ECOLE ELEMENTAIRE DU PARTI COMMUNISTE Français
COURS N° 5
LE PARTI
EDITE PAR LE PARTI COMMUNISTE Français
( année 1951 )
Introduction
Dans une société divisée en classe sociale, chaque classe ou fraction de classe trouve son expression politique dans un Parti qui exprime ses aspirations et défend ses intérêts.
Un Parti groupe des hommes et des femmes pour la réalisation de certains objectifs politiques, autour d’un programme et de moyens d’action déterminés.
Cela ne veut pas dire que tous les adhérents d’un Parti appartiennent à la classe ou fraction de classe dont il défend les intérêts . En France, par exemple, les différends groupements capitalistes comptent dans leurs rangs des petites gens des classes moyennes, voire des ouvriers, ignorant les puissances économiques occultes qui tirent les fils de leur organisation. Il est donc faux de confondre, dans certains cas, un parti, son programme, sa direction, avec la masse de ses adhérents.
I
LE PARTI COMMUNISTE, PARTI DE LA CLASSE OUVRIERE ET DU PEUPLE,
PARTI DE LA NATION FRANCAISE
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LE PARTI COMMUNISTE, AVANT-GARDE DE LA CLASSE OUVRIERE
- Le Parti Communiste, héritier des traditions révolutionnaires de la classe ouvrière française. (*)
Au 19ème siècle, l’économie française a subi des profondes transformations, provoquées en particulier par l’invention et l’utilisation de la machine à vapeur. Il en est résulté le règne de la grande industrie et la croissance d’une classe ouvrière, nombreuse, durement exploitée, qui grandit et se concentre rapidement.
Les conditions de vie extrêmement pénibles de cette classe ouvrière provoque plusieurs révoltes isolées, dont les plus célèbres sont celles des " canuts " lyonnais (1831) et celles des ouvriers parisiens en 1832 (enterrement du général Lamarque) et e, 1834 (massacres de la rue Transnonain)
En juin 1848, c’est l’insurrection historique des ouvriers parisiens, caractérisée par Marx comme la première insurrection de la classe ouvrière dans le monde.
En 1871, la Commune de Paris fut surtout l’œuvre de la classe ouvrière parisienne prenant la tête du peuple de Paris dans son action contre la domination du grand capital et contre la trahison de ses hommes, devant l’invasion prussienne, par peur du peuple. Elle donne le premier exemple, encore embryonnaire, d’un Etat prolétarien : démocratie authentique.
C’est de ses grandes traditions de notre classe ouvrière que le Parti Communiste Français est l’héritier et le continuateur.
Pour le Parti Communiste est-il l’avant-garde de la classe ouvrière ,
De ces luttes s’est progressivement dégagée une avant-garde de la classe ouvrière composée des travailleurs les plus courageux, les plus clairvoyants et les plus expérimentés. Longtemps cette avant-garde ne dirigea que des actions localisées (revendicatives et politiques) sans perspectives. Il lui manquait, pour s’organiser et s’orienter, la connaissance des lois du développent de la société capitaliste.
C’est grâce à la découverte de ces lois par Marx et Engels que l’avant-garde de la classe ouvrière a pu prendre conscience du rôle historique de cette classe et des conditions de la libération de la société.
En 1847, dans le Manifeste Communiste , Marx et Engels ont montré que :
" pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus résolue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui entraîne toutes les autres : théoriquement, ils ont, sur le reste du prolétariat l’avantage d’une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien "
Ainsi la pénétration dans l’avant-garde de la classe ouvrière de la science du développement de la société, la fusion du socialisme scientifique et du mouvement ouvrier a donné naissance au parti de la classe ouvrière.
En France, ce fut d’abord, en 1864, la section française de l’Association Internationale des Travailleurs (1ère Internationale).
En 1882, ce fut le Parti Ouvrier Français de Jules Guesde et de Paul Lafargue dont nous sommes les héritiers. Ce parti aida à la formation en 1905 d’un Parti Socialiste Unifié (malheureusement dépourvu de principes fermes et qui glissa par la suite dans l’opportunisme.
Naissance du Parti Communiste Français.
La guerre de 1914-1918, guerre impérialiste, injuste, provoqua l’écroulement de la 2ème Internationale, pourrie par l’opportunisme. Les partis qui la composaient (y compris le Parti Socialiste Unifié) sombrèrent dans la collaboration de classe avec les impérialistes de leurs pays respectifs, à l’exception des Bolchéviks russes, guidé par Lénine
Les souffrances de la guerre et l’enrichissement scandaleux des grands capitalistes dressèrent contre la politique de la direction du Parti Socialiste, dès 1914 et de plus en plus, les ouvriers socialistes et les masses populaires.
Ainsi , la victoire de la Révolution Socialiste en Russie, puis l’échec des grands mouvements prolétariens de 1917 à 1920 dans les autres pays firent comprendre aux éléments les plus conscients de la classe ouvrière la nécessité de bâtir un parti ouvrier d’un type nouveau, un parti combatif , un parti révolutionnaire assez courageux pour mener les prolétaires à la lutte pour le pouvoir, assez expérimenté pour se reconnaître dans les conditions complexes d’une situation révolutionnaire et assez souple pour contourner les écueils de toutes sortes sur le chemin conduisant au bat.
De cette volonté des travailleurs de tous les pays naquit la 3ème Internationale, l’Internationale Communiste.
