Paria ( Le )
Tribune des populations des colonies.
Le n° 1 parait le 1 avril 1922 dans un format de 45 cm.
Il est fondé par des communistes originaires des colonies françaises de l ‘ époque, le plus connu d ‘ entre - eux est Nguyen Ai Quoc ( futur Ho - Chi - Minh ).
L ‘ administration du journal est alors située au 16 rue Jacques Caillot, dans le IVeme Arrondissement de Paris.
Ce périodique est publié en langue française, néanmoins le titre est répété en arabe et vietnamien sur le côté.
Hormis Ho Chi - Minh ( qui outre des textes y publie des dessins et des photos ), l ‘ on y trouve des articles de: Jean Balaimongo, M Stéphany, Louis Moreau ( avocat et sous - inspecteur des écoles à Port au Prince, Haïti ), Marcel Sanoussy, Max Clainville Balcourt , Hadj Bicot, Jean Paul Monteil, Ahmed Laghouati, Pham - Van - Truong ( avocat à la cour ), A Raffalovitch, Marcel Cachin, R Louzon, Ch André Julien, André Berthon ( député communiste ), Seinghor .
Comme on peut le constater la rédaction était principalement composé de Malgaches, Vietnamiens, Algériens, la plupart des membres du journal étaient : Avocats, Médecins, commerçants ou étudiants.
Tarriani en est l ‘ administrateur général, Léopold Mesnard occupera la responsabilité de gérant à partir du N° 20 de novembre 1923.
L ‘ imprimeur en est Georges Dangon de la " Imprimerie Française, Maison J Dangon, rue Montmartre à Paris " .
Jusque la " Le Paria " était imprimé par : " L ‘ Emancipatrice, imprimerie coopérative ", situé rue de Ponduycherry.
En réalité le principal animateur en est Ho Chi Minh, qui assume concrètement la plupart des taches: Directeur, Rédacteur en Chef, Correcteur, Comptable, Agent de Liaison.
La vente en kiosque du début ne donna pas les résultats escomptés, entre autres en raison de la surveillance exercée par la police française sur les travailleurs originaires des colonies de l ‘ époques.
Ho Chi - Minh, se rendit alors dans les meetings, ou il offrit gratuitement le journal en demandant, depuis la tribune aux personnes présentes de versé à une souscription.
Dès le début il sera interdit d ‘ introduire le journal dans les colonies françaises, mais il est transporté clandestinement, dans les colonies, notamment par des matelots sympathisants du " Paria ".
A partir du N° 21 de décembre 1923, il prend le sous - titre de : " Tribune du prolétariat colonial ".
En 1924, le journal ne dépasse pas 2.000 abonnés.
Les numéros de septembre et octobre 1925, publié sur 4 pages porte la mention : " Organe des peuples opprimés des colonies ", puis en avril 1926, avec le N° 38, il devient l ‘ organe de : " L ‘ Union Intercoloniale ".
Le numéro d ‘ avril 1926 est le dernier publié.
Patriote ( L ‘ )
Organe Lyonnais du Front National de Lutte pour la Libération de la France ( zone Sud ).
Périodique communiste. Publié à partir du 1er janvier 1943.
Ce périodique est multigraphié. Les autres numéros sont de mai, juillet et d ‘ août 1944;
Certains des numéros paraissent sous le titre de " Patriote Lyonnais ".
Le Front National était co-présidé par Justin Godart et le savant Frédéric Joliot - Curie.
Un encart dans le bandeau comporte la mention :
" L ‘ action, l ‘ action seule libérera la patrie du joug étranger ( le général de Gaulle ) ".
Le 8 Septembre 1944 parait le premier numéro qui ne soit pas clandestin, le N° 2 indique que le siège est au 10 rue Bellecordière ( Lyon, Rhône ) et qu ‘ il est imprimé par " L ‘ Imprimerie Delaroche et Cie, au 26 rue de la même rue, et dont le gérant est R Rouvet.
