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VAILLANT Edouard

Né le 26 janvier 1840 à Vierzon,(Cher).

Il est ingénieur et docteur en sciences puis médecin. Il part pour l'université de Heidelberg (Allemagne). En 1870, il revient en France, peu de temps avant la guerre et milite au sein du groupe Blanquiste du Club des Halles. Il est adhérent à l 'association Internationale des Travailleurs et membre du Comité Central. En 1871, le 8ème arrondissement (quartier de l'Elysée) l'élit au Conseil de la Commune de Paris. Il est membre de la Commission Exécutive et de la Commission de l'Enseignement. Il travaille au Journal Officiel de la Commune de Paris. Durant la semaine sanglante, il se bat sur les barricades. Il réussit à échapper aux Versaillais qui le condamnent à mort par contumace.

 

Réfugié en Suisse, il rejoint Karl Marx à Londres, qui lui fait un accueil chaleureux.

 

En septembre1872, il signe avec d'autres Blanquistes une déclaration de rupture avec l'Internationale lors du Congrès qui se déroule à la Haye, cette déclaration trouve que l'Internationale est "insuffisamment révolutionnaire". Il est rédacteur au journal "l'Homme Libre".

 

Il crée l'organisation Blanquiste dénommée "Comité Révolutionnaire Central" après être revenu en France suite à l'amnistie de1880. Il est élu en 1884 Conseiller Municipal de Paris. Il est élu Député de Paris en 1893, il assume cette responsabilité jusqu'à sa mort en1915.

 

Avec Jules Guesde, il s'oppose fermement à la participation entre 1899 et 1902 de Millerand au gouvernement de Waldeck-Rousseau. Il est membre du Parti Socialiste de France créé suite à la fusion au Congrès d'Ivry du Parti Ouvrier Français (P.O.F.) et du Parti Socialiste Révolutionnaire qui réunit les membres de l'ancien groupe du Comité Central Révolutionnaire. Il est membre du Parti Socialiste Unifié. Il se rapproche de Jean Jaurès. Il prône avec la plupart des socialistes français la politique dite d’Union Sacrée".

 

Le Parti Socialiste l'a présenté comme candidat aux élections présidentielles. Il meurt le 18 décembre 1915 à Paris (France).

 

 

VAILLANT-COUTURIER Paul

Né en 1892 à Paris (France).

Il est mobilisé durant la 1ère guerre mondiale et en 1916 devient membre du Parti Socialiste (S.F.I.O.). En 1919, il est élu Député de Paris. Suite au Congrès de Tours en décembre1920, il est élu membre du Comité Central du Parti Communiste Français. Il devient en 1929 maire de Villejuif dans la banlieue de Paris. Il est condamné à 5 reprises pour son activité de pacifiste. Il est rédacteur en chef de l'organe central du Parti Communiste Français "L'Humanité". Il meurt en 1937 à Paris (France).

 

VALDES Ramiro

Né dans la région d'Artimisaa (Cuba).

Il est issu d'une famille très modeste. Il est membre de l'expédition du Granma. En compagnie de Pépé Suarez et de Montane réussit il réussit à s'emparer du poste de garde de la Moncada. Il est le principal collaborateur de Che Guevara.

 

Après la Révolution cubaine, il devient le chef de la sécurité, poste qu'il occupe jusqu'en 1969. Il est membre du Bureau Politique, et l'un des principaux responsables du Parti Communiste Cubain.

 

VALLES Jules

Né le 11 juin 1832 au Puy, (Haute- Loire).

Il fait des études malgré "importantes difficultés financières. Il est secrétaire de Gustave Planche. Il "monte" à Paris. Alors qu'il est encore très jeune, il manifeste dans les rues vers la fin du Second Empire. Sur décision de son père il est interné. Celui- ci à a en effet peur des conséquences que cela peut avoir sur sa carrière de professeur.

 

De retour à Paris, il donne des leçons pour gagner sa vie. Son amitié pour Ranc et Arthur Arnould lui pose des problèmes lors du complot de l'opéra-comique. Il travaille pour divers journaux dont "l'Evénement", "Le Globe". Employé à la mairie de Vaugirard, il en démissionne.

 

En 1867, il crée le journal "La Rue" qui est interdit 8 mois après. Il est condamné à de nombreuses reprises pour des articles parus dans plusieurs journaux. En 1869, il est candidat socialiste-révolutionnaire et se définit comme "le candidat de la misère", mais il est battu par le candidat sortant Jules Simon.