En France, le 18ème congrès du Parti Socialiste qui s’est tenu à Tours, en Décembre 1920, se prononça pour l’adhésion à la doctrine, aux principes et au méthodes d’organisations qui venaient de donner la victoire aux travailleurs de l’immense Russie.
La motion Marcel Cachin en faveur de l’adhésion à la 3ème Internationale, l’emporte par 3.208 mandats contre 1.022 .
La minorité, suivant Paul Faure et Léon Blum, refusa de se soumettre et décida de créer un nouveau parti, qui prit le nom de Parti Socialiste (S.F.I.O.). La majorité devait constituer le Parti Communiste Français.
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LE PARTI COMMUNISTE, PARTI DE LA NATION.
Comme nous l’avons vu dans le cours N° 1 (**), à chaque époque de l’histoire, une classe décadente, devenue un obstacle au développement de la société, se détache de la nation, alors que les intérêts de la classe montante représentent l’intérêts national.
C’est ainsi, que face à la trahison des trusts, la classe ouvrière, classe montante, progressive, a pris la tête de la lutte nationale.
Ce n’est donc nullement par l’effet d’une tactique occasionnelle ou d’un calcul quelconque que le Parti Communiste, avant-garde de la classe ouvrière, est devenu le Parti de la Nation, atteignant ainsi une étape nouvelle de sa mission historique.
- la clairvoyance nationale du Parti avant la guerre
devant la menace du fascisme hitlérien, aggravée par la haute trahison des hommes des trusts en France, le Parti préconisa, bien avant la guerre, les conditions de la sécurité française :
-Sur le plan intérieur, la lutte contre le sabotage des trusts, mise hors d’état de nuire de la " cinquième colonne ", une union de la Nation française.
-Sur le plan extérieur, organisation de la sécurité collective, de la coopération de tous les pays pacifiques contres les agresseurs fascistes.
Seul, en 1935, le Parti se prononce contre les accords Laval - Mussolini, qui furent, pour l’Italie fasciste, une prime à l’agression.
Seul, le Parti mène une lutte conséquente, dès juillet 1936, contre la " prétendue non-intervention " en Espagne, contre le reniement de la signature de la France (rupture du traité commercial franco-espagnol de 1935) qui favorise les entreprises germano-italiennes à la frontière des Pyrénées. André Marty et des milliers de nos militants, dans les brigades internationales, traduisent alors, dans les actes, la juste politique communiste.
Seul, en septembre 1938, le Parti dénonce la trahison de Munich, nouveau reniement de la signature de la France, qui livre à Hitler la puissante industrie de guerre de la Tchécoslovaquie, nous fait perdre une allié fidèle, ruine notre crédit dans le monde et encourage l’ennemi dans la voie de l’agression.
Seul, il dénonce ensuite la collusion du gouvernement munichois avec l’agresseur hitlérien (notamment l’accord Bonnet - Ribbentrop).
Seul enfin, durant la " drôle de guerre " de septembre 1939 à juin 1940, il se dresse contre la politique criminelle des Daladier et des Reynaud, qui au lieu de mener la guerre juste contre les agresseurs hitlériens font la guerre à la classe ouvrière, contre les agresseurs hitlériens font la guerre à la classe ouvrière, au peuple, aux forces antifascistes (dissolution du Parti, des syndicats ouvriers exclusion des députés communistes, peine de mort, etc…) , laissent le champ libre à la cinquième colonne, préparent la guerre contre l’U.R.S.S., notre allié naturelle (aide aux garde blancs finlandais, concentration en Syrie d’une armée sous les ordres de Weygand ).
Cette politique, qui fit passer l’intérêt de classe des trusts avant l’interêts national, devait aboutir à la capitulation de juin 1940.
- Le Parti et la libération de la France .
- Dès le 6 juin 1940, le parti propose vainement au gouvernement, devant l’invasion, la levé en masse, contre l’envahisseur, pour la défense de Paris.
Pendant toute la durée de l’occupation, le Parti a joué un rôle dirigeant dans la résistance. Non seulement, il lui a fourni ses méthodes d’organisation et de combat, et les meilleurs de ses combattants, mais il a montré comment libérer la France, contre qui porter les coups, quelles forces mettre en jeu, et cela, de juin 1940, à l’Insurrection nationale d’août 1944.
Rappelons simplement l’organisation du sabotage et des grèves patriotiques, la créations des Francs-Tireurs et Partisans Français, la lutte armée, la dénonciation de l’ " attentisme ", l’insurrection nationale d’août 1944, qui concrétisèrent l’appel historique du 10 juillet 1940, singé par Maurice Thorez et Jacques Duclos.
" C’est dans le peuple sue résident les grands espoirs de libération nationale et sociale. Et c’est autour de la classe ouvrière, ardente et généreuse, pleine de confiance et de courage, que peut se constituer le front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France ".
On peut affirmer que , sans le Parti Communiste, " Parti des Fusillés, il n’y aurait pas eu de véritable résistance française, et , par suite, la France, libérée seulement par l’extérieur, aurait perdu, en fait, son indépendance.
- Le parti dans la bataille pour l’indépendance nationale et la paix.