Les articles du début du mois de Mai, sont significatifs de l ‘ orientation communiste de ce périodique, durant la période de l ‘ occupation.
A coté des articles concernant les divers front:
URSS avec la prise de Sébastopol, Italie avec les troupes françaises qui se battent sur la ligne " Gustave ", la Corse avec un articles sur François Vittori ( médaillé de Guerre ).
Sur le plan local les articles concernent: un " Appel à la lutte " des lyonnais et des comptes - rendus des actions de la résistance à Givors, Oullins Villefranche - sur Saône ( Rhône ) et Vienne ( Isère ), la tuerie de Voiron ( Isère ), le refus du recensement militaire des jeunes de la classe 45.
Le 2 Novembre 1944, le sous - titre change et il devient " Quotidien Lyonnais du Front National ".
Le journal se plaint régulièrement, pendant cette période du rationnement du papier et protestera à de nombreuses reprises. Le format variera.
Il disparaît le 29 Juin avec le N° 208.
Le titre est maintenu jusqu ‘ au 10 Décembre 1944 pour une édition publiée à Saint Etienne ( Loire ).
Il fusionne avec " La République de Lyon " et " Les Allobroges ".
Lors de sa disparition le 10 Décembre 1958, le tirage est alors de 37.000 exemplaires et est dirigé par Madeleine Braun.
Patriote Bergusien ( Le )
Organe du Front National ( communiste ),publié sur une pages ( pas de verso ) de 26,5 x 21.
Le N°1 parait le 24 Août 1944 à l ‘ occasion de la libération de Bourgoin - Jallieu ( Isère ) par les F.F.I. ( Forces Françaises Intérieures ).
Le lendemain parait le deuxième et dernier numéro conservé.
Les rédacteurs se plaignant que les " places d ‘ honneurs " soient prises par des " faux résistants ".
Patriote de Cotes d ‘ Azur ( Le )
Fondé en 1944 par le Parti Communiste Français.
Publié à Nice ( Alpes - Maritimes ).
Le directeur en sera Louis Macagno, avant qu ‘ il soit fusillé par les allemands.
Virgile Barel en assumera également la direction.
Charles Caressa, assure la direction du périodique communiste de la Cote - d ‘ Azur.
De périodicité quotidienne, il le restera jusqu ‘ en 1967, date à laquelle il devient hebdomadaire et n ‘ est plus vendu qu ‘ avec " L ‘ Humanité Dimanche ".
De nombreux peintres et écrivains: André Villers, Louis Nucera ( à la rubrique sportive ), Moretti , Max Gallo ( vers 1970 ) participeront à ce périodique au cours de sont histoire et encore actuellement , avec bien sur l ‘ incontournable Pablo Picasso qui réalise souvent des " une ", et soutiendra souvent le journal.
Comme l ‘ ensemble des périodiques communistes régionaux, il s ‘ implique souvent dans les luttes syndicales et politiques ( notamment avec la guerre d ‘ Indochine, puis d ‘ Algérie ).
Patriote Français ( Le )
Une première tentative de le publier fut faite, par Brissot de Warville, le 7 Mai 1789, mais le Conseil du Roi l ‘ interdit dans ses arrêter des 6 et 7 Mai 1789;
Brissot de Warville, devra demander aux souscripteurs de venir retirer l ‘ argent qu ‘ils avaient versé chez l ‘ éditeur qui était Buisson.
Le texte était composé d ‘ une " Lettre de Versailles ", en date du 6 Mai au Soir " , dans laquelle il faisait la critique de la Cour, des Ministres et du Roi lors de l ‘ ouverture des Etats - Généraux.
Il y prônait le " droit du tiers état ", la liberté de la presse et l ‘ Abolition des privilèges exclusifs, mais également il y écrivait sa certitude de la victoire et de l ‘ influence de l ‘ opinion publique.
Brissot de Warville, fait reparaître son quotidien à partir du 28 Juillet 1789, 1.388 numéros seront publiés entre le 28 Juillet et le 2 Juin 1793, dans un format de 16,5 x 21 cm.
