu'il prend la pseudonyme de Staline, afin d'échapper à la répression. Il est arrêté et déporté en prison en 1903. Il réussit à s'évader en 1905, et anime les grèves, la même année.

 

Il rencontre durant un Congrès en Finlande, Vladimir Illich Lénine. En1907, il fait à Londres (Angleterre) la connaissance de Trotski. Il est déporté deux fois encore en 1908 et 1910, à chaque fois il réussit à s'évader. Il crée avec Lénine le journal "Pravda" en 1912. Il est élu ou coopté au Comité Central en 1913 et devient responsable du groupe Communiste à la Douma (Parlement russe).

 

Dénoncé par Malinovski, il est arrêté en 1913, une nouvelle fois déporté en Sibérie. Il y reste jusqu'à ce que la Révolution de1917, le fasse libérer.

 

Membre du Bureau Politique, rédacteur en chef de la "Pravda", il est chargé de l'organisation du soulèvement d'octobre 1917 contre le gouvernement de Kérinski à Petrograd. Commissaire du peuple aux nationalismes, il est en désaccord avec Trotski.

 

Il devient commissaire à la guerre et il appuie la politique menée par Lénine. Il est également à l'inspection ouvrière et paysanne de 1919 et 1922, membre du Bureau Politique et du Bureau d'Organisation avant d'être élu la même année Secrétaire général du Parti Bolchevik grâce à l'appui de Lénine. Il est après la mort de Lénine, membre du triumvirat de la direction avec 2inoviev et Kamenev. Il prône le principe d'un seul pays du Socialisme et est une nouvelle fois en désaccord avec Trotski.

 

Il devient en 1925, le leader de l'Internationale Communiste. Membre du Présidium la même année, il devient le principal leader du Bureau Politique en 1929. Il mène l'URSS vers une politique de production étatique et strictement planifiée. En1936, il fait adopter une nouvelle Constitution pour l'URSS. Il est de fait le chef du gouvernement soviétique et en 1939, il assiste à la signature du pacte gerrnano-

soviétique.

 

En 1941, suite aux déclenchements des hostilités par l'Allemagne nazie, il devient Président du Conseil des Commissaires du Peuple. Commissaire à la défense, il anime la lutte contre les troupes fascistes. Il devient en 1943, maréchal de l'Union Soviétique et en 1945, généralissime. Il assiste aux conférences diplomatiques interalliées de Téhéran en 1943, de Yalta en février 1945 et de Postdam en juillet 1945.

 

Par esprit de conciliation, il dissout l'Internationale communiste. Il fonde quelques années après le Kominform et réussit à empêcher l'Organisation des nations Unies (ON.U.) d'être sous la coupe des U.S.A..

 

Grâce à sa politique économique l'URSS poursuit un important développement.

 

Il combat avec fermeté les "réformateurs, les traîtres, les accapareurs et les saboteurs " A l'époque, personne ne pense qu'il abuse de ses pouvoirs. Il est décrit alors comme un homme intelligent, érudit et qui connaît la théorie marxiste de manière approfondie.

 

Lénine de son vivant, lui demandait très souvent conseil. Staline maintient toute sa vie la ligne générale qu'a définie Lénine. Il meurt le

5 mars 1953.

 

Après sa mort une politique de "déstalinisation " commence avec le 20ème Congrès du parti Communiste en 1956, politique qui dénonce "le culte de la personnalité". Le point culminant se situant avec le retrait de la dépouille de Staline du mausolée sur la Place Rouge de Moscou en octobre 1961.

 

STANKERVITCH Nicolaï Vladimirovitch

Né en Russie en 1813. Il crée le cercle de Moscou qui porte son nom. Il est un idéaliste libéral, intime de Bakounine. Il meurt en 1840.

 

STEINHARDT Karl dit GRUBER

Né le1er août 1875 en Autriche.

Il fait un apprentissage de typographe. Il devient en 1891, membre du Parti Social-Démocrate. Il voyage, durant son compagnonnage, dans de nombreux pays. Il est imprimeur à bord d'un transatlantique. Il habite assez longtemps à Hambourg (Allemagne). Il est très actif au sein du mouvement Social-Démocrate.