Comme le disait notre secrétaire général Maurice Thorez :
" Le Parti Communiste est le Parti de la paix. Il est né dans la lutte pour la paix autour des hommes qui s’étaient dressés du fond de leurs tranchées sanglantes contre la première guerre impérialiste. Le Parti Communiste a grandi dans la lutte pour la paix. Il a combattu l’intervention des puissances impérialistes contre la Révolution soviétique à ses débuts. Il a combattu les guerres de brigandages coloniales au Maroc et en Syrie. Il a combattu SEUL la politique néfaste dite de " non-intervention " et la honteuse capitulation de Munich qui encouragèrent Hitler dans la guerre contre la France et le monde entier "
(Rapport au 11ème congrès, page.77)
aujourd’hui, il mène la lutte contre les plans des impérialistes américains qui visent à l’asservissement de la France et à la guerre contre notre allié l’Union Soviétique et les pays de démocratie populaire.
Notre Parti s’inspire dans on action de la recommandation historique de Staline dans son interview de février 1951 au journal Pravda :
" La paix sera conservée et consolidée si les peuples prennent en mains la cause du maintien de la paix et s’ils la défendent jusqu’au bout. "
Maurice Thorez a pu indiquer que dans une telle situation :
" La tache des communistes est d’expliquer, d’expliquer toujours pour éclairer, mobiliser, contribuer à l’organisation de la lutte pour la paix, tout faire pour empêcher la guerre ."
C’est pourquoi les communistes travaillent à l’élargissement du Mouvement de la Paix et de son action compte qu’ " une seule chose compte pour nous : la nécessité et l’urgence impérieuse de l’union de la paix. "
(Maurice Thorez : Rapport au 12ème congrès, page 64)
d) La lutte pour la paix ne peut être séparée de la lutte pour l’indépendance nationale.
Après l’éviction des ministres communistes sur l’ordre des Américains en mai 1947, la France a été livrée par une bourgeoisie qui, après avoir misé sur Hitler pour conserver ses privilèges, mise maintenant sur l’impérialisme sorti le plus puissant de la 2ème guerre mondiale : les Etats-Unis d’Amérique.
En application du Plan Marschall et du Pacte Atlantique, plan et pacte de préparation à la 3ème guerre mondiale, notre pays est occupé par les troupes étrangères, et à ce jour, de nombreux départements sont touchés par cette occupation ;
Auguste Lecœur , secrétaire du Parti, pouvait dire au Comité Central des 25 et 26 avril 1951 :
" On ne peut plus en France être ministre sans l’approbation de Truman, de même que, pendant l’occupation, nul ne pouvait l’être sans l’approbation de Hitler. "
(Rapport : " le Parti Communiste et la Lutte pour la Paix ", page 6.)
Contre une telle politique sacrifiant aux intérêts des milliardaires américains les intérêts vitaux de la Nation, le Parti Communiste Français appelle tous les patriotes à l’Union.
S’adressant solennellement à tous les français et à toutes les françaises, ans distinction de condition sociale, d’opinion ou de croyance, Jacques Duclos a pu proclamer en septembre 1951 :
" Nous nous déclarons prêts à lutter côte à côte, avec tous ceux, sans aucune exception, qui veulent rétablir l’indépendance de la France, dénoncer les traités qui la lient au char des impérialistes américains, et développer tant sur le plan politique qu’économique et militaire, une politique indépendante, fondée sur la défense des intérêts français et sur la poursuite d’une politique de paix ."
seul notre Parti présente au peuple de France un programme constructif et réalisable de salut national. Il lutte dans le pays et les assemblées pour que soient acceptés et appliques les 11 points du programme que le 22ème Congrès a fixé à Gennevilliers en avril 1950 (rapport de Maurice Thorez : " La lutte pour l’indépendance nationale et pour la paix, page 74/75).
Ainsi, le Parti Communiste Français, Parti de la classe ouvrière et du peuple, est en même temps le parti de l’indépendance nationale et de la paix. En un mot, le Parti Communiste Français est le parti de la Nation française.
II
.
Le Parti, forme supérieure d’organisation de la classe ouvrière, peut jouer son rôle d’avant-garde parce qu’il est un parti de type nouveau.
Puissamment lié aux masses populaires qui lui ont donné naissance, il a seul la faculté de guider toutes les forces nationales et progressives dans leur lutte pour la paix et l’indépendance nationale.
LE PARTI COMMUNISTE,
PARTI DE TYPE NOUVEAU,
PARTI DE MASSE
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L’UNITE DE PENSEE.
L’unité de pensée dans le Parti a pour base l’accord des adhérents sur les principes du socialisme scientifique, du marxisme léninisme, comme l’unité de pensée des physiciens réside dans leur accord sur les lois de la physique.
La reconnaissance par chaque communiste des principes du marxisme-léninisme exclut évidemment toute division du Parti en " tendances " ou " fractions ".
Cette unité de pensée sur les principes n’est nullement contraire à la liberté de discussion. Notre Partie est un Parti démocratique. Il est le seul où tous est mis en œuvre pour que les adhérents participent, de la base au sommet, à l’élaboration de la politique à suivre et à la discussion de son application.
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LES CONDIITONS D’ADMISSION AU PARTI
Les conditions d’admission au Parti sont au nombre de trois (art.2 des Statuts) :
- reconnaître le programme et les statuts du Parti ;
- payer régulièrement ses cotisations ;
- être adhérent d’une organisation de base et y militer activement .
En conséquence :
Le parti ouvre ses portes à tous les Français et les Françaises honnêtes, aux républicains, au démocrates, aux croyant et non-croyants qui approuvent et soutiennent sa politique.
Ceci n’exclut pas mais au contraire, implique la vigilance politique nécessaire pour faire échec aux tentatives des impérialistes d’infiltrer leurs agents dans notre Parti.