IL est édité sur 4 pages de 2 colonnes, mais des " suppléments paginés 5 et 6 seront occasionnellement publié.
Les principales rubriques sont " Versailles " , " Assemblée Nationale ", qui est publié sous forme de résumé méthodique, mais également de " Hôtel de Ville ", " Comité de Recherches " et également " des compte rendus d ‘ ouvrages " ou des " annonces de livres nouveaux ".
Brissot de Warville est pour une simplicité du style journalistique et pour des textes emprunt de gravité, et s ‘oppose aux " phrasiers " de l ‘ Assemblée Nationale.
IL considère que son périodique doit servir à l ‘ instruction, et à la propagation des idées et des principes des lumières .
Il veut également que son journal soit un contre pouvoir des représentants, il y discute, avant même que l ‘ Assemblée Nationale en est discuté , sur les principales questions financières, politiques et social.
Et prône la souveraineté de la nation, la " sanction du peuple ", ratification de la nouvelle constitution par l ‘ ensemble des provinces.
Avec sa volonté de vouloir imposé des " Municipalités libres et électives ", il veut une démocratie directe, alors que les jacobins prônent une plus grande centralisation.
Il dénoncera le " Complot du Parti de Versailles ", qui cherche à divisé l ‘ assemblée, dès Septembre 1789.
En Novembre de la même année il attaquera dans le même esprit le " Parti des ci - devant privilégié ".
Il pense que la révolution devait se faire dans l ‘ enthousiasme, mais qu ‘ avec la victoire doit faire place au calme et aux sang-froid basé sur une constitution solide.
Il à une position ambiguë que la presse, défenseur de la liberté de la presse, il approuvera les arrestations de ceux qui écrivent des articles jugés " incendiaires ", il fera de même avec la loi sur le colportage.
Paysan Révolté ( Le )
Organe révolutionnaire .
Périodique bi - mensuel de tendance anarchiste.
Publié à Saint Pierre les Martigues ( Bouches du Rhône ).
Les seuls numéros connus sont cités par Jean Mettrons dans " L ‘ Anarchie en France ".
IL s ‘ agit des N° 2 du 1er Septembre 1882 et du N° 3 du 15 Septembre de la même année.
Peaceful Révolutionist ( The )
Créer et dirigé par Joseph Warren à Cincinnati ( USA ) en 1833.
IL est le premier journal anarchiste du monde.
De périodicité hebdomadaire, il est publié sur 4 pages.
Pensiero e Volonsa
Périodique de tendance anarchiste dirigée par Malatesa auxquels participera également: Fabbri, Calor Frigerio et Carlo Molash.
Celle cesse de paraître en 1926.
Père Duchesne ( Le )
un premier numéro parait le 6 Septembre 1790, il s ‘ agit d ‘un tri hebdomadaire dont l ‘ imprimeur fut dans un premier temps Tremblay, sur 8 pages, il paraîtra de nombreux numéros, mais le " Père Duchesne " ne sera numéroté qu ‘ a partir de Janvier 1791.
Il faudra attendre le numéro 131 pour qu ‘ il porte la signature d Hebert.
Après la journée du 10 Août et celle du 31 Mai, le père duchesne, sera fréquemment envoyée aux troupes de la révolution et aux départements des principes par les autorités, l ‘ imprimerie du journal ne suffisant pas pour les tirages aussi important, il sera reproduit dans diverses imprimeries gouvernementales, dont en autres " L ‘ Imprimerie de la République ".
L ‘on ne connaît pas les tirages, ni la diffusion du périodique, car non seulement la quantité des exemplaires édité par Hébert ne nous est pas parvenue, mais la reproduction par le pouvoir de nombreux numéros rend impossible toutes estimations.
Il est certains qu ‘ il eut une très importante influence, certains numéros était revendu par leurs détenteurs.