 

Il est de retour à Vienne (Autriche) en octobre 1913 et assume à cette époque la direction du groupe " Simmering " de l'Association des Jeunesses Ouvriéres. Il n'est pas mobilisé en 1914. Il est exclu du Parti Social-Démocrate 1916, en raison de ses divergences avec la direction de Simmering.

 

Il fonde le 3 novembre 1918, après être entré en contact avec Fischer, le Parti Communiste Autrichien. Le 1er Congrès du Parti Communiste a lieu en février 1919. Il est à cette époque élu au Comité Directeur et exerce de ce fait la responsabilité de Secrétaire général.

 

Il part le 13 février 1919, pour représenter le Parti Communiste Autrichien à la Conférence internationale qui se fient à Moscou (URSS) à l'initiative de Lénine. Cette conférence est en définitive le Congrès constitutif de la 3ème Internationale Bien qu'arrivant en retard à la Conférence, en raison de problèmes de transports, il a sous son pseudonyme "Gruber", un rôle primordial dans la fondation de la 3ème Internationale.

 

Il fait partie des 11 membres élus du Comité Exécutif. Des soldats roumains l'arrêtent à la frontière le 30 août. Il est emprisonné pour "espionnage". Il ne revient que le 20 janvier 1920 à Vienne (Autriche). Il assiste au 2ème Congrès du Komintern à Moscou (URSS). Réélu au Comité Exécutif, il est membre de la délégation qui se rend au Congrès des Peuples d'Orient à Bakou.

 

Arrêté par la Gestapo peu de temps après l'annexion de l'Autriche en mars 1938, il est libéré peu de temps après. De nouveau arrêté en 1943, il est cette fois-ci également libéré assez vite. Il est nommé 3ème adjoint et chargé de l'organisation des services sociaux de Vienne le 14 avril 1945, suite à la libération par les troupes de l'Armée Rouge de la capitale autrichienne. Il meurt le 21 janvier 1963 à Vienne (Autriche).

 

STOECHER Walter

Né en 1891.

Fils d'un ingénieur, il entame d'ailleurs des études supérieures. Il adhère au Parti Social-Démocrate en1908. Il est responsable actif dans le mouvement de la jeunesse des étudiants socialistes de la ville de Cologne (Allemagne) dés 1912. Il est mobilisé entre 1915 et 1918.

 

Membre du Parti Social Démocrate Indépendant à partir de 1917. Il est le leader des Conseils de Cologne en 1918/19. Il est élu député et devient le Secrétaire du Parti Social- Démocrate Indépendant (U.S.P.D.) en juin 1919. Il appartient à la tendance de "gauche". Il est le représentant de l'U.S.P.D. au 3ème Congrès de l'Internationale Communiste.

 

En 1920, il est élu à la Centrale du "Vereingte Kommunistische Partei Deutschland" (V.K.P.D.) et devient suite à la démission de Levi, Président du Parti Communiste. Il fait moins parler de lui entre1921 et 1923. Il est réélu à la Centrale en 1923 et est le Secrétaire de l'Oberzik- ouest.

 

Il se rapproche de la tendance "centrale" et est le Président de la fraction parlementaire entre1924 /33 au Reichstag. Il est arrêté lors de l'incendie du Reichstag. Il est envoyé successivement dans divers camps de concentration. Il meurt, en 1939, du typhus à Buchenwald (Allemagne).

 

STRASSER Ferdinand

Né le 3 avril1901à Krems-Am-Donau en Basse-Autriche.

Il est le fils d'une famille modeste de 13 enfants. Il commence des études qu'il doit quitter rapidement pour travailler. Il adhère au Parti Social-Démocrate. Il milite activement et grâce à ses connaissances devient le maire-adjoint de Sankt-Poelten. Il est parmi les premiers à combattre en février 1934, dans les environs de sa ville.

 

Après l'échec du mouvement, il se réfugie en Tchécoslovaquie, pour échapper à une éventuelle arrestation qui l'aurait conduit à être immanquablement condamné à mort. Il adhère au Parti Communiste Tchécoslovaque. Il part à quelques mois delà, pour Moscou et retourne en 1937 dans sa ville natale pour retrouver sa famille, prend part à des activités clandestines au sein du Parti Communiste. Il est arrêté et relâché lors de l'amnistie générale de mars1938.