" Il ne faut pas oublier que plus la situation des ennemis sera désespérée et plus volontiers, ils se raccrocheront au moyens extrêmes… Il faut s’en souvenir et être vigilant. "
(Staline : Pour une formation bolchevik, Edition 1945, page 14) (***)
Le Parti doit s’efforcer d’entraîner au travail chacun de ses adhérents pour en faire un militant, en tenant compte de ses capacités physiques et intellectuelles, de ses obligations familiales et professionnelles.
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Le Parti doit être lié aux masses sous pein d’impuissance.
Chaque Parti de la 2ème Internationale était, comme dit Staline " un appareil électoral approprié aux élections et à la lutte parlementaire ", un Parti ayant une politique à courte vue, fondée sur des intrigues parlementaires ou l’intérêt personnel.
LA LIAISON AVEC LES MASSES
Le Parti doit être lié aux masses sous peine d’impuissance.
Chaque Parti de la 2ème Internationale était, comme dit Staline " un appareil électoral approprié aux élections et à la lutte parlementaire ", un Parti ayant une politique à courte vue, fondée sur des intrigues parlementaires ou l’intérêt personnel.
Le Parti Communiste, au contraire, " doit baigner dans les masses ". Il fonde son action sur une étroite liaison avec les masses, sur la connaissance de leurs revendications et la défense de leurs intérêts, sur la traduction exacte de leurs aspirations et de leurs besoins.
C’est pourquoi :
- Les membres du Parti doivent être lié à toutes les couches de la population, aux travailleurs qu’ils ont la mission de défendre. Ils doivent être connus comme dirigeants ou membres du Parti et populariser les réalisations obtenues par l’action du Parti, ils doivent prendre " hardiment le tête des masses " en organisant l’action pour les revendications.
- Les membres du Parti, militant dans les organisations de masse (syndicats d’agriculteurs, de commerçants, organisations de femmes, de jeunes, de locataires d’anciens combattants, d’anciens prisonniers de guerre, de sinistrés, sportives, culturelles, etc…) doivent s’y montrer les meilleurs par leurs suggestions ; leur dynamisme, leur dévouement actif, leurs capacités.
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LA DISCIPLINE
Sur la base d’une théorie scientifique et d’une politique conséquente, une discipline consciente et librement consentie a pu s’instaurer dans le Parti. Cette discipline est fondée sur la compréhension par tous des conditions nécessaire de la lutte (article 32 à 35 des Statuts).
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LA LUTTE CONTRE L’OPPORTUNISME ET LE SECTARISME.
Sans une lutte intransigeante contre les déviations opportunistes et sectaires -survivances du passé ou pression d’éléments étrangers ou hostiles à la classe ouvrière- le Parti ne pourrait pas sauvegarder l’unité et la discipline dons ses rangs, ne pourrait remplir sa mission.
" On voit que le Parti ne peut avancer, qu’il ne peut mener à bine son travail d’organisation et de direction des masses dans la bataille pour la paix sans une lutte constante à l’intérieur de ses propres rangs contre toutes les déviations. Le Parti doit mener une lutte vigoureuse sur les deux fronts contre les déviations opportunistes et contre les déviations sectaire. Il doit combattre sans ménagement les porteurs de ces déviations et les conciliateurs qui sont toujours prêts à s’excuser, à justifier les opportunistes ou les sectaires, et qui empêchent de lutte contre les déviations. "
(Maurice Thorez , Rapport au 12ème Congrès, page 85)
III
PRINCIPES D’ORGANISATION
L’efficacité de l’action de notre Parti dans tous les domaines provient en premier lieu de la justesse de la ligne politique du Parti. Elle provient en deuxième lieu de son organisation :
" Après que la ligne politique juste est donnée, le travail d’organisation décide de tout, y compris du sort de la ligne politique elle-même, de sa réalisation ou de son échec "
(Staline : 17ème Congrès du Parti Bolchévik) (****)
" Le Parti du marxisme révolutionnaires rejette catégoriquement toute recherche d’une forme d’organisation du Parti et de méthodes de travail absolues et valables pour toutes les étapes du processus révolutionnaires. Au contraire, la forme d’organisation et les méthodes de travail sont entièrement fonction des particularité historique concrète et des tâches que cette situation impose. "
(Résolution : " Sur l’édification du Parti " 10ème Congrès du P.C. (b) de l’U.R.S.S cité par A Jdanov au 18ème Congrès du P.C. (b) de l’U.R.S.S.
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LE CENTRALISME DEMOCRATIQUE.
La structure du Parti repose sur les principes du centralisme démocratique.
Les plus importants de ces principes sont :
- les assemblées générales, les conférences et les congrès élisent les organisme de direction aux différents échelons ;
- ces organismes élus doivent rendre compte périodiquement de leur activité devant leurs mandants
- selon une discipline consentie, les décisions prises après discussions doivent être appliquées par tous, la minorité, s’il y en à une, se soumettant à la majorité. De même, les organisme inférieurs doivent appliquer les décisions des organismes supérieurs, démocratiquement élu lors des conférences et des congrès.
L’absence de démocratie intérieur, d’éligibilité des dirigeants conduisent à la liquidation du Parti.
C’est ainsi que les dirigeants actuels de la Yougoslavie, les fascistes Tito, Djilas, Kardelj, Rankovic ont pu s’emparer de la direction du Parti Communiste Yougoslave et engager celui-ci dans une attitude fondamentalement opposée aux principes marxistes-léninistes d’un véritable Parti Communiste.