 

Avec Longuet il est l'un des fondateurs du journal "Le Peuple", avant de relancer "La Rue". Il est orateur dans de nombreuses réunions publiques. Chef de bataillon après le 4 septembre, il est très actif durant le 31 octobre1870. Pour y avoir participé, il est condamné à 6 mois de prison.

 

Il fonde en février1871, le journal "Le Cri du Peuple". Le 15ème arrondissement de Paris l'élit avec 4303 voix au Conseil de la Commune de Paris le 26 mars 1871. Il est membre de la Commission de Révision des Jugements de la Cour Martiale, de la Commission de l'Enseignent et enfin de la commission des Relations Extérieures. Il est membre de tendance minoritaire du Conseil.

 

Il se bat jusqu'au bout sur les barricades. Réussissant à échapper aux Versaillais, il se réfugie en Suisse, puis à Londres (Angleterre). Il est condamné à mort par contumace.

 

Sous des pseudonymes il fait paraître dans des journaux républicains divers articles. De retour après l'amnistie de 1880, il recrée le journal "Le Cri du Peuple". Il meurt le 14 février 1885. Une importante manifestation socialiste se déroule pour ses obsèques.

 

CITATION : "Pas de sang, mais du pain".

OEUVRE : Il publie de nombreux ouvrages dont "Jacques Vingtras" "L'Enfant", "Le Bachelier","L'Insurge", "La Rue à Londres".

 

VANZETTI voir SACCO et VANZETTI

 

VARLIN Eugène

Né le 5 octobre1839 à Claye-Souilly (Seine et Marne).

Issu d'une famille de modestes paysans, il exerce le métier d'ouvrier relieur. En août 1864 et septembre1865, il est l'un des responsables des grèves de sa profession. Il est membre de l'Internationale depuis 1865 et de la tendance proudhonienne de gauche dans la section française de l'Internationale. Il fonde une deuxième section française de l'organisation. Elle prône des positions révolutionnaires. Il fédère des sections locales de sociétés ouvrières. Il réussit en 1869 l'union de toutes les organisations syndicales.

 

Il créé et gère une "caisse du sou", caisse de solidarité qui donne entre autre à l'automne 1869, 51.000 francs aux mégissiers parisiens qui font grève et 10.000 francs aux ouvriers du bâtiments de Genève (Suisse). Il mène la lutte contre le pouvoir impérial avec la section française. La police le poursuit en 1868 et au début de 1870, ce qui le contraint à fuir en Belgique. Suite aux événements du 4 septembre 1870, il peut revenir dans son pays natal. Il participe activement à la Défense Nationale. Il est Commandant du 103ème bataillon qu'il organise.

 

Il est révoqué après le 31 octobre. Il est membre du Comité Central de la Garde Nationale. Le Comité Central lui confie la mission d'occuper la place Vendôme. Les 7ème , 12ème et 17ème arrondissements l'élisent au Conseil de la Commune de Paris en 1871 mais il opte pour le 6ème arrondissement où il a obtenu 3.602 voix.

 

Il est membre de la minorité "internationaliste".Il est nommé membre de la Commission des Finances le 30 mars 1871, il y fait preuve d'un grand sens de l'organisation. Il est membre de la Commission des Subsistances après le 21 avril 1871. Grâce à lui la ville de Paris et l'armée réduisent les difficultés d'approvisionnement.

 

Pendant la semaine sanglante, il combat sur les barricades, le 22 mai à celles de la rue de Rennes, le 23 de la Croix-Rouge, le matin du 24 au Panthéon qui est la dernière barricade de la rive gauche à résister.

 

Il a le commandement des forces qui se battent autour de la mairie du 9ème arrondissement. Délégué à la guerre, il y remplace Delescluze décédé. Il organise une résistance acharnée, sa fameuse écharpe rouge sert de ralliement et montre que la commune de Paris continue le combat.

 

Alors qu'il part de la barricade de la rue Ramponneau, un prêtre en civil le reconnaît Place Cadet et le dénonce aux Versaillais. Il est affreusement battu, insulté et emmené dans ces conditions en haut de la Butte Montmartre. Il meurt fusillé en criant "Vive la République, Vive la Commune ! " le 28 mai 1871.

 

VASQUEZ Paradés Andrés

Né en Espagne.

Il milite en Argentine au sein du mouvement anarchiste dans les années1920.

 

VATTERONI Stéfano

Né en Italie.

Il est inquiété dans l'attentat contre Mussolini qui se déroule le 11 septembre 1926 en raison de son appartenance au mouvement anarchiste.

 

VENISIER Pierre

Né en 1826.