Ce qui entraîneront soit des plagiat, soit des " repiquages " de la part de personnes dont le seul but était de profiter de son succès sinon pour s ‘ enrichir du moins en profiter matériellement.
Le genre adopté par Hébert choquera beaucoup de personnes, y compris certains historiens, mais tous reconnaissent à Hebert du talent et du style.
Le style était à la fois cynique et vulgaire, il était ( comme Lemaire ) destiné à mieux se faire comprendre du " Peuple ", il mettait en scène ses personnages avec une verve qui lui était propre.
Aux cotés du père duchesne l ‘ on retrouvent d ‘ autres personnages, avec lequel il argumente : Jacqueline ( Femme du Père Duchesne ), Jean Bart, La Pique ( un général ), Compère Mathieu, le terrible sapeur Rocher.
A l ‘ époque, l ‘ on trouve le père duchesne dans tous les milieux et toutes les obédiences politiques.
Les girondins eux - même se rendaient à leur place à l ‘ Assemblée en le lisant, ils " sans - culotiser " ( l ‘ expression est Hébert ).
Il publiera un " Almanach du Père Duchesne ou Calendrier des bons citoyens... " fin Décembre 1790, imprimé par Tremblay, en plus de la chronique des événements de l ‘ année précédente, l ‘ on y trouve un recueil de pièces en vers, chansons, mais également des détails de la Fédération.
Pendant la parution du " Père Duchesne ", il publiera un autre journal intitulé " Journal du Soir ".
Sur la vignette qui orne le périodique l ‘ on peut voir à partir du N° 13 de 1791 un abbé agenouillé, qui devait symboliser l ‘ Abbé Maury, qu ‘ Hébert prend pour cible au printemps de 1790.
En 1790, le " Père Duchesne " est décrit comme un catholique pratiquant ( l ‘ on précise même qu ‘ il à un oncle catholique ), fidèle au Roi, tout en étant partisan du divorce et de la tolérance.
Mais le trait de caractère qui dominera le " Père Duchesne " est celui d ‘ un patriote fervent.
Le terme patriote doit être considéré dans son acception de l ‘ époque.
Partisan de Mirabeau et de Danton, il s ‘oriente rapidement dans des attaques virulentes contres les aristocrates, puis suite à la fuite du Roi et son arrestation à Varennes, la famille royale et le pape devienne ces cibles privilégiées.
Il appellera de ces vœux un Gouvernement fort défendant le faible, la réduction des inégalités entres les classes possédantes et la masse du peuple.
Patriotique, il hait à la fois les Anglais, les Allemands et ceux qui en France même soutien le " Parti de l ‘ Etranger ".
Il sera de ceux qui demanderont le plus ardemment le jugement et la condamnation du Roi et de Marie - Antoinette.
Concernant le procès du Roi il écrit avant même le jugement:
" ...Bonjour, bonne œuvre ou le bouquet de Louis le Traître, ci _ devant Roi des Français, Grand jugement du Père Duchesne qui condamne le scélérat à être raccourci avec l ‘ infâme Antoinette et toutes les bêtes féroces de la ménagerie pour avoir voulu mettre la France à feu et à sang et pour égorger les citoyens ".
Peut après la mort de Marie - Antoinette, il écrit:
" ...La plus grande joie de toutes les joies du père duchesne d ‘ avoir vu, de ses propres yeux, la tête du veto femelle ( monsieur Veto, était l ‘ un des surnoms de Louis XVI ) séparée de son tronc ".
Au total près de 380 numéros seront publié.
Père Duchene ( Le )
Fondé le 6 Mars 1871.
La première idée de publier ce périodique furent de Vuillaume ( ancien élève des mines ) et Humbert, rejoint quelques jours plus tard par Vermesch était de publié un journal mural.
Il ne disposait pas des 500 francs de cautionnement nécessaire pour fondé un journal à l ‘ époque.