2) LA STRUCTURE DU PARTI
L’organisation du Parti comporte de bas en haut : la cellule, la section, la fédération et le Comité Central.
" Les plus hautes instances de ces organismes sont respectivement l’Assemblée Générale, la Conférence de Section, la Conférence Fédérale, la Conférence Nationale du Parti ou le Congrès.
(article 9 des Statuts)
Entre les échelons réguliers, il ne doit pas avoir d’organisme intermédiaire, car il jouerait le rôle d’écran.
Il faut s’attacher à rendre plus vivantes les liaisons des organismes supérieurs avec la base ; impulsion des cellules, des sections, en allant sur place ; discussion avec les dirigeants de ces organismes (soit par des entretiens particuliers avec tel ou tel de ces dirigeants, soit lors de réunions avec l’ensemble de ces camarades).
3 ) LA CELLULE, BASE DE L’ORGANISATION DU PARTI.
La cellule est l’organisme politique de base du Parti.
- Rôle de la cellule :
La cellule participe à l’élaboration de la politique du Parti, notamment par la discussion des rapports préparatoires à la Conférence de Section, à la Conférence Fédérale ou au Congrès du Parti ;
Les tâches générales de la cellule sont résumé dans l’article 13 des Statuts, qui est ainsi conçu :
" Les devoirs de la cellules sont : l’accomplissement du travail du Parti parmi la population laborieuse par une propagande et une agitation communiste systématiques, le recrutement, la diffusion de la littérature du Parti, la publication régulière de feuilles de propagande reflétant la vie et les revendications des travailleurs, l’éducation et la culture des membre du Parti et des ouvriers de l’entreprise, l’intervention dans tous les conflits politiques, dans toutes les revendications des travailleurs de l’endroit, l’étude de la défense de ces revendications en liaison avec l’action de classe et les buts d’émancipation sociale poursuivis par le Parti Communiste. "
- Cellules d’entreprises :
" Nos statuts disent que la cellule est la base fondamentale d’organisation du Parti – en premier lieu la cellule d’entreprise.
" Pourquoi ? Parce que la structure du Parti doit être adaptée aux conditions et aux objectifs de son action.
" Notre Parti, c’est le Parti de la classe ouvrière.
" Sans la cellule d’entreprise, notre Parti ne peut en général jouer correctement son rôle. Et dans la lutte pour la paix, sans la cellule d’entreprise, il se prive de l’élément essentiel. "
(Auguste Lecœur : Rapport du 12ème Congrès, page 13)
- Constituer une ou des cellules dans chaque entreprise (usine, puits de mines, ateliers, bureaux, magasins , entreprises agricoles), tel doit être le souci permanent des fédérations et des sections.
- Ces dernières se doivent de bien connaître le nombre des entreprises sur leur territoire, les revendications des travailleurs qui s’y trouvent, la situation de leurs organisations (syndicats, coopératives, etc…) .
- Pas d’autre moyen pour cela qu’une liaison vivante, permanente , avec les cellules existantes dans ces entreprises et même avec les communistes isolés dans telle ou telle d’entre elles.
- Maurice Thorez à pu déclarer à ce sujet au 11ème Congrès :
" La tâche principale du comité de section, du comité fédéral, est d’aider à la bonne marche des cellules d’entreprises, surtout dans les grandes usines. "
" Avec ce qui vient d’être dit, il est naturel que le point de départ pour une cellule d’entreprise, c’est que chaque camarade soit parfaitement éclairé sur les buts que se propose le Parti dans une période donnée et soit informé des tâches politiques qui lui incombent, et que le rôle de la cellule, aidée par la section et la fédération, est de les représenter sous la forme de tâches concrètes au sein de l’usine. "
(Auguste Lecœur : Rapport au 12ème Congrès, page 19
Ainsi la cellule d’entreprise est la forme d’organisation qui permet la meilleur liaison avec la masse des travailleurs et la défense la plus efficace sur le lieu de travail et de l’exploitation.
- La cellule d’entreprise doit développer le programme du Parti, proposer ses solutions, préconiser ses formes d’action, prendre position en tant que Parti sur toutes les questions qui se posent dans l’usine.
- Les communistes doivent lutter pour les revendications ; cette lutte constitue un point de départ auquel ils ne doivent pas se limiter.
A ce propos, LENINE écrivait en Décembre 1900, dans le premier numéro de l’Iskra :
" Nous ne devons pas oublier que la lutte contre le gouvernement pour des revendications partielles, la bataille pour arracher des concessions partielles, ne sont que de petites escarmouches d’avant-poste et que la bataille décisive est à venir . "
" C’est pourquoi le rôle essentiel des cellules d’entreprise est de mener en partant des raisons politiques. "
" Sur cette base, rassembler les travailleurs, réaliser leur unité d’action contre le gouvernement, contre le fascisme et la guerre, éclairer les perspectives de lutte des ouvriers, non pas avec au bout une augmentation de salaire, mais la lutte pour la suppression du capitalisme, la lutte pour le socialisme ."