Il est élu membre du Conseil de la Commune de Paris en 1871. Il crée le journal "Paris-Libre" durant la Commune de Paris. Délégué à la Commission des Services Publics avant de devenir directeur du "Journal Officiel" en remplacement de Longuet. Il réussit à échapper aux Versaillais qui le condamnent à mort par contumace. Il rejoint l'Angleterre. Il meurt en 1902.

 

OEUVRE : "Histoire de la Commune de Paris, Comment a péri la Commune".

 

VERDURE Augustin Joseph

Né en 1825 à Remilly- Wirquin, (Pas de Calais).

Il exerce dans le domaine public la profession d'instituteur, mais il est révoqué en raison de ses options politiques. Il devient comptable. Il est membre de l'Internationale. En 1869, il participe comme orateur à de nombreuses réunions socialistes. Il milite dans le mouvement coopératif et à la responsabilité de la caisse du journal "La Marseillaise".

 

Au début de l'année 1870, il est arrêté, et n'est libéré que le 4 septembre. Le 26 mars 1871, le 11ème arrondissement de Paris l'élit au Conseil de la Commune de Paris. Il fait partie de la tendance majoritaire du Conseil. Il est membre de la Commission de l'Enseignement. Il est arrêté par les Versaillais et condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée,

il est envoyé en Nouvelle-Calédonie.

 

Il meurt le 28 avril 1873 dans la presqu'île Ducos en Nouvelle-

Calédonie.

 

VERGNIAUD Pierre Victorien

Né le 31 mai 1753 à Limoges (Haute-Vienne).

Son père exerce la profession de négociant. A l'âge de 29 ans, il s'inscrit comme avocat au Parlement de Bordeaux (Gironde), il y acquiert une très bonne réputation. En juin 1791,il est élu Député à l'Assemblée Législative. Il a un don indéniable pour s'exprimer en public et il devient l'un des prirtdpaux responsables du club des Girondins.

 

D'un caractère rêveur, indolent, mélancolique et pessimiste, il est déçu par la réalité de la Révolution et se laisse emporter par la grandiloquence de ses propres phrases.

 

Le 25 octotbre 1791, il fait un discours contre les émigrés et le 18 novembre 1791 contre les prêtres réfractaires, mais il entretient secrètement des relations avec le Roi.

 

A cause de ses accusations sur le Ministre Lessart, il est la cause de la formation du Cabinet Girondin comprenant Rolland, Dumouriez. Il fait un discours en faveur de la déclaration de guerre à l'Autriche. A cette occasion il déploie toute son éloquence. Le 20 juin 1792, il aide l'insurmcfion.

 

Le 11 juillet alors que la menace d'une invasion prussienne se précise, il fait dcrété par l'Assemblée "La Patrie en danger". Le 10 août 1792 il donne lecture, comme Président de la Législative, des décrets suspendant le roi Louis XVI de ses fonctions. Il demande à ce que l'on fasse appel au peuple pour le juger. Il vote la mort du roi avec sursis.

 

Il condamne le 17 septembre 1792, dans un discours, ce qu'il considère comme la"dictature " de la Commune insurrectionnelle  de Paris. Il condamne également Marat Il fait appel le 31 décembre 1792 au peuple contre la Commune de Paris et ses sections. Il dit son désaccord avec la création le10 mars1793 du Tribunal Révolutionnaire.

 

Le 10 avril 1793, Robespierre demande à ce qu'il soit mis en accusation. Il est arrêté le 31 mai, jugé le 2 juin et guillotiné, avec les autres Girondins, le 31 octobre 1793 à Paris.

 

VERMERSCH Eugène

Né en 1845 à Lille, (Nord).

Il travaille pendant le Second Empire comme rédacteur au journal " Figaro" et durant le siège de Paris au "Cri du Peuple". Il collabore également aux journaux "La Lune", "L'Eclipse", "La Marseillaise". Pendant la Commune de Paris, il crée le "Père Duchêne" avec Vuillaume et Humbert. Il appuie le Comité Central, Rossel et les Jacobins de la majorité du conseil.

 

Il réussit à échapper aux Versaillais et à gagner Londres (Angleterre). Le Conseil de Guerre le condamne à la peine de mort par contumace.

 

A Londres, il édite les journaux "Qui Vive" et "Vermesch-Journal". En mars 1874, Constant Marceau le gifle pour avoir insulté Vaillant (qu'il appelle le " docteur allemand"). Il meurt le 9 octobre 1878 à Londres (Angleterre) à la suite d'une longue maladie qui l'a rendu sénile. Il est enterré, le dimanche 13 octobre 1878 au cimetière de New-Southgate à Great-Northern.