Mais Rodolphe Simon et Auboin deux vendeurs de journaux ( ils achetaient en gros, puis les revendaient moyennant ristourne, pratiques, fréquentes à l ‘ époque ), les contactèrent et firent l ‘ avance du cautionnement les bénéfices de la vente du journal ( divisé en cinq, trois pour les journalistes, deux pour les vendeurs ) rapporterons à Rodolphe Simon et Auboin la somme de 10.000 francs.
Frédéric Remagay, dessinateur - graveur, qui fondera en 1873 " Paris à l ‘ Eau - Forte " à créer la vignette qui ornera le journal, Vuillaume expliquera la décision d ‘ une vignette originale et non d ‘ une reprise de celle d ’ Hébert en ses termes:
"Ce serait copier trop sérieusement l ‘ aïeul " ( Hébert, qui publiera son " Père Duchesne " de 1790 à 1793, voir notice précédente ).
La publicité du lancement du périodique sera faite par des papillons rouges.
Le premier tirage du N° 1 de 30.000 exemplaires, sera rapidement épuisé et l ‘ on devra retirer encore 25.000 exemplaires, soit pour le premier numéro environ 55.000 exemplaires, il parait dans un format de 16 x 25 et est vendu au prix d ‘ un sou.
Le tirage moyen des numéros suivants sera d ‘ environ 60.000 exemplaires.
Il sera le plu lu avec le " Cri du Peuple " de Jules Vallès.
Les articles seront collectifs sauf les 3 derniers numéros.
Les articles seront anticléricaux, il prônera l ‘ instruction laïque obligatoire et gratuite, il faudra attendre la loi dite " Jules Ferry ", pour l ‘ obtenir.
Vermesch signe le premier article qui aura pour sujet " L ‘ Affaire des Loyers ", le siège fit que beaucoup de personnes n ‘ avait pu payer leurs loyers durant 3 mois. Le journal demandait l ‘ annulation de la dette, position partagé par le plus grand nombres ( sauf les riches propriétaire d ‘ appartements ou de boutiques ).
L ‘on peut lire dans cet article :
" Ce n ‘est pas assez d ‘ avoir supporter la faim, d ‘ avoir versé son sang, d ‘ avoir bu sa honte: il nous reste trois termes à payer. Depuis plus de trois mois nous ne faisons rien, nous ne vendons rien; avec quoi paierons - nous les trois termes ?
Nous ne les paierons pas !
Les marchands d ‘ argent auront beau faire: c ‘ est en vain que les huissiers travailleront nuit et jour, que les tribunaux condamneront depuis le lever de l ‘ aurore jusqu ‘ a nuit close, que les conseils de guerre méditerons leurs lugubres arrêts, que les bretons de Trochu et les soldats de Chanzy chargerons leurs fusils:
Nous ne paierons pas !!
On ne tire pas de l ‘ huile d ‘ un mur, on ne fera point sortir des caisses vides de la France ruiné les quartes milliards de loyers dont se gorge annuellement le parasitisme du capital !
NOUS NE PAYERONS PAS !!! ".
Le siège fut établi dans une boutique de la rue du Croissant ( Paris ). Le gérant en était Léon Sornet ( blanquiste, attaché au ministère de la Justice durant la Commune, ancien gérant de la " Misère " ).
Le journal sera suspendu par le Général Vinoy le 11 Mars 1871, en même temps que:
" Le Cri du Peuple " de Jules Vallès,
" Le Vengeur " de Félix Pyat,
" Le Mot d ‘ Ordre " de Rochefort, " " La Bouche de Fer " de Paschal Grousset,
et " La Caricature " de Pilotell.
Alors que le N° 5 était près à être publier.
Vermersch et Humbert partent pour Lyon ( Rhône ) afin d ‘ essayer d ‘ y continuer la publication du journal, et de faire paraître le N° 6.
Mais à la proclamation de la Commune le 18 Mars 1871, il revienne en hâte à Paris.
Le N°° 6 parait le Mardi 21 Mars 1871.