(Auguste Lecœur : Rapport au 12ème Congrès , page 16) ;
Pour coordonner le travail dans les entreprises où il y a plusieurs cellules, on constitue un comité de Parti, composé d’un représentant élu de chaque cellule, et dont la secrétaire est élu par l’Assemblée Générale de toutes les cellules en liaison et sous la responsabilité du comité de section ;
Le comité du Parti n’a pas de trésorerie et ne constitue en aucun cas un écran entre les cellules et le comité de section, dont les directives sont adressées en même temps au secrétaire du comité du Parti et aux directions de cellules.
- Cellules de maison, de rue, de quartier ou locales.
Elles groupent sur la base du lieu de l’habitations les adhérents ne pouvant militer dans les cellules d’entreprise( ménagères, commerçants, professions libérales, travailleurs isolés, etc…) .
Rappelons q’un communiste ne peut appartenir qu’a une cellule. Cela ne signifie pas que les camarades d’entreprise ne doivent pas participer à l’activité locale du Parti où ils habitent. Ils ont au contraire le devoir d’y participer en liaison avec la section intéressée. Exemple : activité dans les organisations qui fonctionnement sur la base locale, prisonniers, déportés, anciens combattants, comité de défense des intérêts du quartier, etc…)
- Fonctionnement de la cellule :
La plus haute instance de la cellule est l’assemblée générale de ses membres.
Elle est responsable de son activité devant la section.
L’assemblée de la cellule élit un bureau et son secrétaire, le bureau doit faire des comptes rendus périodiques d’activité de la cellule.
L’article 14 des Statuts précise ainsi ses attributions :
" Ce bureau dirige le travail de la cellule et le répartit entre les membres. Le bureau de la cellule est responsable devant la cellule. Il est révocable à tous moments par la cellule. "
La réunion de cellule :
Bornons-nous à énumérer succinctement quelques-unes des conditions indispensables pour avoir de bonnes réunions de cellules avec la présence maximum des adhérents :
- Convocation écrite mentionnant l’ordre du jour de la réunion ;
- Contrôle régulier des présences en prenant soin de s’informer des raisons motivants l’absence de certains camarades.
- Convaincre les adhérents qu’assister à leur réunion est une tâche politique ;
- Répartition des tâches entre le plus grand nombres de camarades en tenant compte des préférences et des capacités de chacun ;
- Choix judicieux du lieu, du jour et de l’heure des réunions ;
- Réunion commençant à l’heure exacte ;
- Réunion courtes (une heure ou une heure et demie au plus)
- Discussion démocratique, chaque camarade ayant le droit et le devoir de donner son opinion sur le sujet débattu (les décisions sont prises à la majorité, mais applicables par l’ensemble de la cellule, y compris éventuellement ceux qui avaient une position différente).
Le contenu de la réunion de cellule ;
La réunion de la cellule est une tâche d’une importance très grande pour le fonctionnement de tout le Parti ; il fait donc y apporter une grande attention ; il faut en premier lieu qu’elle soit bien préparée et qu’ensuite elle intéresse tous les communistes sans exception aucune. C’est à la réunion de cellule que les camarades doivent trouver au cours d’une large discussion les solutions qui vont leur permettre d’aller de l’avant dans leur travail, tout en discernant mieux les perspectives de la lutte.
C’est dans la réunion de cellule, fonctionnant dans ces conditions et pratiquant le contrôle des tâches, que se formeront des cadres révolutionnaires qui permettront de faire échouer les provocation policières fascistes en démasquant l’ennemi qui aurait pu s’infiltrer dans nos rangs.
Pour être intéressante et efficace, la réunion de cellule doit donc comporter :
- la vérification de l’excution des décisions prises ;
- la discussion politique des questions actuelles, cette discussion devant aboutir à des décisions pratiques de travail dont l’exécution est répartie parmi les adhérents.
IV
LE PROBLEME DES CADRES ET LEUR PROMOTION.
Une juste ligne politique ne peut être efficace que si elle est appliquée. Il est donc nécessaire d’avoir des hommes et des femmes capables de bien comprendre cette ligne politique, de l’expliquer et d’en diriger la mise en pratique. Ces hommes et ces femmes surgissent de la masse des adhérents et sont portés à des responsabilités dans le Parti ou dans les mouvements dans lesquels ils militent et ont la confiance des adhérents. Ces hommes et ces femmes forment les cadres du Parti.
La présence de véritables cadres à tous les postes responsables est plus jamais décisive, car :
- les progrès du socialisme et la démocratie accroissent la hargne de la réaction, qui voit ses positions entamées et menacées. Aussi la lutte entre les forces démocratiques et impérialistes devient plus acharnée, plus aiguë ;
- des masses de plus en plus grandes ont conscience des dangers que l’ impérialisme américain fait peser sur elles. Ces masses se mettent en mouvement pour des raisons diverses (défense de la paix, du pain, lutte contre le chômage, la ruine économique, etc…)
C’est du Parti, de ses militants de ses cadres que dépend l’issue du combat pour l’indépendance nationale. Les tâches du Parti, plus lourdes, plus complexes que celles d’ autrefois, exigent pour les résoudre, des véritables cadres, en plus grand nombres.
La montée démocratique des cadres intéresse tout le Parti, tout ses militants, de la base au sommet. La première condition pour faire monter les membres du Parti aux postes responsables, c’est d’être convaincu que le Parti possède en son sein tous les militants ayant les qualités nécessaires pour être des dirigeants.
" Les cadres existent …Le problème n’est pas de les inventer, mais de savoir les découvrir, les former et les faire monter hardiment ."
- LES QUALITES D’UN MILITANT RESPONSABLE.