 

OEUVRE : "Les Incendiaires" "Printemps du Cœur", "Saltimbanque

et Pantins", "Lettres à Mimi".

 

VERMOREL Auguste

Né en 1841 Denice, (Rhône).

Il crée en 1861, les journaux "La Jeune France " et "La Jeunesse". Il est condamné à deux reprises pour cela. Il est entre autre rédacteur en chef du "Courrier Français", qu'il oriente vers des positions socialisantes et combat dans cet organe les républicains bourgeois. Il est de nouveau condamné pour ses opinions politiques. Il est faussement accusé par ses adversaire politiques d'être un agent Bonapartiste.

 

Il retourne en prison pour des articles parus cette fois dans le journal "La Reforme". Il est libéré lors des événement du 4 septembre 1870. Grâce à lui le journal "Le Courrier Français" peut de nouveau paraitre.

 

Le 31 octobre, il se bat pour la défense de Paris (France). Il prône suite au 18 alors1871 , la réconciliation. Le 26 mars le 18ème arrondissement (quartier de la Butte - Montmartre) l'élit au Conseil de la Commune de Paris par 13.402 voix.

 

Délégué à la Commission de la Justice, il est également délégué à la Commission de la Sûreté Générale et membre de la Commission Exécutive. Il combat Félix Pyat et les autres membres de la tendance majoritaire du Conseil.

 

Il se bat sur les barricades et il est blessé le 25 niai 1871, sur les barricades du Château - d'Eau aux côtés et presque simultanément que Delescluze. Il est pris parles Versaillais qui le maltraite . Il meurt des suites de ses blessures le 20 ou 26 mai 1871 à Versailles .

 

OEUVRE : En 1868, il fait paraître "Les Hommes de 1848", en 1869,

"Les Hommes de 1851" et enfin en 1870 "Le Parti Socialiste". Il publie également de nombreux ouvrages des révolutionnaires de 1789 : Danton, Vergniaud, Marat (pour qui il a une grande admiration) et Robespierre.

 

VERSE

Avocat à Vienne (France). 

Il apporte son soutien aux Kienthaliens. Il est membre de la Section

Française de l'Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) en 1917 puis du. Parti Communiste Français après le Congrès de Tours en décembre 1920.

 

VIALA Joseph-Agricol

Né en 1780 à Avignon (Vaucluse).

Durant les combats qui se, déroulent sur la Durance en 1793 et où des royalistes de Marseille s'opposent aux troupes républicaines du Vaucluse, il est capturé en essayant de couper les câbles des bateaux faisant office de pont. Il est blessé et les royalistes le jettent dans la Durance. Il meurt quelques instants après. La Convention en fait un "Martyr de la Révolution".

 

VIARD Auguste

Né en 1836.

Il est garde national avant d'être élu au Conseil de la Commune de Paris en 1871. Il est Délégué à la Commission des Subsistances, ainsi qu'à la Commission Exécutive. Il réussit à échapper aux versaillais et à rejoindre la Suisse où i l réside. Les versaillais le condamnent à la peine de mort par contumace.

 

VIDAL Germinal

Né en 1913.

Il travaille dans le port de Barcelone (Espagne). Il est l'un des responsables du "Bloc Ouvrier et Paysan" en 1931. C'est également un militant syndical. Entre 1933 et 1934, il assume la responsabilité de Secrétaire de la Jeunesse ComMuniste. En 1935, il est élu au Comité Central du "Partido Obrero de la Unification Marxista "P.O.U.M.).

 

Lors de la guerre civile en Espagne, il est tué durant les combats de rues qui se déroulent le 19 juillet 1936.

 

VIEUX Charles

Né en 1897.

Il exerce le métier de forgeron, travaille dans l'entreprise "Soulage", dans le département de l'Isère (France). Il est adhérent à la Section Française de l'Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) , puis après le Congrès de Tours au Parti Communiste Français. Il est également l'un des dirigeants de la CGT-U.

 

VILLA Francisco dit Pancho

Né le 5 juin 1878 à Durango, région de San Miguel del Rio (Mexique).

Se faisant appeler Dorateo Anrango, il exerce le métier de dresseur de chevaux sauvages. Puis il travaille comme cow-boy chez un gros propriétaire terrien. Il tue à l'âge de 16 ans le fils d'un ranchero qui a violé sa soeur. Il se réfugie dans le maquis.