Dans un article, il demande que l ‘ exploitation des ateliers abandonné par leurs propriétaires soit confié à ceux qui y travail, le décret de la Commune du 16 Avril confiera, l ‘ exploitation de ces ateliers à : " l ‘ Association Coopérative des Travailleurs "
Le " Père Duchene " est en désaccord avec Proudhon suer la conception de l ‘ art, Proudhon affirme que " l ‘ art doit avoir pour but de moraliser les patriotes ", alors que le " Père Duchene " écrit : " pas de liberté, pas d ‘ art " et " qu ‘une œuvre d ‘art est morale quand elle est bien faite ".
Sur le plan politique cette fois, il prend clairement position pour la création du " Comité de Salut Public ", mais ne se retrouve pas entièrement dans la conception qui est donner à celui qui est créer.
Il apportera son soutien à Roussel ( polytechnicien, chef d ‘ états - major de Cluserel, ministre de la guerre de la Commune entre le 1 et le 16 Mai ) contre Cluserel.
Le journal fera également paraître des documents dont le " discourt de Beslay pour l ‘ ouverture de la première séance du Conseil de la Commune ", "la Déclaration au Peuple Français " et " L ‘ Appel aux Travailleurs des campagnes ".
Le " Père Duchene " décide de fondé un bataillon portant le nom de " Bataillon des Enfants du Père Duchene ", l ‘ annonce de sa création parait dans le N° 47.
Le périodique " La Sociale " fera largement écho de la création du bataillon dans on N° 33 ( Vuillaume en est l ‘ un des rédacteurs, le " Père Duchene " n ‘ a donc aucun mal à qualifié " La Sociale " de : " journal Bougrement patriotique et un coûtant qu ‘ un sou ".
Il rééditera également le " Père Duchene " en volumes de 10 numéros.
Le " Père Duchene " recevra de nombreuses lettres qui seront publier en 1934 par le " Bureau d ‘ Edition " sous le titre :
" Lettres au " Père Duchene " pendant la Commune de Paris ".
Père Duchene ( Le )
Parait à partir du mois d ‘ Avril 1942, il porte en sous - titre la mention " Haine aux Tyrans ! La Liberté ou la Mort ! " et l ‘ indication " 151 eme années ", faisant référence au périodique du même titre d ‘ Hébert.
IL est imprimé sur 4 pages dans un format de 21 x 27 cm, sur 2 ou 3 colonnes.
D ‘autres numéros seront publier : N° 2 en Mai et N° 3 en Septembre 1942, et un autre numéro en Septembre 1943.
Il est édité par l ‘ équipe du journal " Franc - Tireur ", les principaux rédacteurs en sont Yves Farges, Georges Altman, Noël Clavier et Elie Péju.
IL est par ailleurs imprimé chez Jhuan et Besseyn rue Chalopin à Lyon ( Rhône ).
Dans le 1er numéro l ‘ on y trouve un article qui explique la raison de la sorti de cette publication:
" Ce journal est fait pour crier, pour crier la rage, le dégoût et la honte des français . La rage d ‘ être affamés et pillé après avoir été vendus. Le dégoût envers les traîtres. La honte d ‘ être esclave...
Prête nous ta voix populaire et furieuse, Père Duchene de la Révolution, rappelle - nous tes injures et tes imprécations ! Nous n ‘ en aurons jamais assez contre le tyran des peuples, ses hordes, ses suppôts, fusilleurs et bourreaux ...
Chaque jour il était " Bougrement en colère le Père Duchene "
C ‘ est pourquoi il doit renaître aujourd’hui, car la France a besoin d ‘ être bougrement en colère.
Elle commence, Elle n ‘ est pas encore assez. Douleur et fureur. Est - ce que ça va continu longtemps ainsi ?
Est - ce que nous allons continuer à nous taire dans la patrie des hommes libres ?..." .
Il cesse de paraitre en 1943.
Père Fouettard ( Le )
Publié à la mi - Avril 1871, dans un format de 16 x 25 sur 8 pages.
Il est publié dans le même ton que le " Père Duchene " de Vuillaume.