Notre politique de montée des cadres doit être basée sur les qualités exigées de tous temps des cadres communistes :
- Dévouement et fidélité au Parti ; à la classe ouvrière et à la Nation, vérifiés dans les actes et les luttes ;
- Liaison avec les masses ;
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- " Il faut à notre Parti, à tous les échelons, des dirigeants populaires, connaissant les revendications, les préoccupations et les aspirations des masses. Des hommes et des femmes connus, estimés et écoutés d’elles. "
- Capacité de s’orienter rapidement et de prendre soi-même une décision dans toutes les situations, c’est-à-dire esprit d’initiative et de responsabilité.
- Fermeté politique, c’est à dire le courage nécessaire pour mener le combat politique pour le triomphe de la ligne du Parti et un esprit intransigeance à l’égard de toutes les déviations de la politique du Parti.
- COMMENT CHOISIR LES REPSONSABLES ?
Nombreux sont les camarades susceptibles de devenir des militants solides. Les organisations de base du Parti sont une magnifique réserve d’hommes et de femmes capables de diriger la lutte du peuple (l’activité des communistes pour la défense des revendications des diverses couches sociales, leur présence et leur courage à la tête des masses le démontrent…) .
C’est l’attitude des militants dans la lutte sous ses formes diverses, qui permet de juger les meilleurs, d’assurer leur promotion, de vérifier leur valeur réelle de façon permanente.
La conception communiste de la montée des cadres exige donc que l’on ne s’inquiète pas seulement de la montée des militants ayant déjà des responsabilités, mais aussi des simples adhérents, afin de rechercher, parmi eux, ceux qui se révèlent, dans la lutte quotidienne, comme étant aptes à diriger l’action des masses.
Pour découvrir ces hommes et ces femmes, pour les placer au poste, où ils peuvent le mieux servir le Parti :
" …il faut connaître les hommes dans la vie, avec leurs qualités et leurs défauts…, leurs difficultés familiales ou autres, leurs aptitudes et leurs goûts. "
On peut ainsi savoir sur lesquels on s’appuiera pour réaliser telle ou telle tâche, et la promotion des cadres du Parti se fera d’une façon intelligente et humaine.
- Pour découvrir de nouveaux militants capables, le meilleur moyen est le contrôle du travail de chacun. Le militant capable est celui qui réalise .
" Contrôler les militants, c’est les contrôler, non d’après leurs promesses et leurs déclarations, mais d’après les résultats de leur travail. Vérifier l’exécution des tâches, c’est vérifier non seulement dans les bureaux, d’après des comptes rendus, mais avant tout, sur place, d’après les résultas effectifs de l’exécution. "
(Staline : Pour une formation bolchévik.)
Ce contrôle des militants doit se faire par en haut, c’est-à-dire par les responsables à l’organisme supérieur, mais aussi par en bas, par la masse des adhérents qui connaissent les militants, les voient à l’œuvre, ont le devoir de les contrôler et d’élire les meilleurs aux postes responsables qui conviennent le mieux à leurs capacités particulières.
Dans le choix des responsables, il est particulièrement important de faire confiance aux femmes et aux jeunes, qui représentent l’avenir du Parti et qui acquerront dans la vie l’expérience qui peut leur manquer au début. Cela exige que soit mis un terme à l’état d’esprit réactionnaire de certains militants qui sous-estiment le rôle et les capacités des femmes et des jeunes.
"Nous devons tendre à fusionner les jeunes et les vieux cadres pour le plus grand bien du Parti et du pays. "
(Maurice Thorez)
- Pour facilité l’accès des meilleurs aux postes responsables.
Par exemple à la direction de la cellule ou au comité de section, il faut écarter démocratiquement au cas où ils s’y trouveraient d’une part, ceux qui se croyant supérieurs à tous les autres, veulent tout faire et découragent les bonnes volontés ; d’autres part, les bavards, c’est-à-dire, ceux qui font de longs et brillants discours mais ne réalisent pas dans la pratique la politique du Parti.
- Pour la formation idéologique et politique de chaque militant.
La base d’éducation idéologique et politique, c’est l’étude du marxisme-léninisme, lié à la lutte de chaque jour. Toute l’activité du Parti est construite sur les fondements rigoureusement scientifiques du marxisme-léninisme. LENINE rappelait sans cesse :
" Sans une théorie claire et exacte, il ne peut y avoir de pratique exacte. "
- L’étude personnelle constitue le moyen essentiel pour armer le communiste de la théorie révolutionnaire.
A ce sujet Auguste Lecœur, secrétaire du Parti, a pu dire :
" L’étude individuelle constitue la principale méthode permettant d’élever le niveau idéologique et la masse des adhérents…
" …l’étude individuelle de masse peut seule donner à tous l’aptitude à une pratique exacte . "
En application des décisions du Comité Central d’Ivry (septembre 1951), les étudiants individuels, aidés par les conseillers d’étude, enrichiront leurs connaissances par l’étude des " Œuvres " de Maurice Thorez avec le " Fils du Peuple " comme fil conducteur :
" Fils du Peuple et les " Œuvres " de Maurice Thorez représentant d’un coup l’expérience de trente années de luttes de la classe ouvrière et du peuple de France …c’est la théorie du marxisme-léninisme adaptée aux conditions spécifiquement françaises de la lutte pour le socialisme. "
(Auguste Lecoeur )
- il est bien entendu que l’étude individuelle des " Œuvres " de Maurice Thorez doit inciter chaque communiste à se reporter sans cesse aux textes fondamentaux de Marx, Engels, Lénine et Staline, et notamment à l’œuvre géniale de Staline qui expose et généralise l’expérience gigantesque du Parti Communiste de l’Union Soviétique : L’Histoire du Parti Communiste Bolchévik de l’U.R.S.S.