 

En1910,il rejoint Madero qui le nomme capitaine, puis général dans la lutte menée contre le dictateur Diaz. En 1912, Huerta le condamne à mort pour insubordination. Il gagne les USA. De retour dans son pays natal, en 1913 après l'assassinat de Madero, il appuie (ainsi que Zapata) tout d'abord Caranza contre Huerta. Il rompt avec Caranza et continue son combat pour la liberté.

 

Son théâtre d'opération est la région de Chihuahua. En 1916 il fait échouer, grâce à l'aide apportée par la population qui le soutient, une expédition américaine commandé par le général Pershing. En 1920, Caranza étant mort il dépose les armes et reconnaît le gouvernement légal du Mexique. Le gouvemement mexicain lui donne une vaste Hacienda.

 

Cet homme analphabète (il n'apprend à lire et écrire que dans les années 20) est l'auteur de nombreuses innovations sur le plan militaire. En effet, il fait usage de trains blindés précédés par une "voiture" chargée de faire sauter les mines sans endommager le train. Il fait aussi équiper un train hôpital décrit par les journalistes nord-américains et notamment John Reed comme le plus moderne et le mieux équipé au monde de son époque. Il y soigne indifféremment tous les belligérants.

 

Il fait l'essai d'un prototype de véhicule blindé de type "automitrailleuse" qui est plus développé que les modèles existant aux USA d'après le général de brigade américain Hugh L. Scott.

 

Sur le plan éducatif cet illettré quand il libère un village, une ville, une région fait systématiquement installer des écoles ouvertes aux pauvres et entièrement gratuites. Il meurt assassiné dans la région de Durando

le 7 juillet 1923.

 

VILLANUEVA Santiago

Membre des organisations arnarcho-communistes mexicaines. Il crée en 1870, le Gran Cicarlo de Obreros de Mexico.

 

VOLODARSKI V. Möise Goldstein dit,

Né en 1891 en Ukraine dans une famille d'origine juive.

Agé de14 ans, il devient membre du "Bund" et est renvoyé pour avoir fait de la propagande socialiste dans son lycée. Il adhère au Parti Social- Démocrate Ukrainien, alors illégal. En 1908, il est arrêté et condamné, mais il réussit à s'évader et à rejoindre les USA. Il est le responsable d'un syndicat de tailleurs aux USA. Il est membre du Parti Socialiste.

 

Avec Trotsky il travaille au sein du journal "Novy Mir". En 1917, alors qu'il vient à peine de revenir en Russie, il donne son adhésion au Parti Bolchevik. Lors des réunions publiques de Petrograd ses discours sont dés applaudis par les travailleurs. Il est membre de l'exécutif des Soviets. En 1918, il est nommé Commissaire du Peuple chargé de l'information. Il est assassiné par un socialiste-révolutionnaire en 1918 à Pétrograd.

 

VUILLAUME Maxime

Né en 1844 à Saclas, dans le département de Seine et Oise.

Il fait des études à l'école des mines, avant de devenir à partir de 1869 rédacteur dans divers journaux d'opposition. Il crée en février 1870 le journal "La Misère" qui ne dure pas très longtemps.

 

En 1870, il est durant le siège de Paris officier de la Garde Nationale, et se bat les 31 octobre et 22 janvier. Avec ses camarades, il fonde le 6 mars 1871 (16 ventôse an 79) le journal "Le Père Duchêne". Ce journal est l'un des plus influents durant la Commune de Paris et à l'origine du bataillon qui porte le nom de "La Enfants du Père Duchêne". Il soutient les positions prises par la majorité au Conseil de la Commune de Paris.

 

Il est arrêté parles Versaillais mais réussit à s'enfuir et se réfugie en Suisse. Il est condamné à mort par contumace. Il fait éditer des livres de vulgarisation scientifique et ses mémoires sous un pseudonyme. Il travaille à la construction du tunnel sous le Mont Gothard.

 

Suite à l'amnistie de 1880, il revient à Paris et travaille à la société d'explosifs Nobel en tant qu'ingénieur. Il est envoyé pour faire de la prospection de houille dans le bassin minier de Donetz en Russie. Quand il revient en France, il collabore avec les journaux radicaux et dreyfusards "La Justice", "Le Radical" et "L'Aurore".

 

Entre1908 et 1914, il publie ses mémoires sous le titre général de "Mes Cahiers Rouge" en 7 volumes. Il fait paraître un recueil d'extraits en 1911 sous le titre "Ma Cahiers Rouges au Temps de la Commune" (éditions P. Ollendorff, Paris).

 

Il est, grâce à ses mémoires, l'un des plus précieux témoins sur la Commune de Paris de 1871, dont il donne une description extrêmement précise, ses écrits sont considérés comme très fiables.