Il porte en légende la mention " La République ou la Trique ".
Comme le " Père Duchene ", ce périodique à une vignette le représentant. Elle montre un homme en blouse et barbu brandissant un fouet de chaque main au - dessus d ‘ une bande de curés et de généraux, tous déculottés et en train de fuir.
Sa " Signature " est également une profession de foi " Le Père Fouettard, orateur, écrivain, poète et fesseur ".
Les textes sont dans le même style que celui du " Père Duchene " de Vuillaume, Humbert et Vermesch.
Il attaque Thiers qu ‘ il rebaptise " Dodolphe " et son régime " Doldophique ", l ‘ Assemblée est qu ‘en à elle devient la " Petite Vieille - Vieille " .
Mais affirme également qu ‘ il fouettera " La Commune aussi, si elle va mal ".
Seuls neufs numéros seront publiés.
Père Peinard ( Le )
Fondé par Emile Pouget ( qui créera plus tard " La Voix du Peuple, organe syndicaliste, futur organe de la C.G.T. ).
Le premier numéro est du 24 Février 1889, dans un format de 34 x 27 cm.
IL se veut dans la tradition du " Père Duchene ".
Il porte en sous - titre " reflex hebdomadaire d ‘un gniaf ", le dessin du bandeau s ‘ inspire du " Père Fouettard ".
Durant les périodes électorales, il publie des suppléments sous forme de journal - placard intitulé " Le Père Peinard au Populo ".
Les trois premiers numéros des suppléments sont tiré à 32.000 exemplaires et paraissent les 27 Janvier, 28 Juillet et 22 Septembre 1889 .
Un autre est tiré à 12.000 exemplaires le 6 Octobre 1889.
Un autre placard - Journal paraîtra le 1er Mai 1892 ( supplément au N° 163, le gérant est alors Dejoux ).
Trois autres numéros le seront en 1893 ( 16 Avril, supplément au N° 213, tiré à 24.000 exemplaires, un deuxième le 20 Août 1893 à 13.000 exemplaires et un dernier en Septembre 18893, supplément au N° 233, avec un tirage de 50.000 exemplaires).
Deux autres placards seront publiés les 18 Mars 1897 ( anniversaire de la Commune de Paris ) et le 22 Mai 1898.
Les gérants de cette série seront Siccard, puis Delate.
Dans un premier temps les bureau seront installé au 31 rue Cadet à Paris, puis au 4 bis rue d ‘ Orsel, également à Paris, le gérant en sera Dejoux.
Il cesse de paraître en France, entre 1894 ( N° 1, 2eme quinzaine de Septembre et 1896 ( N° 8, 2eme quinzaine de Janvier 1895), en effet entre Septembre 1894 et Janvier 18995, il est édité durant cet exil au : 23 KIng Edward St.Islington - London ( Londres, Angleterre ).
Durant cette période, il est imprimé dans une pagination comprise entre 12 et 28 pages, pour une périodicité bi - Mensuel.
Une deuxième série " Française " reparaît à partir du numéro des 25 Octobre - 1er Novembre 1896, elle comprend 128 numéros et suppléments, elle fait suite à " La Sociale ".
Cet exil s ‘ explique par les condamnations qui lui sont infligé entre Avril 1890 et Novembre 1892, les peines auquel il est condamner sont d ‘ un total de 10 Ans et 9 mois de prisons.
4 ans s ‘ écouleront avant qu ‘ il recommence à être publié.
Le premier numéro de cette nouvelle série est des 14 / 21 Janvier 1900.
Seuls 15 numéros seront publiés dans cette série, le dernier est des 15 / 21 Mars de la même année.
Puis après deux autres numéros Pouget devenu Imprimeur - Gérant ( en remplacement de Durey ) essaie de la relancer, mais un seul numéro est publier, ce numéro est du 16 Mars 1902.
Durant ces année ou il parait " Le Père Peinard ", éditera également des " Almanach du Père Peinard " en 1894, 1895, 1896, 1897, 1898 1899.