- Les responsables du Parti doivent avoir le souci permanent de rechercher les hommes et les femmes qui, se révélant dans la lutte, viendront développer leurs connaissances théoriques et politiques dans les écoles du Parti :
" Il va de soi que l’étude individuelle de tous les communistes aura son prolongement d’une part, dans la formation théoriques plus poussée des cadres à tous les échelons, c’est-à-dire que, loin de supprimer les écoles de sections, fédérales ou centrales, nous les développerons, d’autres part, l’élévation idéologique des larges masses, en premier lieu, de la classe ouvrière. "
(François Billoux)
- Dans ce sens, les conférences éducatives de masse participent à la réalisation de ce double objectif.
Elles facilitent la compréhension de tel ou tel problème politique en contribuant au travail général d’éducation.
Avec les conférences éducatives, les journées d’études organisées sur des problèmes particuliers représentent aussi une valeur incontestable pour la formation idéologique des militants du Parti.
Ainsi, en apprenant sans cesse, tout au long de sa vie, le communiste s’arme pour la lutte.
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Pour chaque camarade qui assure une responsabilité à quelques échelon que ce soit, signalons quelques défaut redoutables :
- la tendance à vouloir tout exécuter et à tout résoudre soi-même, alors que le rôle du militant responsable est d’entraîner les autres au travail en les aident et en les conseillant ;
- le train-train routinier, la quiétude, l’insouciance, qui empêchent de voir le sérieux et l’évolution des situations et prendre, en conséquence, les mesures indispensables ;
- la bureaucratie qui noie le travail le plus simple sous un fatras inextricable de détails, de paperasses et de difficultés d’exécution et remplace par des lettres les cinq minutes de conversation qui régleraient la situation ;
- la lenteur qui freine le travail et empêche la réalisation des décisions du Parti
Dans sa politique des cadres, le Parti s’inspire toujours de cette riche pensée de STALINE :
" Il faut enfin comprendre que de tous les capitaux précieux existant dans le monde, le plus précieux et le plus décisif, ce sont les hommes, les cadres. "
(L’homme, le capital le plus précieux.)
CONCLUSION
Notre Parti, parti d’un type nouveau, a formé et forme des hommes d’un type nouveau : " L’homme communiste " à été magistralement défini dans le magnifique article de Jacques Duclos, paru en France occupée dans les " Cahiers du Communisme " (premier trimestre 1944)
" C’est l’honneur de notre Parti d’avoir formé des hommes devant qui l’on est obligé de s’incliner, des hommes dont est obligé de reconnaître l’abnégation et le courage. Les hommes qui sont venus prendre place dans les rangs de notre Parti, qu’ils soient ouvriers, paysans ou intellectuels, ont vécu et vivent dans une ambiance d’honnêteté politique, de courage, d’action et d’émulation fraternelle qui les marque de son empreinte… "
" …notre Parti, qui demande à ses membres de savoir prendre leurs responsabilités dans le développement et la conduite de l’action, doit faire de ses militants, non des robots, mais des hommes plein d’initiative, comprenant qu’il est préférable de se tromper en agissant que " de ne pas se tromper " en regardant se dérouler passivement les évènements. "
BROCHURES A LIRE APRES L’ECOLE
Staline : Les principes du léninisme, chap. VII,par.1,2,3,5,6.
Pour une formation Bolchévik, par. 3,,5,6,7.
Marx et Engels : Le manifeste du Parti Communiste, chap. II
Cahiers du Communisme, juillet 1948 : la résolution du Bureau d’Information, points 4,5,6,7.
BIBLIOGRAPHIE
Histoire du Parti Communiste (b) de l’U.R.S.S. : chap.I,par.2 et 4, chap. II par.2 et 3
Maurice Thorez : " Fils du Peuple " et " Œuvres ".
Rapport au 12ème Congrès, page 87 à 95.
Auguste Lecoeur : Rapport au 12ème Congrès.
Conférence Educative : le travail du Parti au Entreprises.
Théodore Vial : la réunion de cellule, école de lutte et d’éducation communiste,
Article paru dans les Cahiers du Communisme, N°1 – 1951
QUESTIONNAIRE
I Pourquoi et dans quelles conditions est né le Parti Communiste Français ?
II Pourquoi le Parti Communiste est-il l’avant-garde et le guide de la classe ouvrière ?
III Pourquoi le Parti Communiste est-il à la fois un Parti de classe et un Parti National ?
IV Rappelez les étapes essentielles de la politique nationale du Parti.
V Qui peut adhérer au Parti ?
VI Quel est le rôle et le fonctionnement de la cellule ?
VII Qu’est-ce que le centralisme démocratique ?
VIII Que doit être un bon militant communiste ?
Notes du CDRM
* les termes soulignés étaient en caractères gras dans l’éditions papier, par ailleurs les photos et leurs légendes ne sont pas reproduites dans cette édition numérisé.
** Nous ne disposons pas pour l’instant des cours N° 1 et 2 de cette série.
*** Staline : Pour une formation bolchevik (disponible sur notre site)
**** L'édition de 1947 indique 1er Congrès)