 

Il meurt à Neuilly dans la pauvreté, certaines sources donnent la date de 1920, d'autres de 1925.

 

WACHS Walter né le 2 août 1913 à Vienne (Autriche).

 

Il fait des études de médecine dans sa ville natale. Il est membre des Jeunesses Socialistes. Il participe en février 1934 à la lutte au sein du " Schutzbund" républicain. Il est arrêté et interné au camp de Woellersdorf. Après sa libération il adhère au Parti Communiste Autrichien qui est à l'époque clandestin.

 

En1936,il part combattre en Espagne dans les Brigades Internationales . Il est interné France, puis en Afrique du Nord. Il gagne l'Angleterre avant de rejoindre l'URSS.

 

Il y retrouve d'anciens combattants d'Espagne au sein d'une formation de parachutistes. Il est parachuté en Yougoslavie en1944 et se bat dans la région des pré~alpes de la Styrie orientale avec les partisants Slovènes et Autrichiens. Cette initiative permet de porter à un niveau supérieur la lutte contre les troupes nazies.

 

Il est membre du Comité Central du Parti Communiste Autrichien depuis1945. Il est membre du Secrétairiat à partir de1967.

 

WALDIMIDROVITCH Guerman Boris

Né en Russie.

Brillant biologiste, il milite dans les années1920 dans le mouvement anarchiste argentin.

 

WANG Ming

Né en Chine.

Il est le responsable d'un groupe de 28 Bolcheviks qui ont, entre 1931 et 1935, suivi une formation politique à Moscou (URSS). Il crée avec ses camarades un gouvernement communiste dans la région de Sanghai qui est en rivalité avec le commandement de Mao. Il revient en Chine en 1937 et engage une stratégie unitaire. Mao dit de lui qu'il regrette "son adoration pour un dogme étranger" qui ne peut vraisemblablement pas réussir . Aux alentours de 1942, les deux lignes politiques s'affrontent avec plus d'acuité. Quand commence la dégradation des rapports sino-soviétiques il retourne en URSS d'où il combat vivement la politique de Mao. Il mène ce combat jusqu'en 1974 date de sa mort.

 

WANG Tsing-Wei

Né en Chine.

Il milite au sein du "Tong-Meng-Houei" et du " Kuo-Min-Tang ".Il y anime l'aile "gauche". Pendant quelques temps, il refuse d'appuyer la politique d'union avec Tchang Kai-Chek qui vient de rompre avec les Communistes. Il est chef du gouvernement de Nankin entre 1940 et 1944.

 

WANG Tung-Hsing

Chef des gardes du corps de Mao et de la famille de Celui-ci à partir des années1930. Il est très intime avec Mao. Spécialiste des questions stratégiques, il est également reconnu comme expert sur les questions d'ordre militaire.

 

Il devient en1967, directeur du Bureau général du Comité Central du Parti Communiste Chinois en remplacement de Yang Shang-K'un. Il est le responsable d'une l'unité de l'Armée à partir du début de la Révolution Culturelle. Cette unité est chargée de la sécurité du Palais Présidentiel et d'aider la milice populaire.

 

En 1973, il devient membre du Bureau Politique du Parti Communiste Chinois. Il soutient Hua Kuo-Feng après la mort de Mao. Il est chargé de l'arrestation de Chiang Ch'ing et des membres de son cercle.

 

WARREN Josiak

Né en1798.

Il crée en 1833 à Cincinnati (USA) ce qui est le premier journal anarchiste du monde "The Peaceful Révolutionist ". Il meurt en 1874.

 

WEISSELGeorg

Né le 28 mars 1899 à Vienne (Autriche).

Son père exerce le métier de cheminot et sa mère de domestique. Il est par ailleurs, social-démocrate fervent Il réussit à suivre des études grâce à de grands sacrifices faits par ses parents. Il est en désaccord profond avec son professeur de religion, et on lui supprime la dispense des droits scolaires auquel il a droit. Lors d'une session " urgence de guerre", il réussit à passer son baccalauréat. Il est mobilisé et envoyé surle front sud en octobre 1917,Il n'a pas encore18 ans.

 

Chef de section, il reste à ce poste jusqu'à la chute de la Monarchie. Il suit pendant deux semaines les cours de chimie technique à l'Université après avoir été démobilisé. Il a des opinions considérées comme anticonformistes et très personnelles et certains pensent qu'il est un "fanatique" de la justice.

 

Il cherche longtemps du travail et fait un stage bénévolement à l'usine de gaz de Leopoldaun avant de trouver du travail dans les services municipaux. A partir de 1926, il est nommé stagiaire-adjoint à la caserne des sapeurs-pompiers de Vienne (Autriche).