 

Il travaille après cette date dans une scierie comme comptable. Il fait partie d'un groupe de résistants cheminots. En 1941, arrêté et condamné à la peine de mort pour haute-trahison, il est assassiné par les nazis le 30 septembre 1943.

 

STRASSER Isa née VON SCHWARTZKOPPE

Née en 1891 à Coburg dans une famille d'aristocrate prussiens. Son père est officier dans l'armée. Elle passe un diplôme de jardinière d'enfants. Elle se marie en 1912 avec Joseph Strasser. Elle milite avec son mari en 1916 dans le cercle "Karl Marx". Elle adhère, au début de 1919, au Parti Communiste Autrichien, elle est membre de l'aile gauche.

 

Elle travaille au journal "Rote Fahne" (Le Drapeau Rouge). Elle est responsable de la section féminine du Parti. Elle part travailler à l'Internationale des Syndicats Rouges à Moscou (URSS) en 1923. De retour en janvier 1928 à Vienne (Autriche), quelques mois plus tard, elle est exclue pour trotskisme. Elle développe à partir de ce moment là son travail de journaliste et milite dans des organisations sociales. Elle meurt à Vienne (Autriche) en juillet 1970.

 

Un roman posthume parait peu de temps après sa mort, ayant pour thème le milieu des permanents de l'Internationale en 1927 à Moscou (URSS).

 

STRASSER Joseph

Né le11 septembre1870à Cracovie.

Il est le fils d'un receveur des chemins de fer et d'une domestique. Durant sa jeunesse, il réside à Vienne (Autriche) et y fait ses études secondaires, de droit. Puis il les poursuit ensuite à Zurich (Suisse). Pour vivre, il donne des leçons particulières. Il admire beaucoup Victor Adler.

 

Membre du Parti Social- Démocrate, il a une formation marxiste entièrement autodidacte.

 

Il travaille pour le journal "Arbeiter-Zeitung ", avant de partir à Reichenberg (Bohème), en 1900 pour y assumé la responsabilité de rédacteur en chef de l'hebdomadaire du Parti Social-Démocrate " Freigeist" (Libre Penseur).

 

Cet hebdomadaire devient par la suite le quotidien "Vorwarts" (En avant). Il crée "La gauche de Reichenberg " avec ses camarades Karl Kreibich et Alois Nemetz. Ce groupe s'oppose à la direction nationale du Parti Social-Démocrate sur la question nationale et le militarisme.

 

Il lutte avec succès contre les Nationaux Allemands sur le problème multi-linguistique dans le nord de la Bohème. Il édite en 1912 une brochure sur ce point intitulée : "Der Arbeiter und die Natien" (L'Ouvrier et la Nation). Cette brochure entraîne une vive polémique et une réponse d'Otto Bauer.

 

Il revient à Vienne (Autriche) en 1913 et travaille à la rubrique culturelle de "Arbeiter-Zeitung." Il réussit dans les critiques théâtrales. Il quitte ce poste en 1917 et travaille à la même époque pour les rubriques littéraires du journal théorique "Der Kampf" (Le Combat) et à l'hebdomadaire humoristique "Glulichter " (Les Lumières Chatoyantes). Il s'oppose une nouvelle fois à la direction du Parti en désapprouvant fermement l'entrée en guerre.

 

En 1916, il devient membre avec sa femme du cercle "Karl Marx". Il milite à l'extrême- gauche du Parti, mais suite à la grève de janvier 1918, il quitte le Parti Social-Démocrate. Il adhère au début de l'année 1919,au Parti Communiste Autrichien et devient rédacteur de l'hebdomadaire "Die Soziale Révolution" (La Révolution Sociale) et à l'automne de la même année, rédacteur en chef du journal central du Parti : "Die Rote Fahne" (Le Drapeau Rouge). Il est élu en décembre1919, lors du 3ème Congrès du Parti Communiste Autrichien, membre du Comité Directeur.

 

Il est une fois de plus en désaccord avec la direction du Parti auquel il appartient. Il a en effet un esprit très individualiste. Cette fois le sujet de désaccord porte sur l'échec de l'insurrection du15 juin 1919. Il est appuyé par l'Internationale Communiste et Radek bien qu'étant le seul n’appartenant de la tendance anti-putschiste. Lors de l'exclusion en 1921 de Paul Lévi du Parti Communiste Allemand, il lui manifeste sa solidarité, prônant à l'intérieur de son Parti l'indépendance financière et politique.