 

Il combat en1925,contre des nazis qui ont attaqué des étudiants juifs. Il est nommé lors de la réorganisation de la " schutzbund" commandant de la "légion universitaire" après les tragiques événements du 15 juillet 1927. Il est commissaire des pompiers à la caserne principale de Floridorff de 1931 et il est le responsable de la formation des officiers des pompiers contrer les gaz nocifs en tant qu'ingénieur-chimiste.

 

En 1933, la police occupe le Parlement. La tendance anticonstitutionnelle et le " schuztbund" sont dissous alors que la "Heimweh " devient une force officielle. Le Ministre de la sécurité Frey déclenche le 11 février 1934 le processus de la répression contre le Parti Social-Démocrate.

 

A Linz une opération de police est déclenchée pour rechercher les caches d'armes et les membres du "Schutzbund" et l'état d'alerte décrété sur tout le territoire de l'Autriche. Il décide d'armer les pompiers membres du " Schutzbund" lors de l'arrivée de la police et de " l'Heimwehr " quand ceux-ci attaquent la centrale des sapeurs-pompiers. Ils ne peuvent résister bien longtemps, en effet certains pompiers ont "lâché" Weissel. Il doit se rendre bien qu'ayant voulu combattre jusqu'au bout, les troupes adverses étant nettement supérieures en nombre.

 

La loi martiale décrétée la veille est appliquée et il est traduit devant le Conseil de Guerre. Il déclare afin de sauver la vie de ses camarades " Je ne regrette pas mon acte. Je regrette seulement d'avoir par ma faute, compromis beaucoup d'innocents- Mais je veux souligner aussi que toute cette affaire a été entreprise avec des moyens inadaptés ; une telle action cet impossible à mener à bien avec des gens comme ceux que j'ai à ma disposition. Elle doit donc échouer lamentablement. Je n'ai rien d'autre à dire."

 

Il est condamné à être pendu et son recours en grâce refusé. Il est exécuté le14 février 1934 en déclarant "Je meurs, mais la révolution sociale vibra". Son épouse fait mettre cette épitaphe sur sa pierre tombale : "Une pierre parmi la pierre pour l'édification de l'humanité".

 

WEST Franz

Né le 24 décembre 1909 à Vienne (Autriche).

Il adhère à l'Association des Lycéens Socialistes durant ses études secondaires et y assume des responsabilités importantes. A l'Université de Vienne, il suit des cours de droit et est l'un des responsables de l'aile gauche des étudiants socialistes. Membre du Parti Communiste Autrichien (K.P.O.E.) à partir de janvier 1933, il est rapidement arrêté et condamné à 6 mois de prison.

 

Membre de la direction du Parti Communiste après sa libération, il assume les organisations de masse. II est suite à la Conférence centrale d'août1937, le responsable du Secrétariat clandestin du Parti. En 1938 après l'annexion de l'Autriche, la Gestapo le recherche activement, mais il réussit à gagner la Tchécoslovaquie. Il passe quelque temps en France avant de rejoindre l'Angleterre où il dirige le mouvement des émigrés autrichiens antifascistes.

 

Il est élu Président du "Free Austrian Movement " (Mouvement des Autrichiens Libres) en 1943. Il est élu membre du Comité Centrai du Parti Communiste Autrichien a son retour en 1945 après la libération de son pays natal. Il est responsable du secteur de l'éducation et de la formation des militants Communistes autrichiens- Entre 1961 et1965, il est le Secrétaire de la fédération de Vienne du Parti.

 

Il est nommé rédacteur en chef de l'organe centrai du Parti "Volksstimme " en 1965. Il est membre du Bureau Politique et spécialiste de la politique extérieure. Il est l'un des 27 membres du groupe du Comité Central qui dénonce l'intervention de l'Armée Rouge en Tchécoslovaquie en août 1968. Ils condamnent la politique dite de "normalisation". Lors du 21ème Congrès du Parti Communiste Autrichien il n'est pas réélu et abandonne sa responsabilité de rédacteur en chef de l'organe central du Parti. Il quitte la vie politique.

 

WESTHOCK

Né à Cuba.

Il est l'un des plus jeunes membres de la direction du Directoire Révolutionnaire Cubain. Il meurt assassiné.

 

WESTMEYER Friedrich

Né en 1873.

Il exerce la profession d'ouvrier - serrurier. Il est membre du Parti Social-Démocrate en 1910. Il adhère en 1917 au Parti SOCial Démocrate Indépendant. U-S-P-D-).

 

 

Il est à cette époque membre de la direction des Socialistes- Révolutionnaires. Bien qu'en 1919 il soit proche des Spartakistes, il est membre de l'U.S.P.D. En 1920, il rejoint le "Kommunistische Vereinigte Partei Deutschland." (Parti Communiste) Il est membre de la tendance "gauchiste". Il se bat pour la sortie des syndicats de l'Organisation en 1924. Il est exclu en septembre 1924. Plus tard, il est membre du Parti Social Démocrate. Il meurt en 1926.

 

WOLLWELLER Ernest

Né en 1898.

Son père exerce le métier de mineur. Il est docker. Ii adhère aux Jeunesses Socialistes en 1915, un an plus tard il est mobilisé comme chauffeur. Ii est l'un des responsables de la mutinerie de Kill en 1918.

 

En 1919, il devient membre du "Kommunistische Partei Deutschland" (K.P.D.) (Parti Communiste) et en 1921 Secrétaire du district de Hesse- cassel et membre du Comité Central. Le Parti lui demande en 1932 d'organiser le secteur clandestin. Ii assume le contrôle des communications entre les camarades exilés à l'étranger et ceux restés en AIlemagne. Il agit depuis Copenhague (Danemark), puis de Suède.

 

Arrêté et expulsé en 1943 en direction de l'URSS. Il revient en Allemagne de l'Est. Il est membre du K-P-D- et chef de la sécurité de l'Etat est-allemand jusqu'en 1958. Il meurt en 1967.

 

WROBLEWSKI Walery Boleslas

Né le 5 décembre 1836 à Zoludek (Pologne).

Il est issu d'une famille de la petite noblesse polonaise et ses parents ont un petit domaine agricole. Il part suivre des études à l'institut de WiIna essentiellement fréquenté parles enfants de la noblesse avant d'aller finir ses cours à l'institut des eaux et forêts de Petersbourg. Ses opinions sont alors proches de celles des Démocrates-Révolutionnaires russes.

 

Il est très actif en 1863, lors de l'insurrection notamment dans les régions de Grono et de Lublin. Il est sérieusement blessé en janvier 1864 et doit chercher refuge à Paris. Pour gagner sa vie, il exerce diverses activités: allumeur de réverbères, ouvrier-imprimeur tout en militant activement au sein du mouvement des réfugiés politiques polonais. En1866, il est membre du Comité de l'Union des Démocrates Polonais. Il déclare en1869 qu'il est "démocrate de conception, de principe et d'esprit" et que la Pologne qu'il désire est "celle que notre peuple bâtit de ses mains de travailleurs". Suite aux événements du 4 septembre 1870 il dit vouloir former une légion polonaise pour la défense de Paris.).Trochu fait échouer ce projet et avec beaucoup d'autres polonais il s'engage dans la Garde Nationale.

 

Durant la Commune de Paris, il est chargé du commandement de la cavalerie des fédérés sur la rive gauche de la Seine avant d'être nommé au commandement de tout le secteur sud (entre Ivry et Arcueil) où il combat avec un grand courage. Après l'entrée des Versaillais dans la capitale, il se bat successivement aux Champs-Élysées, puis à la Butte aux cailles avec de grandes difficultés. Il parvient néanmoins à faire rejoindre, à une partie de ses troupes, le quartier de la Bastille. Zamoyski réussit à lui obtenir un passeport pour se réfugier à Londres (Angleterre). Condamné à mort par contumace par le conseil de guerre.

 

Il est membre à partir de 1872 du Conseil de la 1ère Internationale et Secrétaire-correspondant pour la Pologne. Il fonde une Union du Peuple Polonais réunissant ses compatriotes exilés. Il entre en relations lors d'un court séjour à Genève (Suisse) avec le groupe de révolutionnaires russes animé par Lavrov. En 1878, il devient membre de la section des Sciences morales et politiques de Genève. Il ne revient en France qu'après l'amnistie de 1880 et réside à Nice. Néanmoins il fait de nombreux séjours à Paris et y rencontre Victor Hugo. Ayant de grosses difficultés financières il travaille comme imprimeur à "La Lanterne" avant de devenir contrôleur de la vente du journal "l'Intransigeant".

 

Alors qu'il est âgé, malade, impotent, il est accueilli en 1900, par le docteur Gierszvnski à Ouarville dans le département de l'Eure- et- Loir. Il meurt le 5 août (ou juillet) 1908 à Ouarville dans la solitude.

 

CITATION : Lissagray a dit de lui qu'il est un homme "De grands

science militaire, courageux et intelligent".

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