 

L'Internationale Communiste demande vainement à ce qu'il lui soit confié des responsabilités qui correspondent mieux à sa formation. Néanmoins, il est reconnu en 1921 comme l'un des fondateurs historiques du Parti. Il part à Moscou en 1923 afin d'assumer les responsabilités de rédacteur d'une revue de langue allemande fondée par Radek et lecteur de la maison d'édition appartenant à l'Internationale Communiste.

 

Lénine dit de lui qu'il est "une plume d'or " et le meilleur journaliste de langue allemande. Ses responsabilités lui sont retirées, lors de la mort de Lénine, mais Bakounine lui donne la charge de corriger l'édition allemande des œuvres de Lénine. Il revient en Autriche en janvier 1928 et devient membre du Comité Central du Parti Communiste Autrichien. Il redevient rédacteur en chef du journal "Rote Fahne". Mais une fois encore il est en désaccord avec la direction du Parti et démissionne de ses fonctions.

 

Il est exclu en tant que trotskiste. Il ne s'occupe à partir de cette date que de mathématiques dont il avait toujours eu le hobby. Il meurt le 15 octobre 1935 à Vienne (Autriche) dans la pauvreté.

 

SUN Yat-Sen

Né en 1866 prés de Canton (Chine).

Son père est agriculteur dans la région de Canton. Il part de chez ses parents à l'âge de13 ans. Il fait des études à l'école des missionnaires protestants, avant de poursuivre des études d'anglais à Honolulu (Hawaï).

 

Il revient à Canton. puis étudie, à Hong - Kong la médecine. Il entre en contact avec des révolutionnaires durant son séjour. Il se convertit au christianisme. Il crée en 1894 à Honolulu, "l'Association pour le relèvement de la Chine". L'année suivante, il participe à Canton (Chine) à une tentative de soulèvement qui échoue.

 

Il est contraint de s'enfuir et fait un voyage au Japon et en Europe. il fonde la "Ligue de l'Union des Révolutionnaires" en 1901. Il est de retour en Chine en décembre 1911, proclamé Président de la République de Chine, lors de la Révolution chinoise. En 1912, il est renversé par Yen Chi-Kai et s'oppose au gouvernement de Canton. Il est nommé généralissime parles provinces du sud de la Chine. Il subit un échec en 1917, mais l'emporte en 1921 et il est à nouveau élu Président de la République. Il essaye plusieurs fois de s'emparer de Pékin, mais sans succès. Les Bolcheviks soviétiques avec Borodine et Joffre l'appuient. Il dirige alors le gouvernement de Pékin.

 

Il est le père de la Chine moderne et lui rend sa dignité. Il réorganise le Kuo-Min-Tang (Parti Nationaliste). Il meurt en 1925.

 

SUPPO Henri

Né en 1909 en France.

Il est ouvrier- mineur au plateau Matesin. Il adhère à la CGT et à la Jeunesse Communiste en1928, puis à partir de1934 au Parti Communiste Français. Syndicaliste très actif. Il est candidat du Parti Communiste Français aux élections législatives de 1936à Grenoble (Isère) dans la 3ème circonscription.

 

Membre de l'armée secrète, il est gravement blessé en 1944. Il s'occupe après la Libération des œuvres sociales des mineurs.

 

SVERLOV Jacques

Né en1885.

Il est issu d'une famille d'artisans juifs. Il suit les cours du lycée jusqu'à l'âge de15 ans, puis il devient employé dans une pharmacie. Il fonde en 1901une imprimerie illégale mais est arrêté et condamné, il n'a que17 ans.

 

Il rejoint les Bolcheviks en 1903, il est arrêté à 5 reprises. Il est chargé de la direction du journal "Pravda" en 1913. Malinovski le fait arrêter et le livre à la police. Il est déporté. La Révolution le fait libérer.

 

En août 1917, il est élu au Comité Central. puis devient Secrétaire du Comité Central et enfin Président de l'exécutif des Soviets. Il est le responsable conjointement avec Lénine de la direction politique du Parti Communiste. Il meurt en mars 1919, d'après certaines sources de la grippe espagnole, d'autres affirmant qu'il est décédé de la tuberculose.

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